28.1.06

La fête est finie pour Delanoë


Suite à l'échec de Bertrand Delanöe, de son équipe, et de Chirac dans l'attribution des Jeux olympiques à Londres, il s'agit de tenter d'en comprendre les raisons.

Si le dossier de Paris était reconnnu unanimement comme étant le meilleur, c'est sur sa stratégie politique que Delanoë a perdu.

Le maire rose le reconnait plus ou moins en déclarant "Peut-être que ce qui nous fait perdre, c'est le fair-play". Jean-Paul Huchon précise : "Le lobbying anglais a été efficace, mais à la limite du correct". Sauf que cette naïveté feinte ne peut nous abuser. Les socialistes sont depuis longtemps très efficaces et agressifs en matière de lobbying, il suffit de constater l'emprise à tous les niveaux de la société des lobbies "anti-racistes" et homosexuels.

Ou alors Delanoë n'était pas "prévenu" que l'aspect politique était primordial dans l'obtention des jeux, et il reconnait alors son incompétence grave, surtout lorsqu'il s'agit de la deuxième candidature de suite, celle de 2008 servant evidemment de leçon.

De plus, on ne voit pas comment un homme qui n'a même pas de respect pour une valeur institutionnelle fondamentale comme la démocratie, en tenant à l'écart le FN des discussions sur les JO, ou encore en lui refusant la pelouse de Reuilly pour sa fête des Bleu-Blanc-Rouge, pourrait subitement faire preuve de "fair-play" dans une compétition qu'il voudrait simplement sportive.

Qui peut croire que la mairie socialiste de Paris et ses alliés n'ont tenté de faire exercer de pression importante sur les décideurs du CIO ?

Bref l'excuse d'un "manque de fair-play" de la part de Londres est plutôt mal venue. Delanoë est mauvais joueur et a perdu sur son propre terrain tout simplement. Mais on peut tout de même associer à son échec le pitoyable Chirac, qui ne lui a pas rendu service, notamment par ses déclarations à propos de la vache folle anglaise.

De plus, au délà de l'aspect politique, on peut penser que l'image de la ville dans le monde est très importante également, et pèse dans le choix des membres du comité olympique. Or Paris sous l'ère Delanoë n'a certainement pas l'image d'une ville olympique. L'Olympisme en effet, c'est le dépassement de soi, l'honneur, le courage, la loyauté, le developpement de sa force mentale et physique, la solidarité avec ceux de son équipe Nationale. Et ces valeurs sont totalement absentes des manifestations mises en avant comme la gay-pride, les "nuits blanches", ou Paris plage, qui évoquent plutôt le relachement physique et moral, la fête, le masochisme et la décadence. Delanoë rappelant d'ailleurs sans cesse que les jeux olympiques à Paris seraient avant tout une fête, sans jamais y associer aucune valeur noble.

L'image du pays entier est également à prendre en compte. De ce côté là, la politique de Blair surpasse largement celle de Chirac, qui donne à la France une image de renoncement de soi et de déchéance.

Enfin, on peut penser que même si il aurait pu être bénéfique evidemment de recevoir les Jeux Olympiques en France, cette décision est en fait une bonne nouvelle. En effet les gens sérieux ont compris que le déficit de cette "fête" géante allait être énorme comme à Athènes, s'ajoutant au déficit public français déjà abyssal. En plus de l'argent public déjà dépensé à tort et à travers pour la communication, les manifestations et les voyages, on a également du mal à faire confiance à une gestion socialiste pour retirer un bénéfice de cet évenement. Les Jeux Olympiques sont faits pour des pays prospères et puissants, et non pour des pays en cours de tiers-mondisation comme la France.