29.8.06

Déménagement du blog

31.7.06

Interdit de bronzer en string

Paris-Plages. Un arrêté municipal interdit de bronzer en string ou seins nus, sous peine d'une amende de 38 euros, révèle Le Parisien.

Les strings, le monokoni et le naturisme sont interdits par un arrêté municipal à Paris-Plages, sous peine d'une amende de 38 euros, révèle Le Parisien dans son édition de samedi 29 juillet."Nous étions obligés de faire un règlement intérieur pour Paris-Plages et, par mesure de sécurité, nous avons décidé d'y interdire les tenues indécentes. Cela aurait pu provoquer des tentations et des comportements dangereux alors que nous sommes au bord d'un fleuve", explique Pascal Cherki, l'adjoint chargé des sports, dont les propos sont rapportés par le quotidien. (AP )

NOUVELOBS.COM 29.07.06 14:26

Rappelons que bon nombre d’enfants y accompagnent leurs parents et que l’indécence, déjà présente via la pornographie sur de trop nombreuses devantures, peut s’épanouir à loisir dans des lieux clos réservés à cet effet, telles certaines piscines ayant des plages horaires spécialement destinées aux naturistes (Piscine Roger Le Gall , Paris XII, et piscine Descartes à Versailles).

24.7.06

Delanoë ne supporte plus les tentes

La veille de l'ouverture de Paris-Plage, le maire de Paris a décidé de déloger les SDF des bords de Seine.

On ne le sait pas assez, mais l'été est une période difficile pour les SDF qui pâtissent à la fois d'une moindre attention envers leur situation dramatique et de la fermeture de nombreuses structures où ils sont accueillis pendant les périodes de grand froid.

Cette année, à Paris, cette indifférence estivale a fait place à une attitude brutale à leur égard. En effet, ceux qui avaient pris l'habitude de survivre dans des tentes distribuées par l'association Médecins du Monde ont été vertement priés d'aller se faire voir ailleurs par le maire de Paris. Suite...

Delanoë accusé de transphobie !

Trois questions à « La Baronne », présidente de l'Association La Baronne qui œuvre pour l'intégration des trans-genres et des transsexuelles au sein de la société. La Baronne est élue au sein du comité de circonscription UMP du 16ème arrondissement de Paris. Elle a organisé, avec Camille Cabral, élue (Verts) du 17ème arrondissement, l'opération "seins-nus" à Paris plage. Suite...

3.7.06

Pink TV broie du noir

Moins de deux ans après son lancement en fanfare, la chaîne de télévision homosexuelle Pink TV est confrontée à l'hypothèse de sa disparition du PAF. Comme l'avait souligné à plusieurs reprises l'Observatoire du Communautarisme, Pink TV peine à trouver les abonnés et les recettes publicitaires nécessaires à sa rentabilité. Selon un article paru dans Le Monde (cliquer ici), les pertes pourraient atteindre 8 millions d'euros en 2006, ce qui conduit certains des prestigieux actionnaires de la chaîne à évoquer la possibilité d'un dépôt de bilan.

26.06.2006 - communautarisme.net

24.6.06

Les trans' à Paris-plage

Camille Cabral, élue (???) Vert de la Mairie de Paris, va montrer ses seins à Paris Plage tout comme les autres trans' présents à Paris Plage.

Info presse : Les trans’ torse nu à Paris plage

Et oui puisque les personnes et les autorité ne reconnaisse pas les trans’ non opéré comme fille donc nous restons des hommes ! Alors, lors de Paris plage à l’initiative des associations la Baronne et le Pastt (Camille Cabral) nous serons dans se cas torse nu !!!

Nous verrons se que penserons les autorités à se sujet une fois les poitrines du bonnet B au E à l’aire libre des passants et touristes.

Paris capitale historique et culturelle. Merci M.Delanoé, vous faites avancer cette ville dans le bon sens, à reculon évidemment.

Les délires du lycée autogéré de Paris

Rapport CP 06-419

L’autogestion était le mot d’ordre de l’extrême gauche de la fin des années 60 et du début des années 70. Pourtant, depuis les expériences de Lipp, on croyait cette thématique enfouie dans les archives de l’INA.

Que nenni ! Fort de son passé au sein du PSU, le Président Huchon aime à financer encore aujourd’hui les utopies d’avant-hier. Pour preuve, le soutien suivi au lycée autogéré de Paris que la Région vient de renouveler.

Bien que se voulant indépendant de tous, il faut bien vivre, cet établissement accepte volontiers l’obole.

L’organisation de ce type de lycées mérite qu’on s’y attarde. Le principe est qu’il n’y a ni hiérarchie ni obligation de présence pour les élèves, ce qui entraîne un absentéisme de l’ordre de la moitié des effectifs…

S’agissant des enseignements, tous peuvent enseigner à tous. Un professeur de math pourra enseigner l’anglais s’il en a envie un jour, un élève pourra également faire le prof.

Les résultats au bac sont à la mesure de ces méthodes : 20 à 25 % de réussite. C’est sans doute pour cette raison que l’argent donné par la Région est pris sur le programme « Réussite pour tous »…

Bientôt, une élue parisienne enlève le haut !


Conseillère du 17ème, Camille Cabral a prévu d'offrir sa poitrine nue à la vue des touristes pour l'inauguration de Paris-Plage. Chaque année, Paris-Plage épate les admirateurs du maire de Paris par ses innovations et ses animations. ...

20/06/2006

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22.6.06

La mairie et les Khmers

François Devoucoux du Buysson, cadre bancaire de 29 ans, déjà responsable d'une « newsletter » (Le Perroquet Libéré) critiquant la politique municipale, publie « Les khmers roses » (Editions Blanche).

Cet « essai sur l'idéologie homosexuelle » s'en prend, notamment, à Bertrand Delanoë, qui se voit reprocher de privilégier « une approche communautaire de la vie municipale ». Quant à Christophe Girard, l'adjoint vert à la culture, il est décrit comme jouant auprès du maire le rôle d' « idiot utile ».

Le Parisien

16.6.06

Delanoë ne rime pas avec laïcité

A trois reprises, le maire de Paris a fait voter par le Conseil de Paris des décisions de dénomination de lieux de la capitale qui constituent de graves atteintes au principe de laïcité. Juifs, musulmans, chrétiens... Personne n'est oublié dans ces petites attentions qui ont un arrière-goût d'électoralisme.

Source : leperroquetlibere.com (suite...)

Comment faire face à la canicule ? La solution de Delanoë

Sans doute pour faire oublier son incurie pendant la dramatique mois d'août 2003, la mairie de Paris en fait des tonnes dans sa communication sur le thème de la canicule.

Ainsi, les Parisiens ont vu fleurir dans les rues des affiches sur le thème "Canicule : comment se préparer ? Comment y faire face ?"

On se souvient qu'en 2003, Bertrand Delanoë avait trouvé une méthode imparable pour échapper à la canicule qui sévissait en France, frappant particulièrement la capitale. Faites comme lui et mettez-vous au frais. Pour connaître le geste qui sauve, cliquer ici

Mardi 13 Juin 2006

Source : leperroquetlibere.com

13.6.06

Bienvenue à Boboland

Depuis l'arrivée de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, la capitale est plongée dans une suite ininterrompue d'événements festifs et prétendument culturels. Ainsi, à la Saint Valentin, tout le monde doit savoir que 'Paris vous aime". En juin, il faut que les Parisiens se rendent à la fête de la musique puis à la Gay-pride, à la Technoparade, à Paris-cinéma, Paris plaisirs-Paris-capotes, Paris-Plage, à la Nuit-Blanche, aux festivals de la BD, du cirque, de musiques actuelles, de spectacles vivants...

Cependant, derrière les paillettes et la représentation hystérique de la Capitale en immense boite de nuit, se cache une toute autre réalité : celle d'une majorité ultragauchisante, brouillonne et désorganisée ; des élus PS-PC et Verts, dépassés et incapables de prendre à bras le corps les vrais problèmes que sont le logement, le chômage et l'insécurité ; un maire qui offre le visage peu avenant du sectarisme au service d'une idéologie qui cherche à mener une transformation radicale de la première ville de France.

Bertrand Delanoë semble mû par un grand principe : Paris doit poursuivre sa mutation sociologique pour devenir une ville réservée aux aidés et en tout premier lieu aux immigrés extra-européens ; une ville réservée aux aisés, à la bourgeoisie de gauche, au peuple des bobos dont il est le leader et porte-parole. En dehors de la population des aidés et des aisés, point de salut.

Le Paris des aisés et des aidés

Pour les aidés, la ville de Paris multiplie les subventions aux associations immigrationnistes. Alors que les prix des appartements parisiens connaissent une terrible flambée et que la capitale se vide de ses familles françaises obligées de s'expatrier, le maire ne songe qu'à importer des populations d'origine étrangère dans les arrondissements les plus favorisés au nom de la mixité sociale.

