28.1.06

De Delanoë aux sites pornographiques en quelques clics

Tout au long de l'été, la ville de Paris et son maire ont lancé l'opération de lutte contre le sida intitulée "Paris plaisirs - Paris capotes".

La campagne plus vulgaire que choquan­te visait à décliner un préservatif aux cou­leurs d'une station de métro : un préser­vatif aux couleurs de Tarj à Barbes (merci la pub !), un préservatif en forme de lam­pion à la station Bastille. Pour ajouter un zeste de provocation au mauvais goût, avait été retenue la station Saint Michel... Associer un saint à la capote, c'est tou­jours bon pour alimenter la "cathophobie", la haine du catho, entretenue avec force notamment dans les travées de gauche du Conseil de Paris.

Pour amplifier la campagne de Delanoë, les Parisiens sont invités jusqu'à ce jour à se rendre sur le site officiel de la mairie, rubrique SIDA : paris.fr/sida.

Une fois le site visité, les internautes et notamment les plus jeunes se voient proposer grâce aux "liens utiles" de parcourir "les sites homosexuels, bisexuels et lesbiens". A l'aide de quelques dics, l'intemaute peut alors navi­guer du site Delanoë à des sites comme illico.com (nommément cité) offrant libre­ment des galeries de photos pornogra­phiques et explicites d'hommes se sodo­misant ou pratiquant des fellations. Deux dics plus tard, le site permet, textes et photos à l'appui, de s'acheter revues X, dvd X, produits intimes et accessoires...!

En d'autres temps, le maire de Paris aurait eu à répondre de cette évidente incitation à la débauche devant les tribunaux et l'op­position aurait su se mobiliser contre cet outrage. Seul le FN dénonce de tels actes et agissements !

De plus, au delà de l'aspect vomitif de ces images offertes, indirectement, à partir d'un site d'une collectivité territoriale, se pose un problème plus politique.Delanoë et ses amis, enfermés dans un comportement communautariste et mili­tant, sont incapables de ne pas lier exdu-sivement le SIDA à l'homosexualité et l'homosexualité à la pire des pornogra­phies.

En laissant faire de tels agissements, Delanoë ne sert pas la cause de la nécessaire lutte contre la pandémie, et fait la publicité des marchands de sexe qui vivent sur la détresse et prônent des attitudes incompatibles avec le message de protection des relations sexuelles pour éviter la maladie du SIDA.

C'est là que réside le plus grand des scan­dales!

Source : Français D'Abord 75 - n°2 - septembre/octobre 2003.