29.8.06

Déménagement du blog

31.7.06

Interdit de bronzer en string

Paris-Plages. Un arrêté municipal interdit de bronzer en string ou seins nus, sous peine d'une amende de 38 euros, révèle Le Parisien.

Les strings, le monokoni et le naturisme sont interdits par un arrêté municipal à Paris-Plages, sous peine d'une amende de 38 euros, révèle Le Parisien dans son édition de samedi 29 juillet."Nous étions obligés de faire un règlement intérieur pour Paris-Plages et, par mesure de sécurité, nous avons décidé d'y interdire les tenues indécentes. Cela aurait pu provoquer des tentations et des comportements dangereux alors que nous sommes au bord d'un fleuve", explique Pascal Cherki, l'adjoint chargé des sports, dont les propos sont rapportés par le quotidien. (AP )

NOUVELOBS.COM 29.07.06 14:26

Rappelons que bon nombre d’enfants y accompagnent leurs parents et que l’indécence, déjà présente via la pornographie sur de trop nombreuses devantures, peut s’épanouir à loisir dans des lieux clos réservés à cet effet, telles certaines piscines ayant des plages horaires spécialement destinées aux naturistes (Piscine Roger Le Gall , Paris XII, et piscine Descartes à Versailles).

24.7.06

Delanoë ne supporte plus les tentes

La veille de l'ouverture de Paris-Plage, le maire de Paris a décidé de déloger les SDF des bords de Seine.

On ne le sait pas assez, mais l'été est une période difficile pour les SDF qui pâtissent à la fois d'une moindre attention envers leur situation dramatique et de la fermeture de nombreuses structures où ils sont accueillis pendant les périodes de grand froid.

Cette année, à Paris, cette indifférence estivale a fait place à une attitude brutale à leur égard. En effet, ceux qui avaient pris l'habitude de survivre dans des tentes distribuées par l'association Médecins du Monde ont été vertement priés d'aller se faire voir ailleurs par le maire de Paris. Suite...

Delanoë accusé de transphobie !

Trois questions à « La Baronne », présidente de l'Association La Baronne qui œuvre pour l'intégration des trans-genres et des transsexuelles au sein de la société. La Baronne est élue au sein du comité de circonscription UMP du 16ème arrondissement de Paris. Elle a organisé, avec Camille Cabral, élue (Verts) du 17ème arrondissement, l'opération "seins-nus" à Paris plage. Suite...

3.7.06

Pink TV broie du noir

Moins de deux ans après son lancement en fanfare, la chaîne de télévision homosexuelle Pink TV est confrontée à l'hypothèse de sa disparition du PAF. Comme l'avait souligné à plusieurs reprises l'Observatoire du Communautarisme, Pink TV peine à trouver les abonnés et les recettes publicitaires nécessaires à sa rentabilité. Selon un article paru dans Le Monde (cliquer ici), les pertes pourraient atteindre 8 millions d'euros en 2006, ce qui conduit certains des prestigieux actionnaires de la chaîne à évoquer la possibilité d'un dépôt de bilan.

26.06.2006 - communautarisme.net

24.6.06

Les trans' à Paris-plage

Camille Cabral, élue (???) Vert de la Mairie de Paris, va montrer ses seins à Paris Plage tout comme les autres trans' présents à Paris Plage.

Info presse : Les trans’ torse nu à Paris plage

Et oui puisque les personnes et les autorité ne reconnaisse pas les trans’ non opéré comme fille donc nous restons des hommes ! Alors, lors de Paris plage à l’initiative des associations la Baronne et le Pastt (Camille Cabral) nous serons dans se cas torse nu !!!

Nous verrons se que penserons les autorités à se sujet une fois les poitrines du bonnet B au E à l’aire libre des passants et touristes.

Paris capitale historique et culturelle. Merci M.Delanoé, vous faites avancer cette ville dans le bon sens, à reculon évidemment.

Les délires du lycée autogéré de Paris

Rapport CP 06-419

L’autogestion était le mot d’ordre de l’extrême gauche de la fin des années 60 et du début des années 70. Pourtant, depuis les expériences de Lipp, on croyait cette thématique enfouie dans les archives de l’INA.

Que nenni ! Fort de son passé au sein du PSU, le Président Huchon aime à financer encore aujourd’hui les utopies d’avant-hier. Pour preuve, le soutien suivi au lycée autogéré de Paris que la Région vient de renouveler.

Bien que se voulant indépendant de tous, il faut bien vivre, cet établissement accepte volontiers l’obole.

L’organisation de ce type de lycées mérite qu’on s’y attarde. Le principe est qu’il n’y a ni hiérarchie ni obligation de présence pour les élèves, ce qui entraîne un absentéisme de l’ordre de la moitié des effectifs…

S’agissant des enseignements, tous peuvent enseigner à tous. Un professeur de math pourra enseigner l’anglais s’il en a envie un jour, un élève pourra également faire le prof.

Les résultats au bac sont à la mesure de ces méthodes : 20 à 25 % de réussite. C’est sans doute pour cette raison que l’argent donné par la Région est pris sur le programme « Réussite pour tous »…

Bientôt, une élue parisienne enlève le haut !


Conseillère du 17ème, Camille Cabral a prévu d'offrir sa poitrine nue à la vue des touristes pour l'inauguration de Paris-Plage. Chaque année, Paris-Plage épate les admirateurs du maire de Paris par ses innovations et ses animations. ...

20/06/2006

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22.6.06

La mairie et les Khmers

François Devoucoux du Buysson, cadre bancaire de 29 ans, déjà responsable d'une « newsletter » (Le Perroquet Libéré) critiquant la politique municipale, publie « Les khmers roses » (Editions Blanche).

Cet « essai sur l'idéologie homosexuelle » s'en prend, notamment, à Bertrand Delanoë, qui se voit reprocher de privilégier « une approche communautaire de la vie municipale ». Quant à Christophe Girard, l'adjoint vert à la culture, il est décrit comme jouant auprès du maire le rôle d' « idiot utile ».

Le Parisien

16.6.06

Delanoë ne rime pas avec laïcité

A trois reprises, le maire de Paris a fait voter par le Conseil de Paris des décisions de dénomination de lieux de la capitale qui constituent de graves atteintes au principe de laïcité. Juifs, musulmans, chrétiens... Personne n'est oublié dans ces petites attentions qui ont un arrière-goût d'électoralisme.

Source : leperroquetlibere.com (suite...)

Comment faire face à la canicule ? La solution de Delanoë

Sans doute pour faire oublier son incurie pendant la dramatique mois d'août 2003, la mairie de Paris en fait des tonnes dans sa communication sur le thème de la canicule.

Ainsi, les Parisiens ont vu fleurir dans les rues des affiches sur le thème "Canicule : comment se préparer ? Comment y faire face ?"

On se souvient qu'en 2003, Bertrand Delanoë avait trouvé une méthode imparable pour échapper à la canicule qui sévissait en France, frappant particulièrement la capitale. Faites comme lui et mettez-vous au frais. Pour connaître le geste qui sauve, cliquer ici

Mardi 13 Juin 2006

Source : leperroquetlibere.com

13.6.06

Bienvenue à Boboland

Depuis l'arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, la capitale est plongée dans une suite ininterrompue d'événements festifs et prétendument culturels. Ainsi, à la Saint Valentin, tout le monde doit savoir que 'Paris vous aime". En juin, il faut que les Parisiens se rendent à la fête de la musique puis à la Gay-pride, à la Technoparade, à Paris-cinéma, Paris plaisirs-Paris-capotes, Paris-Plage, à la Nuit-Blanche, aux festivals de la BD, du cirque, de musiques actuelles, de spectacles vivants...

Cependant, derrière les paillettes et la représentation hystérique de la Capitale en immense boite de nuit, se cache une toute autre réalité : celle d'une majorité ultragauchisante, brouillonne et désorganisée ; des élus PS-PC et Verts, dépassés et incapables de prendre à bras le corps les vrais problèmes que sont le logement, le chômage et l'insécurité ; un maire qui offre le visage peu avenant du sectarisme au service d'une idéologie qui cherche à mener une transformation radicale de la première ville de France.

Bertrand Delanoë semble mû par un grand principe : Paris doit poursuivre sa mutation sociologique pour devenir une ville réservée aux aidés et en tout premier lieu aux immigrés extra-européens ; une ville réservée aux aisés, à la bourgeoisie de gauche, au peuple des bobos dont il est le leader et porte-parole. En dehors de la population des aidés et des aisés, point de salut.

Le Paris des aisés et des aidés

Pour les aidés, la ville de Paris multiplie les subventions aux associations immigrationnistes. Alors que les prix des appartements parisiens connaissent une terrible flambée et que la capitale se vide de ses familles françaises obligées de s'expatrier, le maire ne songe qu'à importer des populations d'origine étrangère dans les arrondissements les plus favorisés au nom de la mixité sociale.

Pour les aisés, le maire a procédé à toute une série de décisions aux conséquences souvent catastrophiques. Pour les bobos, le maire a décrété la piétonnisation du Centre de Paris sans tenir compte du fait que le petit commerce allait, du coup, observer une baisse de plus d'un tiers de son chiffre d'affaires.

La haine haine de l'automobiliste

Les automobilistes, et tout particulièrement les banlieusards voulant venir dans la Capitale, sont priés de ne plus se rendre dans Boboland où aucun projet de construction de parkings sécurisés aux portes de la ville n'est prévu et où les places et les zones de stationnement sont volontairement et drastiquement réduites. Si les automobilistes et plus particulièrement ceux qui utilisent leur voiture pour le travail ne sont pas les bienvenus, il n'en est pas de même des spécialistes de la pédale, en vogue à l'Hôtel de Ville. Et tant pis pour le contribuable qui se voit obligé de débourser des sommes colossales pour des équipements coûteux et inutilisés... En effet, les pistes cyclables installées sur la voirie parisienne n'accueillent qu'à peine 1% du total des parcours réalisés à vélo, moto, en voiture, etc. Qu'importe, au royaume de Boboland ce sont les ayatollahs verts qui mènent la danse!

A coups de millions d'euros, sans réelle concertation avec les parisiens ou les associations les plus représentatives, Delanoë façonne un nouveau Paris en débaptisant les noms de rues, en faisant la promotion du pire des communautarismes et en oubliant de lutter contre le chômage, l'insécurité, la saleté des rues et de veiller à la rigueur budgétaire et à la nécessaire politique d'investissements.

Acculé par ses partisans à faire de véritables propositions d'avenir, Delanoë a tenu une conférence de presse pour annoncer 1 milliard d'euros d'investissement par an jusqu'en 2007. En dehors du quotidien "Le Parisien", très Delanolâtre, personne n'a été convaincu et Alain Riou, Vert soutenant le maire, a prononcé cette phrase en forme de sentence : "II y a une pure communication dans ces sommes avancées".

Source : fnparis.com

28.4.06

Les bons plans logement des élus parisiens

Un rapport d’inspection de la Ville de Paris confirme que les attributions de logements sociaux à des élus ou à leurs collaborateurs se sont poursuivies malgré l’alternance de 2001.

8,94 euros le m2 à Paris, c’est possible pour les élus et leurs collaborateurs A la suite d’informations de presse révélant les noms de personnalités du show-bizz ou de la politique logés dans des HLM parisiens, Bertrand Delanoë avait promis de faire toute la lumière sur cette pratique que l’on croyait révolue. Une mission de l’Inspection générale de la Ville de Paris fut donc diligentée. Bertrand Delanoë réagissait à la polémique en jouant apparemment la transparence sur ce sujet, particulièrement sensible en ces temps de crise du logement.

Une lecture attentive du rapport d’inspection permet d’établir plusieurs constats :

1) Un nombre significatif d’élus parisiens ou de collaborateurs d’élus bénéficient d’un logement social Selon le rapport, ils sont au nombre de 224, dont 24 conseillers de Paris et 77 conseillers d’arrondissement.