Pour les aisés, le maire a procédé à toute une série de décisions aux conséquences souvent catastrophiques. Pour les bobos, le maire a décrété la piétonnisation du Centre de Paris sans tenir compte du fait que le petit commerce allait, du coup, observer une baisse de plus d'un tiers de son chiffre d'affaires.

La haine haine de l'automobiliste

Les automobilistes, et tout particulièrement les banlieusards voulant venir dans la Capitale, sont priés de ne plus se rendre dans Boboland où aucun projet de construction de parkings sécurisés aux portes de la ville n'est prévu et où les places et les zones de stationnement sont volontairement et drastiquement réduites. Si les automobilistes et plus particulièrement ceux qui utilisent leur voiture pour le travail ne sont pas les bienvenus, il n'en est pas de même des spécialistes de la pédale, en vogue à l'Hôtel de Ville. Et tant pis pour le contribuable qui se voit obligé de débourser des sommes colossales pour des équipements coûteux et inutilisés... En effet, les pistes cyclables installées sur la voirie parisienne n'accueillent qu'à peine 1% du total des parcours réalisés à vélo, moto, en voiture, etc. Qu'importe, au royaume de Boboland ce sont les ayatollahs verts qui mènent la danse!

A coups de millions d'euros, sans réelle concertation avec les parisiens ou les associations les plus représentatives, Delanoë façonne un nouveau Paris en débaptisant les noms de rues, en faisant la promotion du pire des communautarismes et en oubliant de lutter contre le chômage, l'insécurité, la saleté des rues et de veiller à la rigueur budgétaire et à la nécessaire politique d'investissements.

Acculé par ses partisans à faire de véritables propositions d'avenir, Delanoë a tenu une conférence de presse pour annoncer 1 milliard d'euros d'investissement par an jusqu'en 2007. En dehors du quotidien "Le Parisien", très Delanolâtre, personne n'a été convaincu et Alain Riou, Vert soutenant le maire, a prononcé cette phrase en forme de sentence : "II y a une pure communication dans ces sommes avancées".

Source : fnparis.com

28.4.06

Les bons plans logement des élus parisiens

Un rapport d’inspection de la Ville de Paris confirme que les attributions de logements sociaux à des élus ou à leurs collaborateurs se sont poursuivies malgré l’alternance de 2001.

8,94 euros le m2 à Paris, c’est possible pour les élus et leurs collaborateurs A la suite d’informations de presse révélant les noms de personnalités du show-bizz ou de la politique logés dans des HLM parisiens, Bertrand Delanoë avait promis de faire toute la lumière sur cette pratique que l’on croyait révolue. Une mission de l’Inspection générale de la Ville de Paris fut donc diligentée. Bertrand Delanoë réagissait à la polémique en jouant apparemment la transparence sur ce sujet, particulièrement sensible en ces temps de crise du logement.

Une lecture attentive du rapport d’inspection permet d’établir plusieurs constats :

1) Un nombre significatif d’élus parisiens ou de collaborateurs d’élus bénéficient d’un logement social Selon le rapport, ils sont au nombre de 224, dont 24 conseillers de Paris et 77 conseillers d’arrondissement.

2) L’attribution de logements sociaux à des élus parisiens ou à leurs collaborateurs s’est poursuivie malgré l’élection de Bertrand Delanoë en 2001 66 élus ou collaborateurs d’élus ont bénéficié d’un logement social depuis.

3) Le maire de Paris a lui-même attribué des logements à des conseillers d’arrondissement ou des collaborateurs d’élus 5 logements ont été attribués dans ce sens sur le contingent du maire de Paris.

4) En proportion, les élus parisiens et leurs collaborateurs sont davantage logés en HLM que la moyenne de la population parisienne 22% des élus parisiens et de leurs collaborateurs occupent un logement social alors que ce pourcentage est de 18,4% pour la moyenne de la population.

5) Les loyers des appartements attribués à des élus ou à leurs collaborateurs peuvent être très inférieurs au prix du marché72 élus ou collaborateurs d’élus sont logés dans des logements au prix moyen de 8,94 euros le mètre carré (logement de type PLUS). Les auteurs du rapport d’inspection précisent, comme pour rassurer le lecteur, que les logements les plus chers dans cette catégorie peuvent légèrement dépasser 1.000 euros pour des F4, F5 et F6. Cela reste tout de même un très bon plan au regard des prix du marché parisien…

6) Les attributions de logement sociaux à des élus ou des collaborateurs d’élus peuvent s’effectuer dans des délais très brefsLa durée minimum d’attribution d’un logement est dans certains cas de seulement un mois. Il y a des veinards…

Des constats d’autant plus désolants que la méthodologie suivie par la mission d’inspection a volontairement limité le champ de ses investigations.

Ainsi, alors que les informations publiées dans la presse qui avaient motivé cette mission d’inspection évoquaient parmi les bénéficiaires de HLM parisiens des personnalités aussi diverses que Jean-Pierre Chevènement, Patrick Dupond ou la fille de Jack Lang, l’enquête s’est limitée aux élus de la capitale. Il faut donc vraisemblablement ajouter toute une brochette de people et d’élus de toutes sortes (ministres, parlementaires, élus régionaux) à la liste déjà longue du personnel politique local bénéficiant de logements sociaux.

En outre, on peut s’interroger sur le fait que le rapport se soit limité à établir des catégories historiques entre les bénéficiaires de logements sociaux (avant et après 2001). Il aurait en effet été intéressant de classer les bénéficiaires selon leur appartenance politique (droite ou gauche). Cette omission méthodologique signifie-t-elle que des élus de gauche avaient bénéficié de logements sociaux sous Chirac et Tibéri ? On ne le saura pas en lisant le rapport.

Le rapport ne dit pas non plus ce qui a motivé les attributions de logement social à des élus ou à leurs collaborateurs. Car la question se pose. En effet, les élus de tous bords se recrutent le plus souvent parmi les élites (peu de chômeurs, d’ouvriers ou d’employés, davantage de fonctionnaires, de professions libérales et de cadres) et, dans le cas des conseillers de Paris, ils touchent une confortable indemnité. A quel titre ces gens-là ont-ils été jugés prioritaires sur les 102.000 personnes inscrites sur la liste d’attente avant d’obtenir un HLM à Paris ?

Le Perroquet Libéré pose la question.

Source : Le Perroquet Libéré

14.4.06

Le gala des faux-culs

Comment draguer ni vu ni connu la clientèle gay en pleine période électorale ? La mairie de Paris a trouvé la solution.

Et à la mairie de Paris, on s’y prend à l’avance !

Ainsi, c’est avec deux ans d’anticipation que les services de la Ville de Paris se sont attelés à la préparation d’un dîner de gala. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de celui que donneront les associations Gay Travel France et Absolu Living, “le leader gay de l’hébergement pour les voyageurs gays et lesbiens”. Un événement d’importance requérant “la mise à disposition grâcieuse” des salons de l’Hôtel de Ville.

Hasard ? La date prévue, en mai 2007, tombera en pleine période électorale (élections présidentielle et législatives). La ficelle serait-elle un peu trop grosse ? Par précaution, le “délégué général à l’événementiel et au protocole”, Nicolas Milosevic, a demandé à la direction juridique si l’organisation de ce gala était compatible avec la loi électorale dans une note du 7 juin 2005.

Astucieux, le directeur juridique a trouvé la solution pour ne pas s’attirer les foudres du Conseil constitutionnel comme en témoigne une note du 27 juin 2005 signé Pierre Eric Spitz. Pour ne pas donner l’impression de mobiliser une clientèle communautaire entre deux scrutins, il suffit que les élus qui seraient candidats aux élections législatives “renoncent, dans leur discours, à faire référence aux échéances électorales” et qu’ils “s’abstiennent de toute promotion louangeuse de leur action dans le domaine de la lutte contre les discriminations à l’encontre des homosexuels”. Ils n’auront qu’à s’en tenir à un blabla sur le tourisme et le développement de l’offre hôtelière dans la capitale…

Toute ressemblance avec un appel du pied au vote homo ne sera donc qu’une coïncidence. Il ne reste plus qu’à souhaiter une très bonne soirée -à l’invitation du contribuable- à tous ces joyeux convives.

Source : Le Perroquet libéré

9.4.06

Les “corses” de Delanoë


Sous Chirac, c’étaient les corréziens, sous Tibéri, les corses. Avec Delanoë, ce sont les homosexuels qui font l’objet de toutes les attentions de la part de la municipalité. Les maires passent, les pratiques demeurent… Plus que le montant des largesses et autres faveurs accordées par la mairie, c’est surtout la conception de la vie politique qu’elles manifestent et leur contribution à l’intérêt général qui pose problème.

Et gare à ceux qui auraient l’impudence de dénoncer la permance du clientélisme à Paris ! Enquête exclusive du Perroquet Libéré sur les chouchous du maire.

