7.4.06

Communautarisme gay : une piscine municipale parisienne a été fermée au public pour cause de rassemblement de “nageurs gay”

Récemment, Bertrand Delanoë condamnait les maires qui ont aménagé des horaires réservés aux femmes dans les piscines municipales pour s’attirer la bienveillance des musulmans de leur commune. Il avait raison : il est inacceptable que les activistes communautaires imposent leurs règles aux élus de la République.

Dommage qu’il n’applique pas ce sain principe avec constance…

En effet, le dimanche 26 mars, la piscine municipale du 10ème arrondissement, rue Château Landon, était fermée au public car elle était réservée pour… les nageurs homosexuels !
Ce jour-là avaient lieu en effet les 6èmes Aquafolies, un événement que ses organisateurs de l’association -subventionnée- Paris Aquatique décrivent comme des “Intervilles nautiquement gay”. Il faut croire que les nageurs homosexuels nagent différemment… Admettons. Mais était-il pour autant nécessaire de bloquer l’usage la piscine Château Landon un dimanche, jour de grande affluence, alors qu’il n’y a même pas une piscine municipale dans chaque arrondissement ? Les homosexuels ne peuvent-ils pas nager tranquillement avec les autres habitants, sans faire de vagues ?

Le fait que l’association Paris Aquatique soit dans les petits papiers de la mairie -le conseiller de Delanoë chargé des relations avec les associations homosexuelles est l’ancien président des nageurs gay- l’a sans doute aidée à obtenir un passe-droit. Mais ce copinage n’est pas du goût de ceux qui pensent que les équipements municipaux ne doivent pas trier les citoyens en fonction de leur vie privée. Un habitant du quartier a ainsi confié sa colère au Perroquet Libéré : “J’en ai la rage, de payer des impôts pour que la mairie décide de laisser l’accès à la piscine suivant l’orientation sexuelle supposée de ses administrés. C’est sans doute la laïcité moderne ou même l’égalité. Toute l’année la piscine est ouverte à tous et à toutes, sans aucune distinction de religion ou de race, etc.. Je ne saisis pas l’intérêt général qui a guidé cette décision”.

Nous non plus.

Source : Le Perroquet libéré