2) L’attribution de logements sociaux à des élus parisiens ou à leurs collaborateurs s’est poursuivie malgré l’élection de Bertrand Delanoë en 2001 66 élus ou collaborateurs d’élus ont bénéficié d’un logement social depuis.

3) Le maire de Paris a lui-même attribué des logements à des conseillers d’arrondissement ou des collaborateurs d’élus 5 logements ont été attribués dans ce sens sur le contingent du maire de Paris.

4) En proportion, les élus parisiens et leurs collaborateurs sont davantage logés en HLM que la moyenne de la population parisienne 22% des élus parisiens et de leurs collaborateurs occupent un logement social alors que ce pourcentage est de 18,4% pour la moyenne de la population.

5) Les loyers des appartements attribués à des élus ou à leurs collaborateurs peuvent être très inférieurs au prix du marché72 élus ou collaborateurs d’élus sont logés dans des logements au prix moyen de 8,94 euros le mètre carré (logement de type PLUS). Les auteurs du rapport d’inspection précisent, comme pour rassurer le lecteur, que les logements les plus chers dans cette catégorie peuvent légèrement dépasser 1.000 euros pour des F4, F5 et F6. Cela reste tout de même un très bon plan au regard des prix du marché parisien…

6) Les attributions de logement sociaux à des élus ou des collaborateurs d’élus peuvent s’effectuer dans des délais très brefsLa durée minimum d’attribution d’un logement est dans certains cas de seulement un mois. Il y a des veinards…

Des constats d’autant plus désolants que la méthodologie suivie par la mission d’inspection a volontairement limité le champ de ses investigations.

Ainsi, alors que les informations publiées dans la presse qui avaient motivé cette mission d’inspection évoquaient parmi les bénéficiaires de HLM parisiens des personnalités aussi diverses que Jean-Pierre Chevènement, Patrick Dupond ou la fille de Jack Lang, l’enquête s’est limitée aux élus de la capitale. Il faut donc vraisemblablement ajouter toute une brochette de people et d’élus de toutes sortes (ministres, parlementaires, élus régionaux) à la liste déjà longue du personnel politique local bénéficiant de logements sociaux.

En outre, on peut s’interroger sur le fait que le rapport se soit limité à établir des catégories historiques entre les bénéficiaires de logements sociaux (avant et après 2001). Il aurait en effet été intéressant de classer les bénéficiaires selon leur appartenance politique (droite ou gauche). Cette omission méthodologique signifie-t-elle que des élus de gauche avaient bénéficié de logements sociaux sous Chirac et Tibéri ? On ne le saura pas en lisant le rapport.

Le rapport ne dit pas non plus ce qui a motivé les attributions de logement social à des élus ou à leurs collaborateurs. Car la question se pose. En effet, les élus de tous bords se recrutent le plus souvent parmi les élites (peu de chômeurs, d’ouvriers ou d’employés, davantage de fonctionnaires, de professions libérales et de cadres) et, dans le cas des conseillers de Paris, ils touchent une confortable indemnité. A quel titre ces gens-là ont-ils été jugés prioritaires sur les 102.000 personnes inscrites sur la liste d’attente avant d’obtenir un HLM à Paris ?

Le Perroquet Libéré pose la question.

Source : Le Perroquet Libéré

14.4.06

Le gala des faux-culs

Comment draguer ni vu ni connu la clientèle gay en pleine période électorale ? La mairie de Paris a trouvé la solution.

Et à la mairie de Paris, on s’y prend à l’avance !

Ainsi, c’est avec deux ans d’anticipation que les services de la Ville de Paris se sont attelés à la préparation d’un dîner de gala. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de celui que donneront les associations Gay Travel France et Absolu Living, “le leader gay de l’hébergement pour les voyageurs gays et lesbiens”. Un événement d’importance requérant “la mise à disposition grâcieuse” des salons de l’Hôtel de Ville.

Hasard ? La date prévue, en mai 2007, tombera en pleine période électorale (élections présidentielle et législatives). La ficelle serait-elle un peu trop grosse ? Par précaution, le “délégué général à l’événementiel et au protocole”, Nicolas Milosevic, a demandé à la direction juridique si l’organisation de ce gala était compatible avec la loi électorale dans une note du 7 juin 2005.

Astucieux, le directeur juridique a trouvé la solution pour ne pas s’attirer les foudres du Conseil constitutionnel comme en témoigne une note du 27 juin 2005 signé Pierre Eric Spitz. Pour ne pas donner l’impression de mobiliser une clientèle communautaire entre deux scrutins, il suffit que les élus qui seraient candidats aux élections législatives “renoncent, dans leur discours, à faire référence aux échéances électorales” et qu’ils “s’abstiennent de toute promotion louangeuse de leur action dans le domaine de la lutte contre les discriminations à l’encontre des homosexuels”. Ils n’auront qu’à s’en tenir à un blabla sur le tourisme et le développement de l’offre hôtelière dans la capitale…

Toute ressemblance avec un appel du pied au vote homo ne sera donc qu’une coïncidence. Il ne reste plus qu’à souhaiter une très bonne soirée -à l’invitation du contribuable- à tous ces joyeux convives.

Source : Le Perroquet libéré

9.4.06

Les “corses” de Delanoë


Sous Chirac, c’étaient les corréziens, sous Tibéri, les corses. Avec Delanoë, ce sont les homosexuels qui font l’objet de toutes les attentions de la part de la municipalité. Les maires passent, les pratiques demeurent… Plus que le montant des largesses et autres faveurs accordées par la mairie, c’est surtout la conception de la vie politique qu’elles manifestent et leur contribution à l’intérêt général qui pose problème.

Et gare à ceux qui auraient l’impudence de dénoncer la permance du clientélisme à Paris ! Enquête exclusive du Perroquet Libéré sur les chouchous du maire.

« On a les clés ! »…

Le 18 mars 2001, à peine annoncée à la télévision la nouvelle de l’élection à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë, des milliers de parisiens se sont rassemblés sur la place de l’Hôtel de Ville en agitant bruyamment leur trousseau de clés en signe de victoire. Une foule composée en partie d’homosexuels venus des bars du Marais, à quelques mètres de là, certains allant même jusqu’à dérouler un étendard arc-en-ciel sur le parvis de la mairie. Il faut dire que ceux-là ne se réjouissent pas seulement du basculement à gauche de la capitale et saluent avant tout la victoire d’un candidat qu’ils considèrent comme un des leurs depuis son “coming-out” télévisé pendant la campagne électorale.

Un amour que le nouveau maire ne tardera pas à leur rendre au travers de multiples faveurs à destination des militants homosexuels. En désignant immédiatement parmi ses proches collaborateurs un chargé de mission responsable des « relations avec la communauté homosexuelle », Bertrand Delanoë a littéralement ouvert un guichet destiné aux associations qui constituent la mouvance gay.

Des subventions tous azimuts

Ainsi, le 18 juin 2001, quatre-vingts associations homosexuelles ont été conviées à l’Hôtel de Ville pour rencontrer des conseillers du maire de Paris ainsi qu’une dizaine de maires adjoints. Pour la plus grande satisfaction des militants réunis, la municipalité s’est engagé à soutenir le mouvement communautaire. Philippe Lasnier a ainsi relaté l’événement aux journalistes du site gay.com : « Des associations très revendicatrices ont dit “Je crois rêver, pincez moi !” Quelqu’un a aussi dit “C’est historique !” même si ça me semblait normal » (1).

La boîte de Pandore étant ouverte, les subventions n’ont pas tardé à pleuvoir sur tout ce qui se présentait sous l’étiquette homo. Le Centre Gai et Lesbien de Paris, SOS Homophobie, le Syndicat National des Entreprises Gaies ou Act Up Paris (association pourtant connue pour ses actions violentes…) ont rapidement bénéficié de la manne de l’aide municipale. Melo’Men, le « chœur international gai de Paris », dont le principe même insulte la vocation universelle des arts, fut financé à hauteur de 5.000 euros tandis que MAG-Jeunes Gais, une association destinée aux « jeunes gays de 16 à 26 ans » reçut à la fin de l’année 2001 une subvention de 100.000 francs dont le montant fut porté à 23.000 euros à l’occasion de son renouvellement pour l’année 2002. Un généreux arrondi pour le passage à l’euro !

On se demande souvent en quoi les associations militantes financées par la Ville de Paris contribuent à l’intérêt général : 6.000 euros en 2004 pour les “juifs homosexuels” de Beit Haverim, 5.500 euros pour l’association Gay Lesbienne Handicap qui a moins de 50 adhérents, 4.000 pour les “sportifs gay” de la CGPIF, 15.000 euros pour les transsexuels de PASTT, 7.500 euros pour l’ARDHIS qui soutient les sans-papier homo, 43.000 euros en tout pour l’association des parents gay et lesbiens (APGL), 5.000 euros pour les parents d’homosexuels regroupés au sein de l’association Contact, 3.000 euros pour DEGEL, l’association des étudiants homos de Jussieu… Chaque thématique associative a sa déclinaison communautaire et la subvention municipale qui correspond.

On remarque d’ailleurs que Bertrand Delanoë, qui se pose volontiers en champion de la lutte contre les discriminations, ne rechigne pas, lorsqu’il s’agit du mouvement gay, à financer des associations ouvertement discriminatoires. C’est ainsi que la municipalité soutient financièrement Cineffable, un festival de films lesbiens interdit aux hommes, ou encore les “archives lesbiennes d’ARCL, une association fière de sa “non-mixité”. Et que dire du soutien apporté au Centre Gai et Lesbien alors même que cette association a fait l’objet d’une condamnation pour avoir harcelé un salarié au motif de son… hétérosexualité ! (2)

Il apparaît en outre que certaines de ces subventions ont été attribuées au mépris de la déontologie la plus élémentaire. Ainsi, l’association de « nageurs gay et lesbiens » Paris-Aquatique a reçu 7.000 euros alors qu’elle comptait parmi ses responsables Philippe Lasnier, le fameux « Monsieur Gay » au cabinet du maire, dont le talent pour récupérer des fonds lui a valu de se voir confier par ses camarades le « sponsoring » du club. Quant à des associations comme Prochoix, l’APGL, SOS Homophobie ou Act Up Paris, elles pouvaient compter sur le soutien d’un de leurs adhérents, Christophe Girard. Le fait d’avoir lui-même présidé par le passé le Festival du Film Gay et Lesbien de Paris n’a pas non plus empêché l’adjoint à la culture de verser plus de 100.000 euros à cette manifestation communautaire depuis 2001. Sans compter les salaires versés à des militants sous le prétexte de mettre en place un très dispensable “centre d’archives homosexuelles” (3) ou de dispenser au personnel municipal des “formations pour une approche de la question gaie” (4). Sans compter non plus le soutien logistique (sous forme de salles notamment) fourni par la ville à des manifestations comme l’élection de Miss Transsexuelle ou des fêtes associatives au profit de fédérations sportives (Gay Games, Franco Games, Aquafolies) ou de business communautaires comme Gay Travel.

Subventions accordées au mépris de la déontologie et parfois même à l’encontre des principes républicains, primauté du copinage sur l’intérêt général, passe-droits, gabegie financière… Tout ceci exhale un parfum de scandale qui n’est pas sans rappeler l’ère Tibéri. Les personnages ont changé, mais le scénario reste le même. Les homosexuels sont en effet à Bertrand Delanoë ce que les corses étaient à Jean Tibéri : une clientèle. Une clientèle pour qui rien n’est trop beau et qui est d’autant plus fidèle qu’elle est bien servie. Annonçant son homosexualité à la France entière -qui n’avait rien demandé-, Bertrand Delanoë disait espérer que « les gens s’en foutent ». La vie intime de Bertrand Delanoë ne regarde en effet que lui mais il n’est pas sûr que « les gens se foutent » que leur maire ait donné de nombreux gages au communautarisme gay avec l’argent du contribuable, au point d’engager la municipalité dans la voie d’une dérive tibériste.