« On a les clés ! »…

Le 18 mars 2001, à peine annoncée à la télévision la nouvelle de l’élection à la mairie de Paris de Bertrand Delanoë, des milliers de parisiens se sont rassemblés sur la place de l’Hôtel de Ville en agitant bruyamment leur trousseau de clés en signe de victoire. Une foule composée en partie d’homosexuels venus des bars du Marais, à quelques mètres de là, certains allant même jusqu’à dérouler un étendard arc-en-ciel sur le parvis de la mairie. Il faut dire que ceux-là ne se réjouissent pas seulement du basculement à gauche de la capitale et saluent avant tout la victoire d’un candidat qu’ils considèrent comme un des leurs depuis son “coming-out” télévisé pendant la campagne électorale.

Un amour que le nouveau maire ne tardera pas à leur rendre au travers de multiples faveurs à destination des militants homosexuels. En désignant immédiatement parmi ses proches collaborateurs un chargé de mission responsable des « relations avec la communauté homosexuelle », Bertrand Delanoë a littéralement ouvert un guichet destiné aux associations qui constituent la mouvance gay.

Des subventions tous azimuts

Ainsi, le 18 juin 2001, quatre-vingts associations homosexuelles ont été conviées à l’Hôtel de Ville pour rencontrer des conseillers du maire de Paris ainsi qu’une dizaine de maires adjoints. Pour la plus grande satisfaction des militants réunis, la municipalité s’est engagé à soutenir le mouvement communautaire. Philippe Lasnier a ainsi relaté l’événement aux journalistes du site gay.com : « Des associations très revendicatrices ont dit “Je crois rêver, pincez moi !” Quelqu’un a aussi dit “C’est historique !” même si ça me semblait normal » (1).

La boîte de Pandore étant ouverte, les subventions n’ont pas tardé à pleuvoir sur tout ce qui se présentait sous l’étiquette homo. Le Centre Gai et Lesbien de Paris, SOS Homophobie, le Syndicat National des Entreprises Gaies ou Act Up Paris (association pourtant connue pour ses actions violentes…) ont rapidement bénéficié de la manne de l’aide municipale. Melo’Men, le « chœur international gai de Paris », dont le principe même insulte la vocation universelle des arts, fut financé à hauteur de 5.000 euros tandis que MAG-Jeunes Gais, une association destinée aux « jeunes gays de 16 à 26 ans » reçut à la fin de l’année 2001 une subvention de 100.000 francs dont le montant fut porté à 23.000 euros à l’occasion de son renouvellement pour l’année 2002. Un généreux arrondi pour le passage à l’euro !

On se demande souvent en quoi les associations militantes financées par la Ville de Paris contribuent à l’intérêt général : 6.000 euros en 2004 pour les “juifs homosexuels” de Beit Haverim, 5.500 euros pour l’association Gay Lesbienne Handicap qui a moins de 50 adhérents, 4.000 pour les “sportifs gay” de la CGPIF, 15.000 euros pour les transsexuels de PASTT, 7.500 euros pour l’ARDHIS qui soutient les sans-papier homo, 43.000 euros en tout pour l’association des parents gay et lesbiens (APGL), 5.000 euros pour les parents d’homosexuels regroupés au sein de l’association Contact, 3.000 euros pour DEGEL, l’association des étudiants homos de Jussieu… Chaque thématique associative a sa déclinaison communautaire et la subvention municipale qui correspond.

On remarque d’ailleurs que Bertrand Delanoë, qui se pose volontiers en champion de la lutte contre les discriminations, ne rechigne pas, lorsqu’il s’agit du mouvement gay, à financer des associations ouvertement discriminatoires. C’est ainsi que la municipalité soutient financièrement Cineffable, un festival de films lesbiens interdit aux hommes, ou encore les “archives lesbiennes d’ARCL, une association fière de sa “non-mixité”. Et que dire du soutien apporté au Centre Gai et Lesbien alors même que cette association a fait l’objet d’une condamnation pour avoir harcelé un salarié au motif de son… hétérosexualité ! (2)

Il apparaît en outre que certaines de ces subventions ont été attribuées au mépris de la déontologie la plus élémentaire. Ainsi, l’association de « nageurs gay et lesbiens » Paris-Aquatique a reçu 7.000 euros alors qu’elle comptait parmi ses responsables Philippe Lasnier, le fameux « Monsieur Gay » au cabinet du maire, dont le talent pour récupérer des fonds lui a valu de se voir confier par ses camarades le « sponsoring » du club. Quant à des associations comme Prochoix, l’APGL, SOS Homophobie ou Act Up Paris, elles pouvaient compter sur le soutien d’un de leurs adhérents, Christophe Girard. Le fait d’avoir lui-même présidé par le passé le Festival du Film Gay et Lesbien de Paris n’a pas non plus empêché l’adjoint à la culture de verser plus de 100.000 euros à cette manifestation communautaire depuis 2001. Sans compter les salaires versés à des militants sous le prétexte de mettre en place un très dispensable “centre d’archives homosexuelles” (3) ou de dispenser au personnel municipal des “formations pour une approche de la question gaie” (4). Sans compter non plus le soutien logistique (sous forme de salles notamment) fourni par la ville à des manifestations comme l’élection de Miss Transsexuelle ou des fêtes associatives au profit de fédérations sportives (Gay Games, Franco Games, Aquafolies) ou de business communautaires comme Gay Travel.

Subventions accordées au mépris de la déontologie et parfois même à l’encontre des principes républicains, primauté du copinage sur l’intérêt général, passe-droits, gabegie financière… Tout ceci exhale un parfum de scandale qui n’est pas sans rappeler l’ère Tibéri. Les personnages ont changé, mais le scénario reste le même. Les homosexuels sont en effet à Bertrand Delanoë ce que les corses étaient à Jean Tibéri : une clientèle. Une clientèle pour qui rien n’est trop beau et qui est d’autant plus fidèle qu’elle est bien servie. Annonçant son homosexualité à la France entière -qui n’avait rien demandé-, Bertrand Delanoë disait espérer que « les gens s’en foutent ». La vie intime de Bertrand Delanoë ne regarde en effet que lui mais il n’est pas sûr que « les gens se foutent » que leur maire ait donné de nombreux gages au communautarisme gay avec l’argent du contribuable, au point d’engager la municipalité dans la voie d’une dérive tibériste.

Des abus qu’il serait interdit de critiquer

Depuis qu’il a pris son envol en 2002, Le Perroquet Libéré s’est fait une règle de ne rien cacher à ses lecteurs des extravagances du copinage municipal envers les militants gay. La municipalité qui, misant notamment sur la lâcheté -voire la connivence (5)- de la droite, comptait bien poursuivre discrètement sa politique clientéliste et communautaire en faveur des homosexuels en a beaucoup voulu au Perroquet d’avoir déchiré le rideau en la matière. Elle s’empressa évidemment de taxer d’homophobie cet excès de curiosité bien embarrassant pour ses petites combines. Mais, force est de constater néanmoins que, si Le Perroquet commente l’actualité, il ne la fait pas. Il ne fait qu’informer de façon systématique ses lecteurs sur une politique de soutien systématique en faveur du mouvement gay. En outre, si les grands médias ne se voilaient pas la face et abordaient davantage cet aspect de l’action du Maire de Paris, Le Perroquet en parlerait sans doute moins.

Bien décidé à ne pas se laisser intimider, Le Perroquet fait confiance à la capacité de jugement et à l’esprit critique de ses lecteurs. Ils ne sont pas dupes et savent que, de nos jours, homophobe ne veut plus dire homophobe (6) mais désigne simplement ceux qui ne reculent pas devant le politiquement correct et les discours victimaires pour critiquer les errances d’un phénomène communautaire aussi dangereux pour l’égalité que pour la liberté.

Source : Le Perroquet Libéré

(1) Lire ici
(2) Lire l’article du Perroquet Libéré
(3)Lire l’enquête du Perroquet Libéré : cliquer ici
(4) Pour comprendre le circuit de financement, se référer au schéma établi par l’Académie Gay et Lesbienne : cliquer ici
(5) La droite municipale a elle aussi voté la subvention accordée au centre d’archives homosexuelles en 2002.
(6) Par exemple, Act Up et SOS Homophobie, associations subventionnées par la mairie, ont uni leur voix à celle de Christophe Girard pour taxer d’homophobe Lionel Jospin, le premier ministre qui a fait voter le pacs, au motif qu’il s’était exprimé contre le mariage homosexuel…

7.4.06

Communautarisme gay : une piscine municipale parisienne a été fermée au public pour cause de rassemblement de “nageurs gay”

Récemment, Bertrand Delanoë condamnait les maires qui ont aménagé des horaires réservés aux femmes dans les piscines municipales pour s’attirer la bienveillance des musulmans de leur commune. Il avait raison : il est inacceptable que les activistes communautaires imposent leurs règles aux élus de la République.

