13.6.06

Bienvenue à Boboland

Depuis l'arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, la capitale est plongée dans une suite ininterrompue d'événements festifs et prétendument culturels. Ainsi, à la Saint Valentin, tout le monde doit savoir que 'Paris vous aime". En juin, il faut que les Parisiens se rendent à la fête de la musique puis à la Gay-pride, à la Technoparade, à Paris-cinéma, Paris plaisirs-Paris-capotes, Paris-Plage, à la Nuit-Blanche, aux festivals de la BD, du cirque, de musiques actuelles, de spectacles vivants...

Cependant, derrière les paillettes et la représentation hystérique de la Capitale en immense boite de nuit, se cache une toute autre réalité : celle d'une majorité ultragauchisante, brouillonne et désorganisée ; des élus PS-PC et Verts, dépassés et incapables de prendre à bras le corps les vrais problèmes que sont le logement, le chômage et l'insécurité ; un maire qui offre le visage peu avenant du sectarisme au service d'une idéologie qui cherche à mener une transformation radicale de la première ville de France.

Bertrand Delanoë semble mû par un grand principe : Paris doit poursuivre sa mutation sociologique pour devenir une ville réservée aux aidés et en tout premier lieu aux immigrés extra-européens ; une ville réservée aux aisés, à la bourgeoisie de gauche, au peuple des bobos dont il est le leader et porte-parole. En dehors de la population des aidés et des aisés, point de salut.

Le Paris des aisés et des aidés

Pour les aidés, la ville de Paris multiplie les subventions aux associations immigrationnistes. Alors que les prix des appartements parisiens connaissent une terrible flambée et que la capitale se vide de ses familles françaises obligées de s'expatrier, le maire ne songe qu'à importer des populations d'origine étrangère dans les arrondissements les plus favorisés au nom de la mixité sociale.

Pour les aisés, le maire a procédé à toute une série de décisions aux conséquences souvent catastrophiques. Pour les bobos, le maire a décrété la piétonnisation du Centre de Paris sans tenir compte du fait que le petit commerce allait, du coup, observer une baisse de plus d'un tiers de son chiffre d'affaires.

La haine haine de l'automobiliste

Les automobilistes, et tout particulièrement les banlieusards voulant venir dans la Capitale, sont priés de ne plus se rendre dans Boboland où aucun projet de construction de parkings sécurisés aux portes de la ville n'est prévu et où les places et les zones de stationnement sont volontairement et drastiquement réduites. Si les automobilistes et plus particulièrement ceux qui utilisent leur voiture pour le travail ne sont pas les bienvenus, il n'en est pas de même des spécialistes de la pédale, en vogue à l'Hôtel de Ville. Et tant pis pour le contribuable qui se voit obligé de débourser des sommes colossales pour des équipements coûteux et inutilisés... En effet, les pistes cyclables installées sur la voirie parisienne n'accueillent qu'à peine 1% du total des parcours réalisés à vélo, moto, en voiture, etc. Qu'importe, au royaume de Boboland ce sont les ayatollahs verts qui mènent la danse!

A coups de millions d'euros, sans réelle concertation avec les parisiens ou les associations les plus représentatives, Delanoë façonne un nouveau Paris en débaptisant les noms de rues, en faisant la promotion du pire des communautarismes et en oubliant de lutter contre le chômage, l'insécurité, la saleté des rues et de veiller à la rigueur budgétaire et à la nécessaire politique d'investissements.

Acculé par ses partisans à faire de véritables propositions d'avenir, Delanoë a tenu une conférence de presse pour annoncer 1 milliard d'euros d'investissement par an jusqu'en 2007. En dehors du quotidien "Le Parisien", très Delanolâtre, personne n'a été convaincu et Alain Riou, Vert soutenant le maire, a prononcé cette phrase en forme de sentence : "II y a une pure communication dans ces sommes avancées".

Source : fnparis.com