Des abus qu’il serait interdit de critiquer

Depuis qu’il a pris son envol en 2002, Le Perroquet Libéré s’est fait une règle de ne rien cacher à ses lecteurs des extravagances du copinage municipal envers les militants gay. La municipalité qui, misant notamment sur la lâcheté -voire la connivence (5)- de la droite, comptait bien poursuivre discrètement sa politique clientéliste et communautaire en faveur des homosexuels en a beaucoup voulu au Perroquet d’avoir déchiré le rideau en la matière. Elle s’empressa évidemment de taxer d’homophobie cet excès de curiosité bien embarrassant pour ses petites combines. Mais, force est de constater néanmoins que, si Le Perroquet commente l’actualité, il ne la fait pas. Il ne fait qu’informer de façon systématique ses lecteurs sur une politique de soutien systématique en faveur du mouvement gay. En outre, si les grands médias ne se voilaient pas la face et abordaient davantage cet aspect de l’action du Maire de Paris, Le Perroquet en parlerait sans doute moins.

Bien décidé à ne pas se laisser intimider, Le Perroquet fait confiance à la capacité de jugement et à l’esprit critique de ses lecteurs. Ils ne sont pas dupes et savent que, de nos jours, homophobe ne veut plus dire homophobe (6) mais désigne simplement ceux qui ne reculent pas devant le politiquement correct et les discours victimaires pour critiquer les errances d’un phénomène communautaire aussi dangereux pour l’égalité que pour la liberté.

Source : Le Perroquet Libéré

(1) Lire ici
(2) Lire l’article du Perroquet Libéré
(3)Lire l’enquête du Perroquet Libéré : cliquer ici
(4) Pour comprendre le circuit de financement, se référer au schéma établi par l’Académie Gay et Lesbienne : cliquer ici
(5) La droite municipale a elle aussi voté la subvention accordée au centre d’archives homosexuelles en 2002.
(6) Par exemple, Act Up et SOS Homophobie, associations subventionnées par la mairie, ont uni leur voix à celle de Christophe Girard pour taxer d’homophobe Lionel Jospin, le premier ministre qui a fait voter le pacs, au motif qu’il s’était exprimé contre le mariage homosexuel…

7.4.06

Communautarisme gay : une piscine municipale parisienne a été fermée au public pour cause de rassemblement de “nageurs gay”

Récemment, Bertrand Delanoë condamnait les maires qui ont aménagé des horaires réservés aux femmes dans les piscines municipales pour s’attirer la bienveillance des musulmans de leur commune. Il avait raison : il est inacceptable que les activistes communautaires imposent leurs règles aux élus de la République.

Dommage qu’il n’applique pas ce sain principe avec constance…

En effet, le dimanche 26 mars, la piscine municipale du 10ème arrondissement, rue Château Landon, était fermée au public car elle était réservée pour… les nageurs homosexuels !
Ce jour-là avaient lieu en effet les 6èmes Aquafolies, un événement que ses organisateurs de l’association -subventionnée- Paris Aquatique décrivent comme des “Intervilles nautiquement gay”. Il faut croire que les nageurs homosexuels nagent différemment… Admettons. Mais était-il pour autant nécessaire de bloquer l’usage la piscine Château Landon un dimanche, jour de grande affluence, alors qu’il n’y a même pas une piscine municipale dans chaque arrondissement ? Les homosexuels ne peuvent-ils pas nager tranquillement avec les autres habitants, sans faire de vagues ?

Le fait que l’association Paris Aquatique soit dans les petits papiers de la mairie -le conseiller de Delanoë chargé des relations avec les associations homosexuelles est l’ancien président des nageurs gay- l’a sans doute aidée à obtenir un passe-droit. Mais ce copinage n’est pas du goût de ceux qui pensent que les équipements municipaux ne doivent pas trier les citoyens en fonction de leur vie privée. Un habitant du quartier a ainsi confié sa colère au Perroquet Libéré : “J’en ai la rage, de payer des impôts pour que la mairie décide de laisser l’accès à la piscine suivant l’orientation sexuelle supposée de ses administrés. C’est sans doute la laïcité moderne ou même l’égalité. Toute l’année la piscine est ouverte à tous et à toutes, sans aucune distinction de religion ou de race, etc.. Je ne saisis pas l’intérêt général qui a guidé cette décision”.

Nous non plus.

Source : Le Perroquet libéré

11.3.06

« Journées contre l’autophobie »

Les 25 et 26 février 2006
Le Front National Paris organisait « ses journées contre l’autophobie », coup d’envoi d’une campagne de distribution de grande ampleur (150 000 tracts, 10 000 affiches, mailings etc.…) sur les marchés, dans les rues de Paris et dans les boîtes aux lettres pour dénoncer les 12 erreurs de la politique de M. Delanoë en matière de circulation et de transports dans la Capitale.

24.2.06

Le FN contre l’autophobie

Les 25 et 26 Février, le Front National Paris organise « ces journées contre l’autophobie », coup d’envoi d’une campagne de distribution de grandeampleur (150 000 tracts, 10 000 affiches, mailings etc..) sur les marchés, dans les rues de Paris et dans les boîtes aux lettres pour dénoncer les 12 erreurs de la politique de M. Delanoë en matière de circulation et de transports dans la Capitale.

Pendant que l’UMP se noie dans ses éternelles querelles internes, le FN Paris lance pendant deux mois, une série de journées de rencontres avec lesparisiens et propose 12 actions concrètes pour un partage harmonieux de la voirie parisienne, dans le respect de l’environnement.

Le FN Paris veut s’affirmer comme la seule et véritable opposition à la gauche.

9.2.06

Delanoë et Sarkozy : même combat !

Dans son livre Pariscide, François Devoucoux du Buysson rapproche Sarkozy et Delanoë qui appliquent selon lui la même recette : le double com’ (communication et communautarisme).

Communication et communautarisme… Est-ce là la formule magique dans laquelle se niche cette arlésienne qu’est la « nouvelle façon de faire de la politique » ? Est-ce dans le double com’ pratiqué par Bertrand Delanoë qu’il faut chercher la clé de la fameuse « politique autrement » ?

Le maire de Paris, qui excelle dans le délicat maniement des moyens de communication et des phénomènes communautaires, semble en être convaincu. Mais il n’est pas le seul à recourir au double com’ dans le but d’asseoir son ambition. Un homme comme Nicolas Sarkozy utilise en effet des recettes qui sont très proches de celles du maire de Paris. Cela leur réussit d’ailleurs plutôt bien puisque tant Nicolas Sarkozy que Bertrand Delanoë semblent sortir du lot dans une classe politique assez terne qui peine à se renouveler.

Une méthode commune

Les professionnels de la communication s’accordent à dire que Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy sont des virtuoses dans l’utilisation des médias. Leur leitmotiv, visant sinon à excuser du moins à justifier leur omniprésence dans les médias, c’est que les hommes politiques d’aujourd’hui doivent utiliser les moyens d’aujourd’hui pour s’adresser aux citoyens. Pour Bertrand Delanoë, comme pour Nicolas Sarkozy, la communication n’est pas un moyen d’agir mais une forme de l’action. Dans un microcosme politique français quelque peu rouillé par une longévité des carrières unique dans les démocraties occidentales et une culture d’irresponsabilité tout aussi exceptionnelle, énoncer clairement un problème, c’est déjà faire un pas vers sa solution. Et puis, même si cette attitude tranche avec la lâcheté et la langue de bois ambiante, elle ne coûte pas bien cher…

Dans cette configuration, il s’agit moins d’agir que de faire savoir que l’on agit. Plus que le volontarisme lui-même, c’est l’affirmation sans cesse rabâchée du volontarisme qui peut toucher les masses. Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy partagent tous deux la conviction que la France est passée d’une république marquée par une double tradition parlementaire et césariste à une démocratie d’opinion où l’image joue un rôle déterminant. Un système ou la forme compte autant que le fond. Si ce n’est davantage… Dans une démocratie d’opinion, le ressort de la fonction politique repose moins sur la représentation que sur l’identification. Aussi les hommes politiques « modernes » se montrent-ils de façon ostentatoire aux côtés de stars du show-biz ou du monde sportif. Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy, qui disposent de solides relations parmi les célébrités, partagent le souci de toujours associer des people à leurs campagnes électorales ou à leurs grands rendez-vous politiques.

Calant soigneusement leurs déplacements et leurs interventions sur les agendas journalistiques ou sur l’horaire des journaux télévisés, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë sont des clients rêvés pour les médias. Ceux-là, d’ailleurs, le leur rendent bien. A force de le marteler, ils ont ainsi réussi à faire croire à l’opinion que Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy incarnaient une sorte de renouveau de la politique en surfant sur l’aspiration au changement des citoyens. Les médias insistent en effet davantage sur la popularité récente du maire de Paris et du président de l’UMP que sur le fait que le premier est un élu parisien depuis la fin des années 1970 et que le second appartenait aux instances dirigeantes du RPR dès la fin des années 1980…
Pour donner de quoi se nourrir à des médias insatiables et se montrer au grand public, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy n’hésitent pas à mettre en scène leur intimité. Tous deux ont en commun d’être les hommes politiques français qui sont allé le plus loin dans l’utilisation de la vie privée à des fins politiques. Posant régulièrement avec sa femme dont il a fait un personnage public au même titre que lui, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à filmer et à faire parler son fils de sept ans pour le congrès qui l’a intronisé président de l’UMP en novembre 2004. Quant à Bertrand Delanoë, qui s’est fait connaître du grand public en révélant son homosexualité à l’occasion d’une émission de télévision, il n’est pas rare qu’il évoque ses souvenirs d’enfance ou ses relations avec sa mère pour justifier ses choix politiques.

Outre leur goût immodéré pour la communication, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy se retrouvent sur leur approche communautaire de la société. Tout comme le maire de Paris, Nicolas Sarkozy est un obsédé de l’identité. C’est en effet un thème récurrent dans son discours, lorsqu’il explique avoir changé d’avis sur le pacs après avoir compris que l’homosexualité était une « identité » ou quand il défend la discrimination positive au motif qu’il ne faut pas « humilier les identités ». Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë ne voient pas le peuple français comme un tout mais plutôt comme une somme de communautés structurées autour de la notion d’identité. En cela, ils sont l’un et l’autre influencés par leur expérience de la politique municipale. N’étant pas issus de l’ENA, ce qui est plutôt rare à ce niveau de responsabilités, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë se revendiquent plus volontiers du « terrain » que du service de l’Etat. Elus locaux plutôt que grands commis, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy conçoivent la République française comme une mairie en plus grand. Par leur histoire familiale, ils sont plutôt des français venus d’ailleurs : de père hongrois, Nicolas Sarkozy est issu de l’immigration tandis que Bertrand Delanoë a connu l’épisode du rapatriement après l’indépendance de la Tunisie. C’est peut-être pour cela qu’ils sont l’un et l’autre si étrangers à la tradition paysanne et provinciale qui a structuré le personnel politique de la France. Une différence fondamentale avec des hommes politiques comme François Mitterrand ou Jacques Chirac.

La même ambition

Leur pratique commune du double com’ rapproche Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy. Tous deux sont en effet de purs politiciens. Le métier d’avocat est pour Nicolas Sarkozy ce que le conseil en communication est pour Bertrand Delanoë : quelque chose de respectable à inscrire dans la case profession, une couverture. Depuis toujours, leur métier, c’est la politique. Elus très jeunes l’un et l’autre, ils n’ont depuis jamais pris leurs distances à l’égard de la politique ni renoncé à exercer un mandat. Sans doute grisés par l’expérience précoce du succès et des responsabilités, ils ont aussi connu l’échec pour avoir voulu aller trop vite, Bertrand Delanoë en 1986 avec un parachutage raté dans le Vaucluse aux élections législatives, Nicolas Sarkozy en 1995 avec la défaite d’Edouard Balladur qu’il avait choisi de soutenir à l’élection présidentielle. Il en est résulté pour eux une traversée du désert qui les a marqués.