Dommage qu’il n’applique pas ce sain principe avec constance…

En effet, le dimanche 26 mars, la piscine municipale du 10ème arrondissement, rue Château Landon, était fermée au public car elle était réservée pour… les nageurs homosexuels !
Ce jour-là avaient lieu en effet les 6èmes Aquafolies, un événement que ses organisateurs de l’association -subventionnée- Paris Aquatique décrivent comme des “Intervilles nautiquement gay”. Il faut croire que les nageurs homosexuels nagent différemment… Admettons. Mais était-il pour autant nécessaire de bloquer l’usage la piscine Château Landon un dimanche, jour de grande affluence, alors qu’il n’y a même pas une piscine municipale dans chaque arrondissement ? Les homosexuels ne peuvent-ils pas nager tranquillement avec les autres habitants, sans faire de vagues ?

Le fait que l’association Paris Aquatique soit dans les petits papiers de la mairie -le conseiller de Delanoë chargé des relations avec les associations homosexuelles est l’ancien président des nageurs gay- l’a sans doute aidée à obtenir un passe-droit. Mais ce copinage n’est pas du goût de ceux qui pensent que les équipements municipaux ne doivent pas trier les citoyens en fonction de leur vie privée. Un habitant du quartier a ainsi confié sa colère au Perroquet Libéré : “J’en ai la rage, de payer des impôts pour que la mairie décide de laisser l’accès à la piscine suivant l’orientation sexuelle supposée de ses administrés. C’est sans doute la laïcité moderne ou même l’égalité. Toute l’année la piscine est ouverte à tous et à toutes, sans aucune distinction de religion ou de race, etc.. Je ne saisis pas l’intérêt général qui a guidé cette décision”.

Nous non plus.

Source : Le Perroquet libéré

11.3.06

« Journées contre l’autophobie »

Les 25 et 26 février 2006
Le Front National Paris organisait « ses journées contre l’autophobie », coup d’envoi d’une campagne de distribution de grande ampleur (150 000 tracts, 10 000 affiches, mailings etc.…) sur les marchés, dans les rues de Paris et dans les boîtes aux lettres pour dénoncer les 12 erreurs de la politique de M. Delanoë en matière de circulation et de transports dans la Capitale.

24.2.06

Le FN contre l’autophobie

Les 25 et 26 Février, le Front National Paris organise « ces journées contre l’autophobie », coup d’envoi d’une campagne de distribution de grandeampleur (150 000 tracts, 10 000 affiches, mailings etc..) sur les marchés, dans les rues de Paris et dans les boîtes aux lettres pour dénoncer les 12 erreurs de la politique de M. Delanoë en matière de circulation et de transports dans la Capitale.

Pendant que l’UMP se noie dans ses éternelles querelles internes, le FN Paris lance pendant deux mois, une série de journées de rencontres avec lesparisiens et propose 12 actions concrètes pour un partage harmonieux de la voirie parisienne, dans le respect de l’environnement.

Le FN Paris veut s’affirmer comme la seule et véritable opposition à la gauche.

9.2.06

Delanoë et Sarkozy : même combat !

Dans son livre Pariscide, François Devoucoux du Buysson rapproche Sarkozy et Delanoë qui appliquent selon lui la même recette : le double com’ (communication et communautarisme).

Communication et communautarisme… Est-ce là la formule magique dans laquelle se niche cette arlésienne qu’est la « nouvelle façon de faire de la politique » ? Est-ce dans le double com’ pratiqué par Bertrand Delanoë qu’il faut chercher la clé de la fameuse « politique autrement » ?

Le maire de Paris, qui excelle dans le délicat maniement des moyens de communication et des phénomènes communautaires, semble en être convaincu. Mais il n’est pas le seul à recourir au double com’ dans le but d’asseoir son ambition. Un homme comme Nicolas Sarkozy utilise en effet des recettes qui sont très proches de celles du maire de Paris. Cela leur réussit d’ailleurs plutôt bien puisque tant Nicolas Sarkozy que Bertrand Delanoë semblent sortir du lot dans une classe politique assez terne qui peine à se renouveler.

Une méthode commune

Les professionnels de la communication s’accordent à dire que Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy sont des virtuoses dans l’utilisation des médias. Leur leitmotiv, visant sinon à excuser du moins à justifier leur omniprésence dans les médias, c’est que les hommes politiques d’aujourd’hui doivent utiliser les moyens d’aujourd’hui pour s’adresser aux citoyens. Pour Bertrand Delanoë, comme pour Nicolas Sarkozy, la communication n’est pas un moyen d’agir mais une forme de l’action. Dans un microcosme politique français quelque peu rouillé par une longévité des carrières unique dans les démocraties occidentales et une culture d’irresponsabilité tout aussi exceptionnelle, énoncer clairement un problème, c’est déjà faire un pas vers sa solution. Et puis, même si cette attitude tranche avec la lâcheté et la langue de bois ambiante, elle ne coûte pas bien cher…

Dans cette configuration, il s’agit moins d’agir que de faire savoir que l’on agit. Plus que le volontarisme lui-même, c’est l’affirmation sans cesse rabâchée du volontarisme qui peut toucher les masses. Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy partagent tous deux la conviction que la France est passée d’une république marquée par une double tradition parlementaire et césariste à une démocratie d’opinion où l’image joue un rôle déterminant. Un système ou la forme compte autant que le fond. Si ce n’est davantage… Dans une démocratie d’opinion, le ressort de la fonction politique repose moins sur la représentation que sur l’identification. Aussi les hommes politiques « modernes » se montrent-ils de façon ostentatoire aux côtés de stars du show-biz ou du monde sportif. Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy, qui disposent de solides relations parmi les célébrités, partagent le souci de toujours associer des people à leurs campagnes électorales ou à leurs grands rendez-vous politiques.

Calant soigneusement leurs déplacements et leurs interventions sur les agendas journalistiques ou sur l’horaire des journaux télévisés, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë sont des clients rêvés pour les médias. Ceux-là, d’ailleurs, le leur rendent bien. A force de le marteler, ils ont ainsi réussi à faire croire à l’opinion que Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy incarnaient une sorte de renouveau de la politique en surfant sur l’aspiration au changement des citoyens. Les médias insistent en effet davantage sur la popularité récente du maire de Paris et du président de l’UMP que sur le fait que le premier est un élu parisien depuis la fin des années 1970 et que le second appartenait aux instances dirigeantes du RPR dès la fin des années 1980…
Pour donner de quoi se nourrir à des médias insatiables et se montrer au grand public, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy n’hésitent pas à mettre en scène leur intimité. Tous deux ont en commun d’être les hommes politiques français qui sont allé le plus loin dans l’utilisation de la vie privée à des fins politiques. Posant régulièrement avec sa femme dont il a fait un personnage public au même titre que lui, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à filmer et à faire parler son fils de sept ans pour le congrès qui l’a intronisé président de l’UMP en novembre 2004. Quant à Bertrand Delanoë, qui s’est fait connaître du grand public en révélant son homosexualité à l’occasion d’une émission de télévision, il n’est pas rare qu’il évoque ses souvenirs d’enfance ou ses relations avec sa mère pour justifier ses choix politiques.

Outre leur goût immodéré pour la communication, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy se retrouvent sur leur approche communautaire de la société. Tout comme le maire de Paris, Nicolas Sarkozy est un obsédé de l’identité. C’est en effet un thème récurrent dans son discours, lorsqu’il explique avoir changé d’avis sur le pacs après avoir compris que l’homosexualité était une « identité » ou quand il défend la discrimination positive au motif qu’il ne faut pas « humilier les identités ». Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë ne voient pas le peuple français comme un tout mais plutôt comme une somme de communautés structurées autour de la notion d’identité. En cela, ils sont l’un et l’autre influencés par leur expérience de la politique municipale. N’étant pas issus de l’ENA, ce qui est plutôt rare à ce niveau de responsabilités, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë se revendiquent plus volontiers du « terrain » que du service de l’Etat. Elus locaux plutôt que grands commis, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy conçoivent la République française comme une mairie en plus grand. Par leur histoire familiale, ils sont plutôt des français venus d’ailleurs : de père hongrois, Nicolas Sarkozy est issu de l’immigration tandis que Bertrand Delanoë a connu l’épisode du rapatriement après l’indépendance de la Tunisie. C’est peut-être pour cela qu’ils sont l’un et l’autre si étrangers à la tradition paysanne et provinciale qui a structuré le personnel politique de la France. Une différence fondamentale avec des hommes politiques comme François Mitterrand ou Jacques Chirac.

