24.6.06

Les délires du lycée autogéré de Paris

Rapport CP 06-419

L’autogestion était le mot d’ordre de l’extrême gauche de la fin des années 60 et du début des années 70. Pourtant, depuis les expériences de Lipp, on croyait cette thématique enfouie dans les archives de l’INA.

Que nenni ! Fort de son passé au sein du PSU, le Président Huchon aime à financer encore aujourd’hui les utopies d’avant-hier. Pour preuve, le soutien suivi au lycée autogéré de Paris que la Région vient de renouveler.

Bien que se voulant indépendant de tous, il faut bien vivre, cet établissement accepte volontiers l’obole.

L’organisation de ce type de lycées mérite qu’on s’y attarde. Le principe est qu’il n’y a ni hiérarchie ni obligation de présence pour les élèves, ce qui entraîne un absentéisme de l’ordre de la moitié des effectifs…

S’agissant des enseignements, tous peuvent enseigner à tous. Un professeur de math pourra enseigner l’anglais s’il en a envie un jour, un élève pourra également faire le prof.

Les résultats au bac sont à la mesure de ces méthodes : 20 à 25 % de réussite. C’est sans doute pour cette raison que l’argent donné par la Région est pris sur le programme « Réussite pour tous »…