Ces deux-là ne pouvaient pas s’ignorer bien longtemps. On peut même dire qu’ils se reconnaissent mutuellement. Interpellé par le « coming-out » télévisé de Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy lui consacre un passage de son livre intitulé Libre pour critiquer cette initiative. En réponse, Bertrand Delanoë écorne dans son propre ouvrage, La vie, passionnément, la façon dont Nicolas Sarkozy a fait de sa vie familiale un élément de sa stratégie politique. Nicolas Sarkozy est d’ailleurs le seul homme politique de droite sur lequel s’attarde le maire de Paris dans son livre. Si, à coup sûr, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë se sont reconnus, d’aucuns prétendent qu’ils se sont aussi connus. Dans la biographie qu’il a consacrée au maire de Paris, le journaliste Philippe Martinat relate une rencontre entre les deux hommes, par l’entremise de leur ami commun Max Guazzini, le fondateur de NRJ, qui aurait eu lieu en 1986 pour faciliter un arrangement entre Dalida et le fisc. L’anecdote est sujette à caution dans la mesure où Philippe Martinat prête alors à Nicolas Sarkozy une autorité sur les services fiscaux qu’il n’exercera comme ministre du budget qu’à partir de 1993. Si toutefois elle était véridique, cette histoire d’une rencontre dans des circonstances où la politique et le show-biz s’emmêlent serait assez symbolique de ce qui rapproche Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy : les stars et leurs projecteurs, les réseaux d’influence et leurs antichambres.

Mais ce qui les unit avant tout, c’est leur ambition. Une même ambition. L’Elysée… L’un et l’autre ont déjà mis leurs pas dans ceux de Jacques Chirac : Bertrand Delanoë en lui succédant à la mairie de Paris après la parenthèse Tibéri, Nicolas Sarkozy en prenant la tête du parti majoritaire à droite. Cela ne leur suffit pas et, si la volonté de Nicolas Sarkozy de se présenter à l’élection présidentielle est notoire, Bertrand Delanoë se prépare lui aussi activement à cette échéance. Peut-être pas en 2007. Quoique… Si jamais, d’aventure, le PS était en mal d’une candidature fédératrice, Bertrand Delanoë pourrait se laisser convaincre de jouer le rôle du sauveur qui met tout le monde d’accord et faire taire les divisions. Il se souvient aussi qu’il doit en bonne partie son élection à la mairie de Paris à un concours de circonstances aussi inattendu que favorable : la démission de Georges Sarre, pour cause de scission chevènementiste, de la présidence du groupe socialiste au Conseil de Paris en 1993 puis la mise à l’écart de Dominique Strauss-Kahn en 1999, en raison de soucis judiciaires, et enfin le retrait in extremis de Jack Lang de la course à la candidature en 2000, après sa nomination au gouvernement de Lionel Jospin. Bertrand Delanoë sait qu’il ne faut jamais insulter l’avenir.

La politique-spectacle

Par leur pratique commune du double com’, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë apparaissent ainsi comme deux jumeaux politiques. Pour eux, cette méthode de conquête de pouvoir et d’exercice des responsabilités correspond à une vision moderne de la politique, en phase avec les valeurs de l’époque et l’attente de la population.

En alliant la communication, poussée à son paroxysme par l’utilisation de la vie privée, et le communautarisme, à travers une déclinaison du discours en fonction de la diversité des identités, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy agissent à la fois sur l’émetteur et sur le récepteur et relèguent au second plan le message adressé. Ils réduisent ainsi la politique à sa dimension marketing. Car le double com’ est avant tout un fantasme de publicitaire, celui d’une société segmentée comme un marché où chaque catégorie, rangée dans le rayon qui lui correspond, reçoit un message personnalisé et taillé sur mesure. C’est une vision où le collectif fait place à une multitude de groupes identitaires qui coexistent plus qu’ils ne cohabitent, dans une logique où la non-agression réciproque prévaut sur la solidarité. Une vision contraire à la tradition républicaine d’un peuple en mouvement capable de surmonter ses contradictions et ses querelles pour se rassembler autour d’un homme ou d’institutions animés par des valeurs communes comme l’indépendance et la liberté dans le cas de la France. Des hommes comme Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy ne s’adressent pas au peuple dans son ensemble mais cherchent à séduire ses composantes une à une. Leur ambition n’est pas de rassembler les Français mais de fédérer les communautés. C’est plus facile mais c’est moins noble…

Le double com’ n’est rien d’autre que l’américanisation de la vie politique poussée à son paroxysme. L’exercice souriant et tapageur d’une politique conçue comme un spectacle où la confrontation des idées fait place à la présentation de plusieurs numéros sous l’arbitrage de l’applaudimètre. Le double com’ qui fait prévaloir l’image sur le discours et l’identité sur la solidarité aboutit à l’avènement d’une politique coupée des réalités économiques et sociales. Une politique virtuelle indifférente à l’abstention qui est pourtant le meilleur indicateur de l’écoeurement qu’elle suscite et du découragement qu’elle provoque. Un spectacle qui se poursuivrait malgré les spectateurs qui se lèvent et quittent la salle peu à peu. « The show must go on… ».

Bien sûr, il y a déjà longtemps que la politique ne parle plus et ni Bertrand Delanoë ni Nicolas Sarkozy ne sont responsables de cette situation. Disons plutôt qu’ils s’en accommodent et qu’ils s’efforcent d’en tirer parti. N’étant pas de la trempe de ceux qui inversent le cours des événements et entraînent leurs contemporains, ils préfèrent considérer comme acquis ce qui est et faire avec. Ce qu’ils préparent à la France, c’est un duel qui leur semble inéluctable, celui qui opposerait Sarkozy le républicain à Delanoë le démocrate. Un concours d’estrades, une bataille homérique de petites phrases, un calcul d’audimat entre le Vivement Dimanche de Nicolas Sarkozy et le Vivement Dimanche de Bertrand Delanoë. Un casting géant devant les Français : « Si vous voulez Nicolas le sécuritaire volontaire, tapez 1 ; si vous préférez Bertrand, le pragmatique dynamique, tapez 2 ».

Extrait de François Devoucoux du Buysson, Pariscide, Les gâchis de l’ère Delanoë (La Table Ronde)

29.1.06

L’histoire rocambolesque des archives homosexuelles de la mairie de Paris

Comment, pour satisfaire à une promesse de campagne aux communautaristes gay, le maire de Paris s’est embourbé depuis plus de trois ans dans un projet foireux de centre d’archives homosexuelles dont il ne sait plus comment sortir.

Une promesse électorale aux communautaristes gay

La décision qui a présidé à la création du Centre d’Archives et de Documentations

Homosexuelles de Paris (CADHP) est la concrétisation d’une promesse de campagne faite par Bertrand Delanoë quelques semaines avant les élections municipales, dans une lettre du 2 mars 2001 adressée aux quarante associations membres du conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Une promesse écrite du candidat qui ne figurait nulle part dans son programme électoral officiel distribué aux électeurs de la capitale… Mais un engagement pris aussi de son côté par Christophe Girard, tête de liste des Verts dans le 4ème arrondissement et futur adjoint à la culture de Bertrand Delanoë (1).

Après que Bertrand Delanoë eût pris ses marques dans ses nouvelles fonctions, les associations réclamant un centre d’archives homosexuelles revinrent à la charge. Le projet du CADHP fut voté en septembre 2002 par le Conseil de Paris qui lui attribua une première subvention de 100.000 euros. Un vote à l’unanimité des groupes politiques puisque “l’Association de Préfiguration du CADHP et la mairie de Paris ont discrètement sollicité Jean-Luc Roméro, président-fondateur de l’association des Elus Locaux Contre le Sida pour qu’il sensibilise quelques élu-e-s de droite pour éviter des dérapages homophobes lors de la session qui examinera cette question” (2). Philippe Séguin finit par ordonner à la droite parisienne de voter le projet de centre d’archives homosexuelles. Une soudaine homophilie à l’unisson, inspirée surtout par la crainte des élus de droite d’être taxés d’homophobie (3) s’ils s’opposaient à ce projet aux contours pourtant mal définis et dont l’urgence ne sautait pas aux yeux…

Sous les flèches des amazones

Mais le maire de Paris était loin de se douter qu’avec l’aboutissement de cette première étape, les ennuis ne faisaient pourtant que commencer. Alors que la droite se réfugiait dans un mutisme prudent, l’opposition au projet d’archives homo surgit là où l’on ne l’attendait pas.

Des militantes lesbiennes, emmenées par la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l’historienne Marie-Jo Bonnet, protestèrent bruyamment contre un projet qui les excluaient en faisant la part belle à l’homosexualité masculine. Prenant la presse à témoin, ces amazones en colère firent circuler une pétition intitulée “Archilesb !” dans le but de dénoncer “l’hégémonie gay” dont témoignaient selon elles la faible présence des femmes au sein du comité de pilotage du projet d’archives homosexuelles et la première sélection de livres pour le fonds documentaire, dominée par les auteurs masculins. La pétition -qui recueillit plusieurs centaines de signatures dans le milieu universitaire- réclamait aussi que la générosité de la mairie à l’égard du milieu associatif gay bénéficiât aussi aux associations lesbiennes. Et Libération de rapporter “qu’une partie du mouvement lesbien est en guerre ouverte contre « le pouvoir gay hégémonique et normatif » qui sévirait à Paris, notamment à l’Hôtel de Ville” (4). L’homo étant un loup pour l’homo, le projet du maire visant à souder la “communauté homosexuelle” dégénérait en “gayguerre” communautaire…

C’est sans doute pour faire taire ces furies et ne pas trop attirer l’attention des médias sur son très communautariste projet d’archives homosexuelles que la mairie de Paris attribua peu de temps après des subventions, pour respectivement 10.000 et 15.000 euros, aux associations Archives Recherche Culture Lesbienne et Cineffable dont les pratiques sont discriminatoires puisque les manifestations qu’elles organisent sont interdites aux hommes. Et c’est ainsi que pour éviter le scandale sur son centre d’archives, Bertrand Delanoë se vit accusé de “sexisme à l’envers” par une presse goguenarde, et pas qu’en France d’ailleurs (5).

Un chef de projet pour le moins louche

La conduite du projet de centre d’archives homosexuelles fut confiée à Jean Le Bitoux, un ami de l’adjoint à la culture, Christophe Girard. Par la suite, Jean Le Bitoux se fera confortablement salarier “responsable du comité d’acquisition” de l’Association de Préfiguration du CADHP qu’il a lui-même créée (6).

Fondateur du magazine Gai Pied et ancien pionnier du minitel rose dans les années 1980, Jean Le Bitoux est un vieux routard du militantisme homosexuel. Il fut ainsi à l’origine de la Maison des Homosexualités, une structure associative décriée jusque dans le milieu homosexuel -et notamment par Act Up- pour sa gestion hasardeuse de subventions de l’Agence française de lutte contre le sida et du ministère de la culture pour -déjà- la création d’un centre d’archives homosexuelles. Jean Le Bitoux est aussi à l’initiative de la création du Mémorial de la Déportation Homosexuelle qui a provoqué la colère des associations de déportés comme la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes) et l’UNADIF (Union Nationale des Déportés et Internés Français) en raison des libertés qu’elle a prises avec la rigueur historique dans le but d’instrumentaliser à des fins militantes la question de la déportation (7).