La même ambition

Leur pratique commune du double com’ rapproche Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy. Tous deux sont en effet de purs politiciens. Le métier d’avocat est pour Nicolas Sarkozy ce que le conseil en communication est pour Bertrand Delanoë : quelque chose de respectable à inscrire dans la case profession, une couverture. Depuis toujours, leur métier, c’est la politique. Elus très jeunes l’un et l’autre, ils n’ont depuis jamais pris leurs distances à l’égard de la politique ni renoncé à exercer un mandat. Sans doute grisés par l’expérience précoce du succès et des responsabilités, ils ont aussi connu l’échec pour avoir voulu aller trop vite, Bertrand Delanoë en 1986 avec un parachutage raté dans le Vaucluse aux élections législatives, Nicolas Sarkozy en 1995 avec la défaite d’Edouard Balladur qu’il avait choisi de soutenir à l’élection présidentielle. Il en est résulté pour eux une traversée du désert qui les a marqués.

Ces deux-là ne pouvaient pas s’ignorer bien longtemps. On peut même dire qu’ils se reconnaissent mutuellement. Interpellé par le « coming-out » télévisé de Bertrand Delanoë, Nicolas Sarkozy lui consacre un passage de son livre intitulé Libre pour critiquer cette initiative. En réponse, Bertrand Delanoë écorne dans son propre ouvrage, La vie, passionnément, la façon dont Nicolas Sarkozy a fait de sa vie familiale un élément de sa stratégie politique. Nicolas Sarkozy est d’ailleurs le seul homme politique de droite sur lequel s’attarde le maire de Paris dans son livre. Si, à coup sûr, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë se sont reconnus, d’aucuns prétendent qu’ils se sont aussi connus. Dans la biographie qu’il a consacrée au maire de Paris, le journaliste Philippe Martinat relate une rencontre entre les deux hommes, par l’entremise de leur ami commun Max Guazzini, le fondateur de NRJ, qui aurait eu lieu en 1986 pour faciliter un arrangement entre Dalida et le fisc. L’anecdote est sujette à caution dans la mesure où Philippe Martinat prête alors à Nicolas Sarkozy une autorité sur les services fiscaux qu’il n’exercera comme ministre du budget qu’à partir de 1993. Si toutefois elle était véridique, cette histoire d’une rencontre dans des circonstances où la politique et le show-biz s’emmêlent serait assez symbolique de ce qui rapproche Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy : les stars et leurs projecteurs, les réseaux d’influence et leurs antichambres.

Mais ce qui les unit avant tout, c’est leur ambition. Une même ambition. L’Elysée… L’un et l’autre ont déjà mis leurs pas dans ceux de Jacques Chirac : Bertrand Delanoë en lui succédant à la mairie de Paris après la parenthèse Tibéri, Nicolas Sarkozy en prenant la tête du parti majoritaire à droite. Cela ne leur suffit pas et, si la volonté de Nicolas Sarkozy de se présenter à l’élection présidentielle est notoire, Bertrand Delanoë se prépare lui aussi activement à cette échéance. Peut-être pas en 2007. Quoique… Si jamais, d’aventure, le PS était en mal d’une candidature fédératrice, Bertrand Delanoë pourrait se laisser convaincre de jouer le rôle du sauveur qui met tout le monde d’accord et faire taire les divisions. Il se souvient aussi qu’il doit en bonne partie son élection à la mairie de Paris à un concours de circonstances aussi inattendu que favorable : la démission de Georges Sarre, pour cause de scission chevènementiste, de la présidence du groupe socialiste au Conseil de Paris en 1993 puis la mise à l’écart de Dominique Strauss-Kahn en 1999, en raison de soucis judiciaires, et enfin le retrait in extremis de Jack Lang de la course à la candidature en 2000, après sa nomination au gouvernement de Lionel Jospin. Bertrand Delanoë sait qu’il ne faut jamais insulter l’avenir.

La politique-spectacle

Par leur pratique commune du double com’, Nicolas Sarkozy et Bertrand Delanoë apparaissent ainsi comme deux jumeaux politiques. Pour eux, cette méthode de conquête de pouvoir et d’exercice des responsabilités correspond à une vision moderne de la politique, en phase avec les valeurs de l’époque et l’attente de la population.

En alliant la communication, poussée à son paroxysme par l’utilisation de la vie privée, et le communautarisme, à travers une déclinaison du discours en fonction de la diversité des identités, Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy agissent à la fois sur l’émetteur et sur le récepteur et relèguent au second plan le message adressé. Ils réduisent ainsi la politique à sa dimension marketing. Car le double com’ est avant tout un fantasme de publicitaire, celui d’une société segmentée comme un marché où chaque catégorie, rangée dans le rayon qui lui correspond, reçoit un message personnalisé et taillé sur mesure. C’est une vision où le collectif fait place à une multitude de groupes identitaires qui coexistent plus qu’ils ne cohabitent, dans une logique où la non-agression réciproque prévaut sur la solidarité. Une vision contraire à la tradition républicaine d’un peuple en mouvement capable de surmonter ses contradictions et ses querelles pour se rassembler autour d’un homme ou d’institutions animés par des valeurs communes comme l’indépendance et la liberté dans le cas de la France. Des hommes comme Bertrand Delanoë et Nicolas Sarkozy ne s’adressent pas au peuple dans son ensemble mais cherchent à séduire ses composantes une à une. Leur ambition n’est pas de rassembler les Français mais de fédérer les communautés. C’est plus facile mais c’est moins noble…

Le double com’ n’est rien d’autre que l’américanisation de la vie politique poussée à son paroxysme. L’exercice souriant et tapageur d’une politique conçue comme un spectacle où la confrontation des idées fait place à la présentation de plusieurs numéros sous l’arbitrage de l’applaudimètre. Le double com’ qui fait prévaloir l’image sur le discours et l’identité sur la solidarité aboutit à l’avènement d’une politique coupée des réalités économiques et sociales. Une politique virtuelle indifférente à l’abstention qui est pourtant le meilleur indicateur de l’écoeurement qu’elle suscite et du découragement qu’elle provoque. Un spectacle qui se poursuivrait malgré les spectateurs qui se lèvent et quittent la salle peu à peu. « The show must go on… ».

Bien sûr, il y a déjà longtemps que la politique ne parle plus et ni Bertrand Delanoë ni Nicolas Sarkozy ne sont responsables de cette situation. Disons plutôt qu’ils s’en accommodent et qu’ils s’efforcent d’en tirer parti. N’étant pas de la trempe de ceux qui inversent le cours des événements et entraînent leurs contemporains, ils préfèrent considérer comme acquis ce qui est et faire avec. Ce qu’ils préparent à la France, c’est un duel qui leur semble inéluctable, celui qui opposerait Sarkozy le républicain à Delanoë le démocrate. Un concours d’estrades, une bataille homérique de petites phrases, un calcul d’audimat entre le Vivement Dimanche de Nicolas Sarkozy et le Vivement Dimanche de Bertrand Delanoë. Un casting géant devant les Français : « Si vous voulez Nicolas le sécuritaire volontaire, tapez 1 ; si vous préférez Bertrand, le pragmatique dynamique, tapez 2 ».

Extrait de François Devoucoux du Buysson, Pariscide, Les gâchis de l’ère Delanoë (La Table Ronde)

29.1.06

L’histoire rocambolesque des archives homosexuelles de la mairie de Paris

Comment, pour satisfaire à une promesse de campagne aux communautaristes gay, le maire de Paris s’est embourbé depuis plus de trois ans dans un projet foireux de centre d’archives homosexuelles dont il ne sait plus comment sortir.

Une promesse électorale aux communautaristes gay

La décision qui a présidé à la création du Centre d’Archives et de Documentations

Homosexuelles de Paris (CADHP) est la concrétisation d’une promesse de campagne faite par Bertrand Delanoë quelques semaines avant les élections municipales, dans une lettre du 2 mars 2001 adressée aux quarante associations membres du conseil politique de la Lesbian and Gay Pride. Une promesse écrite du candidat qui ne figurait nulle part dans son programme électoral officiel distribué aux électeurs de la capitale… Mais un engagement pris aussi de son côté par Christophe Girard, tête de liste des Verts dans le 4ème arrondissement et futur adjoint à la culture de Bertrand Delanoë (1).

Après que Bertrand Delanoë eût pris ses marques dans ses nouvelles fonctions, les associations réclamant un centre d’archives homosexuelles revinrent à la charge. Le projet du CADHP fut voté en septembre 2002 par le Conseil de Paris qui lui attribua une première subvention de 100.000 euros. Un vote à l’unanimité des groupes politiques puisque “l’Association de Préfiguration du CADHP et la mairie de Paris ont discrètement sollicité Jean-Luc Roméro, président-fondateur de l’association des Elus Locaux Contre le Sida pour qu’il sensibilise quelques élu-e-s de droite pour éviter des dérapages homophobes lors de la session qui examinera cette question” (2). Philippe Séguin finit par ordonner à la droite parisienne de voter le projet de centre d’archives homosexuelles. Une soudaine homophilie à l’unisson, inspirée surtout par la crainte des élus de droite d’être taxés d’homophobie (3) s’ils s’opposaient à ce projet aux contours pourtant mal définis et dont l’urgence ne sautait pas aux yeux…

Sous les flèches des amazones

Mais le maire de Paris était loin de se douter qu’avec l’aboutissement de cette première étape, les ennuis ne faisaient pourtant que commencer. Alors que la droite se réfugiait dans un mutisme prudent, l’opposition au projet d’archives homo surgit là où l’on ne l’attendait pas.