Mais ce qui, par-dessous tout, donne un parfum de soufre à Jean Le Bitoux, c’est son insistance à justifier la pédophilie. En témoignent notamment ses propos dans le magazine gay Illico, en mars 2001, au lendemain de l’élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris :“En France, l’homosexualité vient d’une culture pédophile avec André Gide. (…) Dans le discours du GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) à partir de 1975, il y a tout un héritage du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) notamment sur la question pédophile. A l’époque, il s’agissait de libérer son corps, libérer ses fantasmes. (…) Dans les années 70, tout est à libérer y compris l’enfant qui est corseté comme la femme, comme l’homosexuel. Aujourd’hui, on ne parle plus du tout du même enfant. L’enfant des années 70 était l’esclave d’une vieille civilisation, l’enfant d’aujourd’hui est extrêmement sacralisé. (…) Dans les années 70 déjà, la pédophilie est un sujet tabou. Il y avait cependant une conscience collective qu’il fallait libérer tout cela. (…) Le tabou de la pédophilie cache toute cette période où on est adolescent, où on a des désirs mais où on reste en carafe parce que rien n’est possible. (…) On a inventé un homosexuel qui laisse de côté la question pédophile. (…) Aujourd’hui, je pense que les pédophiles sont toujours les boucs émissaires des homosexuels. Le débat n’est plus du côté d’un espace de liberté que les pédophiles n’ont toujours pas mais du côté de la jeunesse des homosexuels”.

Au nom du vieux discours soixante-huitard sur l’émancipation, Jean Le Bitoux associe donc homosexualité et pédophilie, se livrant ainsi à un amalgame que l’on a plutôt l’habitude de trouver dans la prose d’extrême-droite. Aussi n’est-ce sans doute pas un hasard si les statuts déposés en préfecture le 19 décembre 2001 fixent à l’association de préfiguration du CADHP un objet qui va au-delà de l’homosexualité et parle plutôt de “recherches sur les sexualités minoritaires”, ce qui permet d’englober bien d’autres pratiques…

Le naufrage, puis le replâtrage, d’un projet maudit

Richement doté et soutenu par la mairie de Paris, qui s’est engagée à plusieurs reprises sur ce dossier, le projet de centre d’archives homosexuelles a pourtant rapidement sombré, malgré les affirmations de Bertrand Delanoë : “Je souhaite que ce projet voie le jour (…). L’horizon sera plutôt 2003. En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses. Nous examinons d’ailleurs la possibilité de les aider à réaliser une étude de faisabilité précise, dès cette année”. (8)

Alors que l’ouverture de ce centre d’archives était initialement prévue pour la Gay Pride 2003 (9), ce projet s’est embourbé dès le début comme l’ont découvert les associations homosexuelles -plus vigilantes sur ce dossier que la presse généraliste et les élus- en apprenant au cours de l’été 2004 que Jean Le Bitoux avait été remercié par la mairie. Le site internet du CADHP était désactivé en février 2004 et les portes du local que lui avait attribué la Ville de Paris restaient closes au public. Plusieurs collections d’archives privées de personnalités homosexuelles auraient été listées, sans leur accord ou à leur insu, comme donateurs d’office au projet municipal donc le fonds d’archives fait grandement défaut (10).

Pendant ce temps-là, les 100.000 euros de dotation du projet se sont évaporés. En effet, comme le montrent les comptes du CADHP pour 2003 et 2004 (cliquer ici), plus de la moitié de la somme est partie en salaires (pour quel travail ?), le reste étant majoritairement englouti dans de mystérieuses “charges externes”.

Cette bérézina a obligé la municipalité à reprendre les choses en main. Quitte à renouer avec des pratiques autrefois vilipendées par les socialistes parisiens… En effet, l’association de préfiguration du centre d’archives homosexuelles est désormais présidée par Stéphane Martinet, ancien président d’Homosexualités et Socialisme, un cercle lié au PS, et adjoint au maire du 11ème arrondissement. Un mélange des genres qui a de quoi surprendre quand on se souvient qu’en 1999, l’opposition socialiste à Jean Tibéri avait vivement critiqué l’attribution de subventions à des associations présidées par des adjoints au maire en soulignant “les risques juridiques” que comportaient ces “modes de gestion aux marges de la légalité”. La gauche parisienne semble avoir oublié cet avertissement de bon sens. Un trou de mémoire surprenant pour une municipalité qui prétend fonder des archives…

Afin de repêcher le projet mort-né du CADHP, l’association de préfiguration va sous-traiter à une société de conseil le rapport de faisabilité qu’elle n’avait pas réussi à pondre elle-même au bout de plusieurs années. Mais cette société spécialisée dans le domaine social et santé offrait-elle les gages de sérieux et d’indépendance nécessaires pour redonner un semblant de crédibilité au projet de la municipalité ? Le marché fut en effet attribué à CCMO Conseil, une société créée opportunément le 21 octobre 2004 par Olivier Maguet, président de l’association FAGG (Formation pour une Approche de la question Gaie et de l’identité de Genre). Plusieurs “formateurs” de FAGG, comme Jean Le Bitoux, membres du conseil d’administration de l’AP CADHP, font office d’”intervenants” dans des sessions de formation sous-traitées par la mairie de Paris pour éduquer à la question gaie et de l’identité de genre ses agents municipaux. Au cours de séances facturées 1.700 euros par jour aux contribuables parisiens (11), Olivier Maguet intervenait en tant qu’expert de la “méthodologie de projet communautaire”…

CCMO Conseil rendit son rapport en juin 2005. Ce document explique “la nécessité d’un dispositif spécifique pour les sources archivistiques et documentaires du monde LGBT” (page 9) en allant chercher des justifications dans des références historiques et/ou scientifiques aussi sérieuses telles que : “Paris a par ailleurs toujours été en quelque sorte la capitale LGBT de la France. Déjà en 1616, Agrippa d’Aubigné, dans les “Tragiques”, comparait Paris aux “Sodome et Gomorrhe brûlantes””… Comme on pouvait s’y attendre, le rapport chargeait aussi la barque en matière de budget : page 63, la phase de configuration (30 mois sur la période 2005-2007) se voyait dotée d’un budget de 820.000 euros, soit un montant annuel de 327.000 euros. Un montant bien supérieur aux quelques 182.000 euros prévus dans le projet initial…

Et tout ça pour quoi ? La page 24 du rapport, consacrée à “La nature des sources archivistiques et documentaires LGBT relevant des compétences du Centre”, donne un avant-goût de ce que l’on trouverait entre autres au centre d’archives :“- un tee-shirt de l’association Gay Pride Paris qui informe sur une partie de la réponse associative à la question de la visibilité ;- un godemiché ou un cockring qui informe sur les pratiques sexuelles;- une étoffe en forme de triangle rose qui informe sur la déportation des homosexuels sous le règne du nazisme en Europe ;- une digue dentaire qui informe sur la sexualité sans risque chez les lesbiennes ;- une parure de Drag Queen qui informe sur un mode de vie et une visibilité LGBT…”. (12)327.000 euros par an pour de telles âneries !

Le ministère de la culture à la rescousse de Delanoë ?

La tournure lamentable prise par le projet d’archives gay du maire de Paris a délié les langues.

Ainsi, dans son dernier livre (13), Marie-Hélène Bourcier résume bien la situation : “Le double discours doit cesser : la mairie de Paris ne peut plus continuer de dire qu’elle n’interfère pas avec l’association alors que le dossier scientifique plus que défaillant a été validé par ses services en 2001 et qu’elle se doit de demander des comptes sur l’argent public confié au CADHP. Le problème, c’est qu’il devient évident qu’il s’agit de réaliser une promesse électorale à n’importe quel prix” (13). Les déboires du maire de Paris font aussi ricaner à Lyon où, plus discrètement -et plus efficacement- qu’à Paris, un centre d’archives homosexuelles a ouvert avec le soutien du maire socialiste Gérard Collomb. Le promoteur de ce projet, Michel Chomarat, ne se prive d’ailleurs pas de critiquer la méthode employée à Paris : “Vu de Lyon, on croit rêver face à l’incurie récurrente des initiateurs de ce projet et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Les gays parisiens seraient-ils au-dessus des lois de la République ? Comment en est-on arrivé à ce point d’amateurisme et de copinage quand on connaît la situation en province ? (…)

Je connais bien la démarche généreuse et désintéressée de Phan Hoang, et ce n’est peut-être pas un hasard si nous étions ensemble à la dernière Gay Pride, à Paris pour récolter le maximum de documents tout au long du parcours pendant que d’autres discutaient sur la place des godes dans un centre d’archives virtuel” (14).

Pour tenter de gommer les faiblesses structurelles de son projet foireux, la Ville de Paris l’a fait valider par le centre départemental des archives de Paris. Comme l’écrit le magazine E-llico (qui, selon le budget du projet initial, devait bénéficier d’encarts publicitaires du CADHP…) dans un article de janvier 2006 : “Ce contrôle (sur la méthodologie et la dimension scientifique du projet) avait été demandé il y plusieurs mois par Odette Christienne, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine, qui entendait ainsi se prémunir d’éventuelles attaques sur un dossier qui a connu de nombreux soubresauts” (15). Une formalité essentielle pour redonner un peu d’aplomb à un projet qui avait du plomb dans l’aile.

En attendant l’étape suivante : débloquer une subvention du ministère de la culture. C’est du moins ce qu’annonçait E-llico dans le même article. Ainsi, la droite qui avait déjà stupidement voté la première subvention de 100.000 euros de la Ville de Paris, et s’est ainsi privée de la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en pointant le décalage entre son discours sur l’éthique publique et ses pratiques de réseau, s’apprêterait à le tirer du guêpier qu’est le CADHP en prenant sa part à ce scandale. Avec de tels ennemis politiques, le maire de Paris n’a pas besoin d’amis !

Article repris du site www.communautarisme.net

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(1) Répondant à un questionnaire du Centre Gai et Lesbien adressé aux candidats, Christophe Girard écrivait au sujet de la revendication d’un “rayon gai et lesbien dans les bibliothèques municipales”: “j’aimerais la création d’un grand centre de documentation”.
(2) E-llico.com, 9 septembre 2002. L’association ELCS de Jean-Luc Romero a vu ses subventions de la Ville de Paris augmenter significativement depuis 2001.
(3) Christophe Girard s’était chargé de sermonner -d’avertir ?- ses collègues de l’opposition : Pour éviter qu’il y ait des drames et des suicides en chaîne, je crois que si notre Assemblée ici, qui a manifesté à part quelques voix discordantes, plutôt beaucoup de tolérance, beaucoup de progrès à l’endroit des mœurs, vote largement cette subvention, je crois qu’on en sortira grandis, et qu’on donnera de Paris un exemple à la fois de modernité et aussi de tolérance, et plus que de la tolérance, de respect, car c’est ce que nous demandons, les uns et les autres, quand on est concerné dans notre chair, le respect (Conseil de Paris, 23-24 septembre 2002).
(4) Libération, 7 décembre 2002.
(5) Voir la revue de presse du Perroquet Libéré
(6) Statuts déposés à la préfecture de police le 19 décembre 2001.
(7) Jean Le Bitoux soutient en effet la légitimité d’une reconnaissance par les autorités françaises des Triangles Roses, symboles de la déportation homosexuelle, alors qu’une telle persécution, effectivement mise en œuvre à l’intérieur du IIIème Reich -dont les limites englobaient l’Alsace et la Lorraine après l’armistice de 1940-, n’a pas concerné la France de Vichy. Jean Le Bitoux a présidé le Mémorial de la Déportation Homosexuelle dans les années 1990, succédant à un personnage passé depuis à la postérité puisqu’il s’agit de Thierry Meyssan, qui connut son heure de gloire en affirmant dans un livre qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001… Malgré des références aussi fantaisistes, le Mémorial de la Déportation est parvenu, grâce à un intense travail de lobbying en coulisses, à obtenir le soutien politique du premier ministre, Lionel Jospin, et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, au printemps 2001.
(8) Illico, 13 décembre 2001.
(9) Planning de préfiguration du CADHP, page 16.
(10) Le fondateur de l’Académie Gay et Lesbienne, B. Phan Hoang, un ancien libraire qui, pendant près de trente ans, a constitué un fonds d’archives riche de plus de vingt mille documents, a été vertement éconduit lorsqu’il demanda à la mairie de Paris un local susceptible d’accueillir sa collection unique en son genre. Une solution, qui aurait permis à la municipalité parisienne de faire des économies significatives en utilisant des fonds documentaires déjà constitués…
(11) Selon la plaquette FAAG de l’année 2005, page 22.
(12) Rapport de préfiguration d’un centre des mémoires LGBT Paris/Île-de-France.
(13) Marie-Hélène Bourcier, Sexpolitiques, Queer Zones 2, La Fabrique Editions, 2005.
(14) Cité par Têtu, novembre 2004.
(15) E-llico, publié le 10 janvier 2006.