Des militantes lesbiennes, emmenées par la sociologue Marie-Hélène Bourcier et l’historienne Marie-Jo Bonnet, protestèrent bruyamment contre un projet qui les excluaient en faisant la part belle à l’homosexualité masculine. Prenant la presse à témoin, ces amazones en colère firent circuler une pétition intitulée “Archilesb !” dans le but de dénoncer “l’hégémonie gay” dont témoignaient selon elles la faible présence des femmes au sein du comité de pilotage du projet d’archives homosexuelles et la première sélection de livres pour le fonds documentaire, dominée par les auteurs masculins. La pétition -qui recueillit plusieurs centaines de signatures dans le milieu universitaire- réclamait aussi que la générosité de la mairie à l’égard du milieu associatif gay bénéficiât aussi aux associations lesbiennes. Et Libération de rapporter “qu’une partie du mouvement lesbien est en guerre ouverte contre « le pouvoir gay hégémonique et normatif » qui sévirait à Paris, notamment à l’Hôtel de Ville” (4). L’homo étant un loup pour l’homo, le projet du maire visant à souder la “communauté homosexuelle” dégénérait en “gayguerre” communautaire…

C’est sans doute pour faire taire ces furies et ne pas trop attirer l’attention des médias sur son très communautariste projet d’archives homosexuelles que la mairie de Paris attribua peu de temps après des subventions, pour respectivement 10.000 et 15.000 euros, aux associations Archives Recherche Culture Lesbienne et Cineffable dont les pratiques sont discriminatoires puisque les manifestations qu’elles organisent sont interdites aux hommes. Et c’est ainsi que pour éviter le scandale sur son centre d’archives, Bertrand Delanoë se vit accusé de “sexisme à l’envers” par une presse goguenarde, et pas qu’en France d’ailleurs (5).

Un chef de projet pour le moins louche

La conduite du projet de centre d’archives homosexuelles fut confiée à Jean Le Bitoux, un ami de l’adjoint à la culture, Christophe Girard. Par la suite, Jean Le Bitoux se fera confortablement salarier “responsable du comité d’acquisition” de l’Association de Préfiguration du CADHP qu’il a lui-même créée (6).

Fondateur du magazine Gai Pied et ancien pionnier du minitel rose dans les années 1980, Jean Le Bitoux est un vieux routard du militantisme homosexuel. Il fut ainsi à l’origine de la Maison des Homosexualités, une structure associative décriée jusque dans le milieu homosexuel -et notamment par Act Up- pour sa gestion hasardeuse de subventions de l’Agence française de lutte contre le sida et du ministère de la culture pour -déjà- la création d’un centre d’archives homosexuelles. Jean Le Bitoux est aussi à l’initiative de la création du Mémorial de la Déportation Homosexuelle qui a provoqué la colère des associations de déportés comme la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes) et l’UNADIF (Union Nationale des Déportés et Internés Français) en raison des libertés qu’elle a prises avec la rigueur historique dans le but d’instrumentaliser à des fins militantes la question de la déportation (7).

Mais ce qui, par-dessous tout, donne un parfum de soufre à Jean Le Bitoux, c’est son insistance à justifier la pédophilie. En témoignent notamment ses propos dans le magazine gay Illico, en mars 2001, au lendemain de l’élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris :“En France, l’homosexualité vient d’une culture pédophile avec André Gide. (…) Dans le discours du GLH (Groupe de Libération Homosexuelle) à partir de 1975, il y a tout un héritage du FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) notamment sur la question pédophile. A l’époque, il s’agissait de libérer son corps, libérer ses fantasmes. (…) Dans les années 70, tout est à libérer y compris l’enfant qui est corseté comme la femme, comme l’homosexuel. Aujourd’hui, on ne parle plus du tout du même enfant. L’enfant des années 70 était l’esclave d’une vieille civilisation, l’enfant d’aujourd’hui est extrêmement sacralisé. (…) Dans les années 70 déjà, la pédophilie est un sujet tabou. Il y avait cependant une conscience collective qu’il fallait libérer tout cela. (…) Le tabou de la pédophilie cache toute cette période où on est adolescent, où on a des désirs mais où on reste en carafe parce que rien n’est possible. (…) On a inventé un homosexuel qui laisse de côté la question pédophile. (…) Aujourd’hui, je pense que les pédophiles sont toujours les boucs émissaires des homosexuels. Le débat n’est plus du côté d’un espace de liberté que les pédophiles n’ont toujours pas mais du côté de la jeunesse des homosexuels”.

Au nom du vieux discours soixante-huitard sur l’émancipation, Jean Le Bitoux associe donc homosexualité et pédophilie, se livrant ainsi à un amalgame que l’on a plutôt l’habitude de trouver dans la prose d’extrême-droite. Aussi n’est-ce sans doute pas un hasard si les statuts déposés en préfecture le 19 décembre 2001 fixent à l’association de préfiguration du CADHP un objet qui va au-delà de l’homosexualité et parle plutôt de “recherches sur les sexualités minoritaires”, ce qui permet d’englober bien d’autres pratiques…

Le naufrage, puis le replâtrage, d’un projet maudit

Richement doté et soutenu par la mairie de Paris, qui s’est engagée à plusieurs reprises sur ce dossier, le projet de centre d’archives homosexuelles a pourtant rapidement sombré, malgré les affirmations de Bertrand Delanoë : “Je souhaite que ce projet voie le jour (…). L’horizon sera plutôt 2003. En tout état de cause, le dossier est porté par des personnes compétentes et sérieuses. Nous examinons d’ailleurs la possibilité de les aider à réaliser une étude de faisabilité précise, dès cette année”. (8)

Alors que l’ouverture de ce centre d’archives était initialement prévue pour la Gay Pride 2003 (9), ce projet s’est embourbé dès le début comme l’ont découvert les associations homosexuelles -plus vigilantes sur ce dossier que la presse généraliste et les élus- en apprenant au cours de l’été 2004 que Jean Le Bitoux avait été remercié par la mairie. Le site internet du CADHP était désactivé en février 2004 et les portes du local que lui avait attribué la Ville de Paris restaient closes au public. Plusieurs collections d’archives privées de personnalités homosexuelles auraient été listées, sans leur accord ou à leur insu, comme donateurs d’office au projet municipal donc le fonds d’archives fait grandement défaut (10).

Pendant ce temps-là, les 100.000 euros de dotation du projet se sont évaporés. En effet, comme le montrent les comptes du CADHP pour 2003 et 2004 (cliquer ici), plus de la moitié de la somme est partie en salaires (pour quel travail ?), le reste étant majoritairement englouti dans de mystérieuses “charges externes”.

Cette bérézina a obligé la municipalité à reprendre les choses en main. Quitte à renouer avec des pratiques autrefois vilipendées par les socialistes parisiens… En effet, l’association de préfiguration du centre d’archives homosexuelles est désormais présidée par Stéphane Martinet, ancien président d’Homosexualités et Socialisme, un cercle lié au PS, et adjoint au maire du 11ème arrondissement. Un mélange des genres qui a de quoi surprendre quand on se souvient qu’en 1999, l’opposition socialiste à Jean Tibéri avait vivement critiqué l’attribution de subventions à des associations présidées par des adjoints au maire en soulignant “les risques juridiques” que comportaient ces “modes de gestion aux marges de la légalité”. La gauche parisienne semble avoir oublié cet avertissement de bon sens. Un trou de mémoire surprenant pour une municipalité qui prétend fonder des archives…

Afin de repêcher le projet mort-né du CADHP, l’association de préfiguration va sous-traiter à une société de conseil le rapport de faisabilité qu’elle n’avait pas réussi à pondre elle-même au bout de plusieurs années. Mais cette société spécialisée dans le domaine social et santé offrait-elle les gages de sérieux et d’indépendance nécessaires pour redonner un semblant de crédibilité au projet de la municipalité ? Le marché fut en effet attribué à CCMO Conseil, une société créée opportunément le 21 octobre 2004 par Olivier Maguet, président de l’association FAGG (Formation pour une Approche de la question Gaie et de l’identité de Genre). Plusieurs “formateurs” de FAGG, comme Jean Le Bitoux, membres du conseil d’administration de l’AP CADHP, font office d’”intervenants” dans des sessions de formation sous-traitées par la mairie de Paris pour éduquer à la question gaie et de l’identité de genre ses agents municipaux. Au cours de séances facturées 1.700 euros par jour aux contribuables parisiens (11), Olivier Maguet intervenait en tant qu’expert de la “méthodologie de projet communautaire”…