Un nouveau “scandale gay” à la mairie de Paris

Dans un article récent (1), Le Parisien a raconté l’histoire édifiante de l’Artère, un monument consacré aux victimes du sida. Initialement prévue pour être inaugurée le 1er décembre 2003, cette “stèle” est toujours à l’état de chantier et l’artiste qui avait chargé de la réaliser, Fabrice Hybert, a jeté l’éponge. Selon Le Parisien, le chantier est à l’abandon depuis plusieurs mois.
Comme souvent dans ces cas-là, c’est le contribuable qui est la première victime de ce naufrage artistique. En effet, sur la somme de 1,6 millions d’euros consacrée à ce projet, le ministère de la culture était engagé à hauteur de 550.000 euros tandis que la Ville de Paris avait quant à elle versé une subvention de 100.000 euros.

Après le scandale du CADHP (100.000 euros gaspillés dans un projet d’archives homosexuelles), voici un nouvel exemple des dérives auxquelles conduit immanquablement la pratique du copinage qui a cours à l’Hôtel de Ville. Car Fabrice Hybert est loin d’être un inconnu pour le maire de Paris et son équipe.

Plasticien à la pointe de la branchitude, Fabrice Hybert s’est fait connaître comme dans le milieu de l’art contemporain -où l’extravagance passe souvent pour un signe de génie- avec ses “prototypes d’objets en fonctionnement” (POF), des gadgets comme sa balançoire à godemiché ou son arbre à une feuille qu’il vend à prix d’or à des gogos (François Pinault, par exemple) lorsqu’ils ne vont pas s’amonceler dans les musées nationaux (Beaubourg). Couronné par un Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1997, Fabrice Hybert (2) est surtout le prototype même de ce nouvel académisme qu’est devenu une certaine forme d’art contemporain après un long travail de noyautage des cocktails mondains et des antichambres ministérielles. Par ailleurs engagé en faveur des revendications politiques du mouvement gay (3), Fabrice Hybert avait tout pour plaire à la mairie de Paris.

Habitué des comités de soutien de Bertrand Delanoë, Fabrice Hybert est l’un des piliers de la Nuit Blanche lancée par l’adjoint à la culture, Christophe Girard, qui raffole de ses prouesses artistiques. C’est donc tout naturellement que la mairie de Paris a apporté son soutien financier au projet de l’Artère dont les promoteurs (Pierre Bergé et des associations comme Ensemble contre le sida ou Sidaction) avaient confié la réalisation à Fabrice Hybert.

Il s’agissait de raconter l’histoire du sida à travers une sorte de puzzle de céramique géant dans un espace de plus de 1.000 mètres carrés à La Villette. Bien entendu, il fallait que ce soit cher et exhubérant : c’est pourquoi les plaques de céramiques étaient fabriquées au Mexique à partir de trois moules (détruits après usage) avant d’être importées en France par la société de l’artiste.

Car Fabrice Hybert est aussi un entrepreneur. Prônant une association étroite (et juteuse…) entre les artistes et les entreprises, Fabrice Hybert met volontiers son travail (POF, performances, installations…) au service des stratégies marketing des grandes marques : “Quand j’ai voulu être artiste, je voulais aussi faire des affaires, faire du commerce, échanger.

Chef d’entreprise, cela a toujours été mon histoire. (…) Les grands artistes internationaux, les meilleurs, savent très bien gérer seuls leurs affaires” (4). Dès 1994, il a créé pour cela sa propre société, la SARL UR (Unlimited Responsibility; un nom qui, hélas, ne traduit pas la réalité de la responsabilité de son gérant…). C’est par cette société que transitait la céramique mexicaine.

Or, après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par 10 entre 2001 et 2003 et ses comptes plonger dans le rouge (5), UR -en cessation de paiement depuis le 17 août 2003- a été placée en redressement judiciaire le 17 février 2005, bloquant par la même occasion le chantier de l’Artère qui est entré en “Hybernation”…

Visiblement, les responsables du ministère de la culture et de la Ville de Paris qui ont donné leur feu vert au financement de l’Artère n’avaient pas tellement évalué le risque de faire reposer le projet sur une société sans surface financière qui n’a cessé de péricliter depuis 2001…

Si l’on en croit un galeriste qui l’expose régulièrement, “la démarche de Fabrice Hybert est polymorphe, « glissante » et insaisissable; ses pratiques mêlent commerce, actions artistiques et détournements”. On se demande quel sens il faut donner au mot détournement. Car l’argent public gaspillé dans ce naufrage conceptuel n’a sans doute pas été perdu pour tout le monde…

Cité par Têtu, le magazine gay de Pierre Bergé qui était aussi utilisé pour faire la promo de l’Artère, Fabrice Hybert avait déclaré qu’il “ne voulait pas faire un monument aux morts mais un non-monument” (6). C’est très réussi !

Source : leperoquetlibere.com
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(1) “Où est passée la stèle pour les victimes du sida ?”, Frédéric Gouaillard, Le Parisien (de Paris), 27 décembre 2005.
(2) Il paraît que le Maître a décidé de supprimer le T de son patronyme pour mieux jouer des correspondances entre Hyber et Hyper (Hybermarché, par exemple…).
(3) Fabrice Hybert était, avec une belle brochettes de people (Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier), d’hommes politiques (Christophe Girard, Noël Mamère) et d’activistes homo, au nombre des signataires du Manifeste pour l’égalité des droits qui a lancé la polémique sur le mariage gay en 2004.
(4) Citations de Fabrice Hybert extraites d’un article -hilarant avec le recul- paru dans Le Monde en date du 12-13 mai 2002 : “L’Art du business”, par Roxana Azimi.
(5) Selon Infogreffe, le chiffre d’affaires de UR était de 609.797 euros en 2001, 214.009 euros en 2002, 71.397 euros en 2003. Le résultat est devenu négatif en 2003 (-32.589 euros, soit la moitié du CA). Comme par hasard, les comptes 2004 n’ont pas été déposés au greffe…
(6) “Un lieu de mémoire et de connaissance du sida”, Xavier Héraud, Tetu.com, 29 novembre 2001

La mairie de Paris victime d’Act Up !


L’association activiste gay Act Up a perturbé la “conférence internationale sur le VIH et la santé gaie” organisée les 28 et 29 novembre à l’Hôtel de Ville de Paris.

Les militants d’Act Up, qui avaient été invités à participer à cette conférence, ont déversé un sac de boîtes vides de médicaments sur la tribune pour protester contre l’invitation à cette conférence -aux frais de la princesse- de l’écrivain américain Tony Valenzuela, un adepte du “bareback” (terme qui désigne les rapports sexuels sans préservatif entre personnes séropositives).

Considéré par les militants de la lutte contre le sida comme le “Dustan américain” (1), Tony Valenzuela, ancien acteur porno et séropositif, est en effet très décrié pour ses écrits en faveur de l’abandon du préservatif et son analyse faisant du crystal -une drogue dure à la mode dans le milieu homo- un élément du “principe de plaisir” chez les gays. Act Up parle même à son égard de “la légitimation d’un discours révisionniste sur le sida” alors que la ville de Paris est le plus mauvais élève de France métropolitaine et d’Europe en matière de contamination par le VIH (2) du fait notamment de la recrudescence des comportements à risque chez les hommes homosexuels (3).

Au-delà des controverses internes à la mouvance homosexuelle sur le “port obligatoire du préservatif” ou “les plaisirs des drogues”, on s’amusera de voir la mairie de Paris victime des manifestations violentes d’Act Up après avoir recasé à l’Hôtel de Ville plusieurs de ses militants (comme l’adjoint à la culture, Christophe Girard, et le conseiller de Bertrand Delanoë, Philippe Lasnier) et arrosé de subventions cette association (4). C’est un peu l’arroseur arrosé…

On remarquera aussi que la presse, d’habitude prolixe sur les faits d’armes des commandos d’Act Up, s’est montrée curieusement silencieuse dès lors que ces violences ont pris pour cible une manifestation officielle de la mairie de Paris.

Source: Le Perroquet libéré

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(1) En référence à Guillaume Dustan, écrivain français homosexuel décédé en 2005, qui avait été mis au ban du mouvement gay pour avoir légitimé les relations sexuelles entre séropositifs.
(2) 1.326 nouveaux cas de séropositivité et 507 cas de sida notifié entre le 01/01/2003 et le31/12/2004.
(3) 38,61 % des nouveaux diagnostics VIH en France relèvent d’une contamination par rapports homosexuels chez les hommes selon les “nouveaux diagnostics VIH en France en 2003 et 2004″ étudiés par l’institut national de la veille sanitaire.
(4) En 2003, le Conseil de Paris a voté une subvention de 32.000 euros à Act Up Paris.

Bientôt sur vos écrans, Télé Delanoë


Un appel d’offres vient d’être lancé en vue de la création d’une chaîne télévisée de la mairie de Paris. Malgré la multiplication du nombre de chaînes de télévision, via le câble ou la TNT, la mairie de Paris semble décidée à lancer sa propre chaîne.

C’est en tout cas ce que nous apprend un appel d’offres “passé selon la procédure adaptée” (traduction : une procédure légère….) publié à la page 3263 du Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris du 4 novembre 2005 (cliquer ici) à destination tous les consultants en audiovisuel pour une “mission d’assistance et de conseil relative à la stratégie de la mairie de Paris en matière de télévision locale à Paris”. C’est à se demander à quoi sert la Direction générale de l’information et de la communication de la Ville de Paris ?

On peut légitimement s’interroger sur l’opportunité de la création de “Télé Delanoë”. Car il y a peu de chances qu’il s’agisse de retransmettre les débats soporifiques du Conseil de Paris qui se tiennent le plus souvent devant des pupitres à moitié vides et des tribunes réservées au public désertes. Et s’il s’agit pour le maire de Paris de disposer d’une chaîne relayant complaisamment son action au service des “Parisiennes et des parisiens” en brossant un portrait flatteur de “notre maire à tous”, alors il y a déjà France 2 (merci Daniela Lumbroso, merci Michel Drucker…), France 3 (merci Fogiel…), Canal + (merci Stéphane Bern…) et, bien sûr, Pink TV.

Espérons au moins que ce sera gratuit…

Source : Le Perroquet libéré

Gay Games : Delanoë s’engage

Lui-même était tellement convaincu que la capitale française avait “le meilleur dossier” et “besoin des Jeux” qu’il ne s’est pas résolu à la défaite, après la douche froide de Singapour en juillet dernier.

Ayant échoué à obtenir “les Jeux”, il s’est rabattu sur l’espoir d’obtenir “des Jeux”. Pour l’amour des Jeux (”au coeur de nos vies”), Bertrand Delanoë n’a pas hésité à s’engager personnellement pour que les Gay Games de 2010 aient lieu à Paris. Il faut le lire pour mesurer son enthousiasme et la vigueur de sa flamme olympique :
“C’est un défi passionnant, un enjeu sportif réel, l’occasion d’échanges culturels, une démonstration d’amitié entre les peuples. C’est aussi un évènement touristique -donc économique- ce qui n’a pas échappé à des villes aussi dynamiques et diverses que Chicago, New-York, Amsterdam ou Sydney.

Pour ces raisons, je suis très heureux de vous témoigner mon soutien personnel et celui de la Mairie de Paris pour votre beau projet ouvert à toutes et à tous, loins des préjugés et des suspicions.

Je me réjouis vivement que plusieurs grandes fédérations sportives nationales vous aient officiellement apporté leurs encouragements : c’est un signe qui ne trompe pas. Au delà des performances, des records, du sport pour tous les niveaux et tous les âges, je vois au travers de votre candidature une manisfestation à laquelle chacun peut participer dès lors qu’il en partage les objectifs, à savoir la lutte contre toutes les discriminations, qui frappent aussi le monde sportif.

Bertrand DelanoëMaire de Paris”

Vivement 2010 !

Source : Le Perroquet libéré

Le mariage, nouvel avatar de la surenchère permanente du mouvement homosexuel

Le 12 février 2004, la municipalité de San Francisco célébra, pour la première fois aux Etats-Unis, plusieurs mariages de couples homosexuels. La date de cet événement n’avait pas été choisie au hasard. En effet, le 12 février, date de l’anniversaire de Lincoln (Abraham Lincoln’s Day) qui coïncide avec la fête de la Saint-Valentin, est pour le mouvement homosexuel américain une journée de revendication en faveur de l’accès au mariage pour les couples de même sexe, le National Freedom to Marry Day (1). En 2004, cet événement a trouvé un écho particulier, dans un contexte de pré-campagne présidentielle aux Etats-Unis : l’initiative de Gavin Newsom, le maire démocrate de San Francisco, de procéder à des mariages homosexuels répondait à l’élection le 8 octobre 2003 du républicain Arnold Schwarzenegger au poste de gouverneur de Californie, l’Etat le plus peuplé du pays, traditionnellement acquis au candidat démocrate pour la Maison-Blanche. Réputé gay-friendly, le médiatique gouverneur de Californie, sur qui le parti républicain comptait pour rééquilibrer le vote gay en faveur des démocrates, était ainsi sommé par le maire de San Francisco de choisir entre sa sympathie affichée pour le mouvement homosexuel et la conception de l’ordre et des valeurs familiales défendues par son parti et par le président Bush.

En France aussi, le débat sur le mariage homosexuel est intervenu en période préélectorale, au cours d’un printemps marqué à la fois par les élections régionales de mars et le scrutin européen de juin. A quelques jours du premier tour des élections régionales, la publication du Manifeste pour l’égalité des droits (2), le texte qui a servi de détonateur et de feuille de route aux partisans du mariage homosexuel montrait explicitement qu’il s’agissait là d’un débat « Made in the USA » en lançant notamment un appel « aux maires des communes de France (à) suivre l’exemple donné par le maire de San Francisco et (à) célébrer des unions entre personnes du même sexe ». Après une première tentative avortée de plusieurs élus parisiens de suivre l’exemple du maire de San Francisco (3), Noël Mamère relança le débat, une fois la victoire de la gauche aux élections régionales acquise, en annonçant le 22 avril qu’il célébrerait le mariage de deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde) à la date du 5 juin 2004. Avec cet ultimatum, le débat sur le mariage homosexuel s’imposa au premier plan dans les médias occultant -opportunément pour des écologistes empêtrés dans leurs divisions sur la construction européenne, accentuées par la décision de la Commission d’accepter l’importation de maïs OGM- la campagne pour les élections européennes prévues le 13 juin. Par son attitude provocatrice non dissimulée, Noël Mamère somma ainsi l’ensemble de la classe politique de se déterminer par rapport à un thème surgi ex-nihilo dans le débat national à la faveur de l’importation par des réseaux militants d’une polémique américaine étrangère aux préoccupations des Français et absente de l’agenda des partis politiques.

Surgie dans le but de servir des intérêts politiciens, la controverse apparaît comme faussée tant sur le plan du débat démocratique que sur celui de l’argumentation juridique, révélant surtout la surenchère permanente à laquelle se livre le mouvement homosexuel.

L’ABSENCE DE VERITABLE DEBAT DEMOCRATIQUE AUTOUR DU MARIAGE HOMOSEXUEL

Le débat sur le mariage homosexuel n’est pas un véritable débat car il n’a été ni ouvert ni représentatif.

En ouvrant leur texte sur l’agression de Sébastien Nouchet (4) pour conclure par un appel aux élus à marier des couples de même sexe, les auteurs du Manifeste pour l’égalité des droits se livrèrent à un amalgame entre la question consensuelle de la lutte contre l’homophobie et des revendications autrement plus discutées dans des termes qui interdisaient toute critique de leur démarche et disqualifiaient à l’avance leurs éventuels contradicteurs ainsi mis en garde : « Il nous semble en effet homophobe et discriminatoire de refuser l’accès des gays et des lesbiennes au droit au mariage et à l’adoption, de refuser l’accès des lesbiennes ou des femmes célibataires à la procréation médicalement assistée ». Cette menace ne tarda guère à être mise en application comme l’ont montré les accusations d’homophobie adressées à Lionel Jospin après que l’ancien ministre qui avait fait voter le pacs eût exprimé son hostilité au mariage homosexuel (5) au nom du respect des institutions, rappelant à cette occasion que, « le mariage est dans son principe et comme institution « l’union d’un homme et d’une femme ». Malgré son souhait de voir respectée « la liberté de débattre vraiment », mise à mal selon lui par « une nouvelle tentation bien-pensante, voire une crainte de l’imputation homophobe qui pourraient empêcher de mener honnêtement la discussion », les invectives ne tardèrent pas à s’abattre sur Lionel Jospin pour le punir de sa position sacrilège. Ainsi, Christophe Girard dénonça immédiatement « les déclarations conservatrices de Lionel Jospin » qu’il jugeait « usé, fatigué, vieilli » (6) tandis que les militants d’Act Up traitèrent sans détour l’ancien premier d’« homophobe » (7). Avec un tel climat d’interdiction, déjà contenu dans la lettre même du Manifeste pour l’égalité des droits, le « débat national » évoqué par Jacques Chirac, président de la République et gardien des institutions, après que celui-ci eût exposé mollement son refus du mariage ne pouvait être qu’un vœu pieux. D’ailleurs, dans les grands quotidiens, les partisans du mariage homosexuel multipliaient les tribunes vantant les mérites du mariage homosexuel alors que seuls des auteurs connus pour leur homosexualité (Benoît Duteurtre, Christophe Donner) étaient autorisés à leur porter la contradiction. Le débat était pour ainsi dire réservé aux homosexuels faisant de la critique du mariage homosexuel un privilège communautaire.

Bien que favorable sur le fond au mariage homosexuel, Bertrand Delanoë s´est dit « surpris » (8) par cette revendication qui, jusqu’ici, ne figurait pas parmi les priorités affichées par le mouvement homosexuel. Connu pour avoir fait connaître son homosexualité bien avant le maire de Paris, Andre Labarrère, sénateur-maire socialiste de Pau, s’est quant a lui opposé au mariage homosexuel au motif que « se marier, c’est imiter les gens dits normaux » (9). En dépit d’un certain discours des médias accréditant l’idée d’une volonté croissante des homosexuels de se normaliser consécutive au traumatisme du sida, force est de constater que l’antienne libertaire exprimée par André Labarrère trouve toujours un écho très vif chez les homosexuels. En effet, la revendication du mariage n’a guère enthousiasmé les homosexuels, ce qui provoqua la surprise des élus parisiens qui se voyaient déjà marier des couples a la chaîne, comme à San Francisco (10). Contrairement à ce qu’ils escomptaient, les maires d’arrondissement n’ont en effet reçu que très peu de demandes de mariage de la part de couples homosexuels : trois seulement, dans les 15ème, 16ème et 19ème arrondissements, aucune dans le 4ème où s’étend pourtant le quartier du Marais et dans le 3eme arrondissement limitrophe. De même, la manifestation de soutien à Noël Mamère organisée à Paris par Act Up Paris et Les Panthères Roses le 5 juin 2004 au moment où le maire de Bègles célébrait son fameux mariage n’attira qu’une quarantaine de manifestants sur le parvis de l’Hôtel de Ville pourtant voisin du quartier gay du Marais. Au sein d’une population homosexuelle où les couples stables constituent une exception, le thème du mariage est apparu comme décalé comme l’a notamment montré le refus des organisateurs de l’édition 2004 de la Gay Pride de faire du mariage un mot d’ordre de la marche, préférant s’en tenir au thème général de l’égalité des droits. On peut donc non seulement se demander si le mariage homosexuel répondait a la volonté générale, dont procède la loi en démocratie, mais aussi s’il était vraiment populaire auprès de la minorité qu’il était censé satisfaire.

LE MARIAGE HOMOSEXUEL, UN FAUX DEBAT JURIDIQUE

En se basant sur un improbable vide juridique ainsi que sur une vision biaisée de l’égalité, le mariage homosexuel est apparu comme un faux débat sur le plan du droit.

Le projet de Noël Mamère de célébrer le mariage de deux hommes était soutenu notamment par une ribambelle d’avocats parisiens engagés de longue date dans le mouvement homosexuel et signataires du Manifeste pour l’égalité droits comme Caroline Mécary, Yann Pedler et Emmanuel Pierrat. Voulant placer le débat sur le mariage homosexuel dans la double filiation de la conquête des droits civils pour les minorités aux Etats-Unis et de l’aboutissement douloureux du droit à l’avortement en France, ces juristes ont conseillé à Noël Mamère de déplacer la controverse du terrain politique vers le domaine judiciaire. Cette stratégie fut notamment clairement énoncée par Noël Mamère : « J’irai jusqu’au bout de ma démarche. Je considère que ce n’est pas au ministère public mais aux juges du siège, au cours d’un débat contradictoire, de dire le droit. Je souhaite un débat contradictoire. Ma démarche est une démarche politique.

Nous avons franchi avec les Verts une première étape car la société débat de cette question de l’égalité des droits. Il faut maintenant franchir une seconde étape qui consiste à faire évoluer le droit (11)». L’argumentation élaborée par les avocats de Noël Mamère reposait sur l’idée que rien dans le code civil n’interdisait d’unir par le mariage des personnes de même sexe : « Le code civil ne contient aucune définition du mariage. Seul est précisé l’âge requis pour se marier.

Ces textes ne définissent pas le mariage comme une union entre un homme et une femme. La différence des sexes et la procréation n’en sont pas des éléments essentiels (12)». En dépit de sa popularité dans les médias et de l’aplomb avec lequel elle était répétée à l’envi par les avocats de Noël Mamère, cette idée ne résista pas à une analyse juridique sérieuse. En effet, s’il est vrai que les rédacteurs du Code Napoléon n’ont pas cru utile en leur temps de définir le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, le code civil précise néanmoins dans son article 75 que les époux déclarent « se prendre pour mari et femme ».