CCMO Conseil rendit son rapport en juin 2005. Ce document explique “la nécessité d’un dispositif spécifique pour les sources archivistiques et documentaires du monde LGBT” (page 9) en allant chercher des justifications dans des références historiques et/ou scientifiques aussi sérieuses telles que : “Paris a par ailleurs toujours été en quelque sorte la capitale LGBT de la France. Déjà en 1616, Agrippa d’Aubigné, dans les “Tragiques”, comparait Paris aux “Sodome et Gomorrhe brûlantes””… Comme on pouvait s’y attendre, le rapport chargeait aussi la barque en matière de budget : page 63, la phase de configuration (30 mois sur la période 2005-2007) se voyait dotée d’un budget de 820.000 euros, soit un montant annuel de 327.000 euros. Un montant bien supérieur aux quelques 182.000 euros prévus dans le projet initial…

Et tout ça pour quoi ? La page 24 du rapport, consacrée à “La nature des sources archivistiques et documentaires LGBT relevant des compétences du Centre”, donne un avant-goût de ce que l’on trouverait entre autres au centre d’archives :“- un tee-shirt de l’association Gay Pride Paris qui informe sur une partie de la réponse associative à la question de la visibilité ;- un godemiché ou un cockring qui informe sur les pratiques sexuelles;- une étoffe en forme de triangle rose qui informe sur la déportation des homosexuels sous le règne du nazisme en Europe ;- une digue dentaire qui informe sur la sexualité sans risque chez les lesbiennes ;- une parure de Drag Queen qui informe sur un mode de vie et une visibilité LGBT…”. (12)327.000 euros par an pour de telles âneries !

Le ministère de la culture à la rescousse de Delanoë ?

La tournure lamentable prise par le projet d’archives gay du maire de Paris a délié les langues.

Ainsi, dans son dernier livre (13), Marie-Hélène Bourcier résume bien la situation : “Le double discours doit cesser : la mairie de Paris ne peut plus continuer de dire qu’elle n’interfère pas avec l’association alors que le dossier scientifique plus que défaillant a été validé par ses services en 2001 et qu’elle se doit de demander des comptes sur l’argent public confié au CADHP. Le problème, c’est qu’il devient évident qu’il s’agit de réaliser une promesse électorale à n’importe quel prix” (13). Les déboires du maire de Paris font aussi ricaner à Lyon où, plus discrètement -et plus efficacement- qu’à Paris, un centre d’archives homosexuelles a ouvert avec le soutien du maire socialiste Gérard Collomb. Le promoteur de ce projet, Michel Chomarat, ne se prive d’ailleurs pas de critiquer la méthode employée à Paris : “Vu de Lyon, on croit rêver face à l’incurie récurrente des initiateurs de ce projet et au manque de contrôle manifeste des deniers publics. Les gays parisiens seraient-ils au-dessus des lois de la République ? Comment en est-on arrivé à ce point d’amateurisme et de copinage quand on connaît la situation en province ? (…)

Je connais bien la démarche généreuse et désintéressée de Phan Hoang, et ce n’est peut-être pas un hasard si nous étions ensemble à la dernière Gay Pride, à Paris pour récolter le maximum de documents tout au long du parcours pendant que d’autres discutaient sur la place des godes dans un centre d’archives virtuel” (14).

Pour tenter de gommer les faiblesses structurelles de son projet foireux, la Ville de Paris l’a fait valider par le centre départemental des archives de Paris. Comme l’écrit le magazine E-llico (qui, selon le budget du projet initial, devait bénéficier d’encarts publicitaires du CADHP…) dans un article de janvier 2006 : “Ce contrôle (sur la méthodologie et la dimension scientifique du projet) avait été demandé il y plusieurs mois par Odette Christienne, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine, qui entendait ainsi se prémunir d’éventuelles attaques sur un dossier qui a connu de nombreux soubresauts” (15). Une formalité essentielle pour redonner un peu d’aplomb à un projet qui avait du plomb dans l’aile.

En attendant l’étape suivante : débloquer une subvention du ministère de la culture. C’est du moins ce qu’annonçait E-llico dans le même article. Ainsi, la droite qui avait déjà stupidement voté la première subvention de 100.000 euros de la Ville de Paris, et s’est ainsi privée de la meilleure occasion à ce jour de confondre Bertrand Delanoë en pointant le décalage entre son discours sur l’éthique publique et ses pratiques de réseau, s’apprêterait à le tirer du guêpier qu’est le CADHP en prenant sa part à ce scandale. Avec de tels ennemis politiques, le maire de Paris n’a pas besoin d’amis !

Article repris du site www.communautarisme.net

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(1) Répondant à un questionnaire du Centre Gai et Lesbien adressé aux candidats, Christophe Girard écrivait au sujet de la revendication d’un “rayon gai et lesbien dans les bibliothèques municipales”: “j’aimerais la création d’un grand centre de documentation”.
(2) E-llico.com, 9 septembre 2002. L’association ELCS de Jean-Luc Romero a vu ses subventions de la Ville de Paris augmenter significativement depuis 2001.
(3) Christophe Girard s’était chargé de sermonner -d’avertir ?- ses collègues de l’opposition : Pour éviter qu’il y ait des drames et des suicides en chaîne, je crois que si notre Assemblée ici, qui a manifesté à part quelques voix discordantes, plutôt beaucoup de tolérance, beaucoup de progrès à l’endroit des mœurs, vote largement cette subvention, je crois qu’on en sortira grandis, et qu’on donnera de Paris un exemple à la fois de modernité et aussi de tolérance, et plus que de la tolérance, de respect, car c’est ce que nous demandons, les uns et les autres, quand on est concerné dans notre chair, le respect (Conseil de Paris, 23-24 septembre 2002).
(4) Libération, 7 décembre 2002.
(5) Voir la revue de presse du Perroquet Libéré
(6) Statuts déposés à la préfecture de police le 19 décembre 2001.
(7) Jean Le Bitoux soutient en effet la légitimité d’une reconnaissance par les autorités françaises des Triangles Roses, symboles de la déportation homosexuelle, alors qu’une telle persécution, effectivement mise en œuvre à l’intérieur du IIIème Reich -dont les limites englobaient l’Alsace et la Lorraine après l’armistice de 1940-, n’a pas concerné la France de Vichy. Jean Le Bitoux a présidé le Mémorial de la Déportation Homosexuelle dans les années 1990, succédant à un personnage passé depuis à la postérité puisqu’il s’agit de Thierry Meyssan, qui connut son heure de gloire en affirmant dans un livre qu’aucun avion ne s’est écrasé sur le Pentagone le 11 septembre 2001… Malgré des références aussi fantaisistes, le Mémorial de la Déportation est parvenu, grâce à un intense travail de lobbying en coulisses, à obtenir le soutien politique du premier ministre, Lionel Jospin, et du maire de Paris, Bertrand Delanoë, au printemps 2001.
(8) Illico, 13 décembre 2001.
(9) Planning de préfiguration du CADHP, page 16.
(10) Le fondateur de l’Académie Gay et Lesbienne, B. Phan Hoang, un ancien libraire qui, pendant près de trente ans, a constitué un fonds d’archives riche de plus de vingt mille documents, a été vertement éconduit lorsqu’il demanda à la mairie de Paris un local susceptible d’accueillir sa collection unique en son genre. Une solution, qui aurait permis à la municipalité parisienne de faire des économies significatives en utilisant des fonds documentaires déjà constitués…
(11) Selon la plaquette FAAG de l’année 2005, page 22.
(12) Rapport de préfiguration d’un centre des mémoires LGBT Paris/Île-de-France.
(13) Marie-Hélène Bourcier, Sexpolitiques, Queer Zones 2, La Fabrique Editions, 2005.
(14) Cité par Têtu, novembre 2004.
(15) E-llico, publié le 10 janvier 2006.

Un nouveau “scandale gay” à la mairie de Paris

Dans un article récent (1), Le Parisien a raconté l’histoire édifiante de l’Artère, un monument consacré aux victimes du sida. Initialement prévue pour être inaugurée le 1er décembre 2003, cette “stèle” est toujours à l’état de chantier et l’artiste qui avait chargé de la réaliser, Fabrice Hybert, a jeté l’éponge. Selon Le Parisien, le chantier est à l’abandon depuis plusieurs mois.
Comme souvent dans ces cas-là, c’est le contribuable qui est la première victime de ce naufrage artistique. En effet, sur la somme de 1,6 millions d’euros consacrée à ce projet, le ministère de la culture était engagé à hauteur de 550.000 euros tandis que la Ville de Paris avait quant à elle versé une subvention de 100.000 euros.

Après le scandale du CADHP (100.000 euros gaspillés dans un projet d’archives homosexuelles), voici un nouvel exemple des dérives auxquelles conduit immanquablement la pratique du copinage qui a cours à l’Hôtel de Ville. Car Fabrice Hybert est loin d’être un inconnu pour le maire de Paris et son équipe.