Il est intéressant de signaler que, lors du débat sur le pacs, en 1999, les parlementaires et les promoteurs du projet gouvernemental avaient déjà tranché nettement cette question. En présence de Noël Mamère, déjà député… En effet, pour le député Jean-Pierre Michel, magistrat de profession et rapporteur à l’assemblée nationale de la loi instituant le pacs, la question de la légalité du mariage homosexualité ne se posait même pas : « Depuis près de deux cents ans, il n’y a jamais eu la moindre équivoque sur le fait que le mariage est une institution hétérosexuelle (…). Cela est d’ailleurs tellement évident pour les rédacteurs du code civil que, par exemple, les articles 162 et 163 prohibent le mariage entre « le frère et la soeur », « l’oncle et la nièce, la tante et le neveu ». En outre, le dernier alinéa de l’article 75 dispose que l’officier de l’état civil reçoit de chaque partie « la déclaration qu’elles veulent se prendre pour mari et femme ». Par ailleurs, l’identité des sexes est considérée comme un cas de nullité absolue du mariage. (13)»
Bien avant de prétendre le contraire devant les cameras, Caroline Mécary elle-même avait d’ailleurs écrit dans un de ses livres que le mariage homosexuel était illégal : « Néanmoins, dans l’ordre interne, la doctrine pratiquement unanime de juristes considère, conformément à l’opinion commune, que la différence des sexes est de l’essence même du mariage (…) La Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 16), le pacte international relatif aux droits civils et de la famille de 1966 (art. 23, al. 2) et la CEDH reprennent en des termes presque identiques le critère de la différence des sexes comme un élément fondamental du mariage. Ainsi, l’article 12 de la CEDH dispose que, « à partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l’exercice de ce droit (14)».

Le faux argument du vide juridique a d’ailleurs été enterré définitivement par la proposition de loi que Noël Mamère et ses collègues Verts à l’Assemblée nationale, Martine Billard et Yves Cochet, ont déposée peu après la noce de Bègles et qui visait a modifier l’article 75, bien sûr, mais aussi les articles 108, 144, 162, 163, 164, 371, 412, 980 et 2254 du code civil (15). Rien que ça !

Dans un pays comme la France où, traditionnellement, l’égalité prend volontiers le pas sur la liberté, l’idée d’un manifeste pour l’égalité des droits est forcément sympathique. Mais ceux qui, comme les militants du mouvement homosexuel, font sans cesse référence à l’égalité des droits oublient toujours de citer la Déclaration des droits de l’homme en entier. Si l’article premier commence par « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », il a une suite que l’on oublie trop souvent : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Et, c’est là que le bât blesse. Car le mariage n’est pas un droit, c’est une institution au service d’une finalité. En l’occurrence, la filiation et la transmission dans le cadre du mariage des valeurs qui soudent la société. L’égalité des droits ne signifie pas que tout se vaut. Qu’on le veuille ou non, l’union de personnes de même sexe est une affaire privée qui ne contribue en rien à « l’utilité commune ». Et ni le chiffre microscopique des adoptions (5.000 par an) ni le caractère marginal des naissances médicalement assistées ne modifieront cet état de fait. Aussi sympathiques puissent-ils être, les homosexuels ne peuvent répondre significativement à l’impératif démographique qui s’impose en premier lieu à une société. Le droit doit organiser la réalité de la société, et non pas donner corps aux fantasmes de certaines de ses composantes.

En outre, la conception de l’égalité des droits défendue par les partisans du mariage homosexuel est pernicieuse car elle ne repose pas sur les individus, qui sont déjà égaux en droit, mais sur l’existence supposée de groupes constitués, de communautés. Ainsi, dans le débat sur le mariage homosexuel, ce n’est pas une discrimination entre individus qui est pointée du doigt dans la mesure où chacun a le droit de se marier conformément aux règles définies par le code civil mais une inégalité entre groupes, en l’occurrence les homosexuels et hétérosexuels. Outre le fait que ces groupes fondés sur la pratique sexuelle des individus ne constituent pas des catégories figées, ce qui pose la question de la réduction de la liberté au nom de l’égalité, une telle vision est totalement étrangère à la tradition politique et sociale de la France qui ne reconnaît d’autre communauté que la communauté nationale. D’ailleurs, dès 1996, Jean-Paul Pouliquen, l’initiateur du projet de contrat d’union civile qui allait aboutir au pacs, avait réfuté l’idée que l’on puisse revendiquer le mariage homosexuel au nom de l’égalité : « Certains, assez peu nombreux, souhaiteraient, au nom de l’égalité, que le mariage soit autorisé aux personnes de même sexe. Etonnante revendication que celle-ci, au moment où les hétérosexuels se marient de moins en moins et divorcent de plus en plus. Cependant, on pourrait accepter la demande car, après tout, nul n’est obligé de se marier. Mais, une fois encore, celles et ceux qui ne le souhaitent pas n’auraient pas le choix. Ce serait le mariage ou rien. Par ailleurs, on ne peut pas parler d’égalité car, nous l’avons vu plus haut, le mariage est conçu, globalement, pour créer une famille et donc avoir des enfants. Or, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas simple pour deux personnes de même sexe. » (16)

LE MOUVEMENT HOMOSEXUEL OU LA SURENCHERE PERMANENTE

On a peu commenté le fait que le débat sur le mariage homosexuel a eu pour principal dommage collatéral de reléguer à l’arrière-plan le pacs qui avait pourtant été présenté comme une conquête majeure des militants gay et un progrès fondamental dans la reconnaissance sociale des homosexuels. Les promoteurs du pacs avaient d’ailleurs pris soin de le distinguer du mariage et de le définir comme un mode alternatif d’union entre deux personnes. Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, avait ainsi déclaré : « Le pacs n’est ni un mariage ni même un pas vers la reconnaissance du mariage homosexuel (17) ». Rapporteur du pacs à l’Assemblée, le député socialiste Patrick Bloche n’était alors nullement favorable au mariage homosexuel : « Le mariage, le pacte civil de solidarité et le concubinage ne sont pas trois états revêtus d’une force juridique et symbolique égale. Le mariage est une institution et, à ce titre, dispose d’une force supérieure aux autres. Il convient de réaffirmer que le pacte civil de solidarité ne remet nullement le mariage en cause qui restera fermé à des personnes du même sexe. Bien au contraire, dans certains cas, il peut être, pour un couple, une étape vers cette institution (18)».

L’activisme gay en faveur du mariage homosexuel donna quelques années plus tard le sentiment que la revendication du pacs n’était en fait qu’un pis-aller, un artifice et non la grande réforme de société alors annoncée. Au vu du maigre bilan du pacs (19), on peut en effet douter du fait qu’il ait répondu à une véritable attente des personnes homosexuelles en France. Il en va de même du mariage derrière lequel se profile en filigrane la revendication de l’adoption a laquelle l’opinion française oppose une réticence forte (20). C’est un fait qu’il existe déjà en France des milliers d’enfants élevés par un ou plusieurs parents homosexuels, tout comme il existe des milliers d’autres enfants grandissant dans des familles polygames. Se fondant a nouveau sur une argumentation mêlant un prétendu « vide juridique » et la revendication de l’égalité des droits, les associations homosexuelles exigent que la loi vienne avaliser cet état de fait et reconnaisse un droit a l’enfant pour les couples homosexuels.

On peut s’interroger sur le bien-fondé de cette vision consumériste du droit (droit a l’enfant, droit au mariage), celle d’un droit défini comme une finalité alors que, selon la tradition républicaine française, le droit n’est qu’un moyen au service de l’intérêt général, préoccupation qui n’apparaît guère dans les revendications du mouvement homosexuel. En outre, pour qui connaît les ressorts de le vie homosexuelle, organisée autour du divertissement et jalouse de sa liberté, il est peu probable que la revendication de l’adoption suscite un réel engouement au sein de la population que prétendent représenter les associations homosexuelles militantes. Dans une société de plus en plus ouverte a l’égard de l’homosexualité, l’existence même d’un mouvement homosexuel structuré autour d’associations et de réseaux militants repose sur une mécanique de surenchère permanente permettant de maintenir la visibilité médiatique d’un phénomène qui est en voie de banalisation. C’est pourquoi des débats artificiels comme le mariage homosexuel aboutissent, comme l’a montré le pacs, à l’émergence de droits virtuels que n’entendent pas utiliser ceux-la mêmes qui les réclament. Des droits pour rien.

François Devoucoux du Buysson
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Notes
(1) Journée nationale pour la liberté de se marier.
(2) Au nombre des signataires du Manifeste pour l’égalité des droits (in Le Monde, le 17 mars 2004) figurent des militants emblématiques de la mouvance homosexuelle (le philosophe Didier Eribon, le juriste Daniel Borrillo, l’ancien président d’Act Up, Philippe Mangeot) et des personnalités politiques de gauche (le député Verts Noël Mamère et des adjoints de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris comme Clémentine Autain et Christophe Girard) aux côtés des compagnons de route du show-business (Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier) et sous le patronage du sociologue Alain Touraine et du philosophe Jacques Derrida.
(3) Le 24 mars, plusieurs élus parisiens signataires du Manifeste pour l’égalité des droits (Clémentine Autain, Jacques Boutault, Christophe Girard) annoncèrent leur intention de célébrer des mariages homosexuel. Intervenant entre les deux tours des élections régionales, cette annonce suscita l’inquiétude du parti socialiste qui n’était pas assuré de la victoire de Jean-Paul Huchon, son candidat en Île-de-France. Aussi Bertrand Delanoë dut-il rappeler à l’ordre ses adjoints et les maires d’arrondissement de la capitale afin que leur initiative intempestive ne compromît pas la victoire de la gauche dans la première région française.
(4) Le 16 janvier 2004, à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), Sébastien Nouchet, un homosexuel de trente-cinq ans, était sauvagement agressé à son domicile par des inconnus lui faisant subir de graves brûlures. Le président de la République, Jacques Chirac, avait écrit au compagnon de Sébastien Nouchet pour lui faire part de sa “profonde émotion” et de sa “détermination à lutter contre toutes les manifestations du rejet de l’autre et de ses différences” tandis que le ministre de la justice, Dominique Perben, sans attendre les conclusions de l’enquête, soulignait le “caractère homophobe” de l’agression de Sébastien Nouchet.
(5) “Mariage homosexuel : un problème d’institutions”, Lionel Jospin, Le Journal du Dimanche”, 16 mai 2004.
(6) Communiqué de presse du 17 mai 2004.
(7) “Quand Jospin parle, c’est pour être homophobe”, communiqué de presse du 18 mai 2004.
(8) Bertrand Delanoë, “La vie, passionnément”, Robert Laffont.
(9) Déclaration à l’AFP du 19 mai 2004.
(10) “La mariage gay fait douter la gauche” in Le Parisien, 7 juillet 2004.(11) Déclaration du mai 2004.
(12) Propos de Caroline Mécary rapportés par Le Monde du 30 mars 2004.
(13) Extrait du rapport fait par Jean-Pierre Michel au nom de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République sur la proposition de loi modifiée par le Sénat, relative au mariage, au concubinage et aux liens de solidarité, enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 24 mars 1999.
(14) Caroline Mécary, Les droits des homosexuel/les, Que sais-je 3367, PUF.
(15) Proposition de loi n° 1650 clarifiant l’accès au mariage des couples de personnes de même sexe, enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 8 juin 2004.
(16) “Des dangers de la reconnaissance légale du couple homosexuel”, Jean-Paul Pouliquen, in Gageure n° 65, mai-septembre 1996.
(17) Déclaration à l’Assemblée nationale, le 13 septembre 1998.
(18) Déclaration à l’Assemblée nationale, le 24 mars 1999.
(19) Moins de 105.000 contrats signés en cinq ans selon les chiffres du ministère de la justice. Sur ce total, on estime de façon empirique que la moitié environ des contrats signés concernent des unions de personnes de même sexe, soit quelques 100.000 homosexuels pacsés pour une population que les associations évaluent volontiers autour de quatre millions d’individus.
(20) Pour une analyse des études d’opinion sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, voir François Devoucoux du Buysson, Les Khmers roses, essai sur l’idéologie homosexuelle, éditions Blanche.

Article de François Devoucoux du Buysson, co-fondateur de l’Observatoire du communautarisme, article paru dans le n° 39 de la revue Res Publica, PUF, novembre 2004, reproduit de www.communautarisme.net