Plasticien à la pointe de la branchitude, Fabrice Hybert s’est fait connaître comme dans le milieu de l’art contemporain -où l’extravagance passe souvent pour un signe de génie- avec ses “prototypes d’objets en fonctionnement” (POF), des gadgets comme sa balançoire à godemiché ou son arbre à une feuille qu’il vend à prix d’or à des gogos (François Pinault, par exemple) lorsqu’ils ne vont pas s’amonceler dans les musées nationaux (Beaubourg). Couronné par un Lion d’Or à la Biennale de Venise en 1997, Fabrice Hybert (2) est surtout le prototype même de ce nouvel académisme qu’est devenu une certaine forme d’art contemporain après un long travail de noyautage des cocktails mondains et des antichambres ministérielles. Par ailleurs engagé en faveur des revendications politiques du mouvement gay (3), Fabrice Hybert avait tout pour plaire à la mairie de Paris.

Habitué des comités de soutien de Bertrand Delanoë, Fabrice Hybert est l’un des piliers de la Nuit Blanche lancée par l’adjoint à la culture, Christophe Girard, qui raffole de ses prouesses artistiques. C’est donc tout naturellement que la mairie de Paris a apporté son soutien financier au projet de l’Artère dont les promoteurs (Pierre Bergé et des associations comme Ensemble contre le sida ou Sidaction) avaient confié la réalisation à Fabrice Hybert.

Il s’agissait de raconter l’histoire du sida à travers une sorte de puzzle de céramique géant dans un espace de plus de 1.000 mètres carrés à La Villette. Bien entendu, il fallait que ce soit cher et exhubérant : c’est pourquoi les plaques de céramiques étaient fabriquées au Mexique à partir de trois moules (détruits après usage) avant d’être importées en France par la société de l’artiste.

Car Fabrice Hybert est aussi un entrepreneur. Prônant une association étroite (et juteuse…) entre les artistes et les entreprises, Fabrice Hybert met volontiers son travail (POF, performances, installations…) au service des stratégies marketing des grandes marques : “Quand j’ai voulu être artiste, je voulais aussi faire des affaires, faire du commerce, échanger.

Chef d’entreprise, cela a toujours été mon histoire. (…) Les grands artistes internationaux, les meilleurs, savent très bien gérer seuls leurs affaires” (4). Dès 1994, il a créé pour cela sa propre société, la SARL UR (Unlimited Responsibility; un nom qui, hélas, ne traduit pas la réalité de la responsabilité de son gérant…). C’est par cette société que transitait la céramique mexicaine.

Or, après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par 10 entre 2001 et 2003 et ses comptes plonger dans le rouge (5), UR -en cessation de paiement depuis le 17 août 2003- a été placée en redressement judiciaire le 17 février 2005, bloquant par la même occasion le chantier de l’Artère qui est entré en “Hybernation”…

Visiblement, les responsables du ministère de la culture et de la Ville de Paris qui ont donné leur feu vert au financement de l’Artère n’avaient pas tellement évalué le risque de faire reposer le projet sur une société sans surface financière qui n’a cessé de péricliter depuis 2001…

Si l’on en croit un galeriste qui l’expose régulièrement, “la démarche de Fabrice Hybert est polymorphe, « glissante » et insaisissable; ses pratiques mêlent commerce, actions artistiques et détournements”. On se demande quel sens il faut donner au mot détournement. Car l’argent public gaspillé dans ce naufrage conceptuel n’a sans doute pas été perdu pour tout le monde…

Cité par Têtu, le magazine gay de Pierre Bergé qui était aussi utilisé pour faire la promo de l’Artère, Fabrice Hybert avait déclaré qu’il “ne voulait pas faire un monument aux morts mais un non-monument” (6). C’est très réussi !

Source : leperoquetlibere.com
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(1) “Où est passée la stèle pour les victimes du sida ?”, Frédéric Gouaillard, Le Parisien (de Paris), 27 décembre 2005.
(2) Il paraît que le Maître a décidé de supprimer le T de son patronyme pour mieux jouer des correspondances entre Hyber et Hyper (Hybermarché, par exemple…).
(3) Fabrice Hybert était, avec une belle brochettes de people (Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier), d’hommes politiques (Christophe Girard, Noël Mamère) et d’activistes homo, au nombre des signataires du Manifeste pour l’égalité des droits qui a lancé la polémique sur le mariage gay en 2004.
(4) Citations de Fabrice Hybert extraites d’un article -hilarant avec le recul- paru dans Le Monde en date du 12-13 mai 2002 : “L’Art du business”, par Roxana Azimi.
(5) Selon Infogreffe, le chiffre d’affaires de UR était de 609.797 euros en 2001, 214.009 euros en 2002, 71.397 euros en 2003. Le résultat est devenu négatif en 2003 (-32.589 euros, soit la moitié du CA). Comme par hasard, les comptes 2004 n’ont pas été déposés au greffe…
(6) “Un lieu de mémoire et de connaissance du sida”, Xavier Héraud, Tetu.com, 29 novembre 2001

La mairie de Paris victime d’Act Up !


L’association activiste gay Act Up a perturbé la “conférence internationale sur le VIH et la santé gaie” organisée les 28 et 29 novembre à l’Hôtel de Ville de Paris.

Les militants d’Act Up, qui avaient été invités à participer à cette conférence, ont déversé un sac de boîtes vides de médicaments sur la tribune pour protester contre l’invitation à cette conférence -aux frais de la princesse- de l’écrivain américain Tony Valenzuela, un adepte du “bareback” (terme qui désigne les rapports sexuels sans préservatif entre personnes séropositives).

Considéré par les militants de la lutte contre le sida comme le “Dustan américain” (1), Tony Valenzuela, ancien acteur porno et séropositif, est en effet très décrié pour ses écrits en faveur de l’abandon du préservatif et son analyse faisant du crystal -une drogue dure à la mode dans le milieu homo- un élément du “principe de plaisir” chez les gays. Act Up parle même à son égard de “la légitimation d’un discours révisionniste sur le sida” alors que la ville de Paris est le plus mauvais élève de France métropolitaine et d’Europe en matière de contamination par le VIH (2) du fait notamment de la recrudescence des comportements à risque chez les hommes homosexuels (3).

Au-delà des controverses internes à la mouvance homosexuelle sur le “port obligatoire du préservatif” ou “les plaisirs des drogues”, on s’amusera de voir la mairie de Paris victime des manifestations violentes d’Act Up après avoir recasé à l’Hôtel de Ville plusieurs de ses militants (comme l’adjoint à la culture, Christophe Girard, et le conseiller de Bertrand Delanoë, Philippe Lasnier) et arrosé de subventions cette association (4). C’est un peu l’arroseur arrosé…

On remarquera aussi que la presse, d’habitude prolixe sur les faits d’armes des commandos d’Act Up, s’est montrée curieusement silencieuse dès lors que ces violences ont pris pour cible une manifestation officielle de la mairie de Paris.

Source: Le Perroquet libéré

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(1) En référence à Guillaume Dustan, écrivain français homosexuel décédé en 2005, qui avait été mis au ban du mouvement gay pour avoir légitimé les relations sexuelles entre séropositifs.
(2) 1.326 nouveaux cas de séropositivité et 507 cas de sida notifié entre le 01/01/2003 et le31/12/2004.
(3) 38,61 % des nouveaux diagnostics VIH en France relèvent d’une contamination par rapports homosexuels chez les hommes selon les “nouveaux diagnostics VIH en France en 2003 et 2004″ étudiés par l’institut national de la veille sanitaire.
(4) En 2003, le Conseil de Paris a voté une subvention de 32.000 euros à Act Up Paris.

Bientôt sur vos écrans, Télé Delanoë


Un appel d’offres vient d’être lancé en vue de la création d’une chaîne télévisée de la mairie de Paris. Malgré la multiplication du nombre de chaînes de télévision, via le câble ou la TNT, la mairie de Paris semble décidée à lancer sa propre chaîne.

C’est en tout cas ce que nous apprend un appel d’offres “passé selon la procédure adaptée” (traduction : une procédure légère….) publié à la page 3263 du Bulletin Municipal Officiel de la Ville de Paris du 4 novembre 2005 (cliquer ici) à destination tous les consultants en audiovisuel pour une “mission d’assistance et de conseil relative à la stratégie de la mairie de Paris en matière de télévision locale à Paris”. C’est à se demander à quoi sert la Direction générale de l’information et de la communication de la Ville de Paris ?

On peut légitimement s’interroger sur l’opportunité de la création de “Télé Delanoë”. Car il y a peu de chances qu’il s’agisse de retransmettre les débats soporifiques du Conseil de Paris qui se tiennent le plus souvent devant des pupitres à moitié vides et des tribunes réservées au public désertes. Et s’il s’agit pour le maire de Paris de disposer d’une chaîne relayant complaisamment son action au service des “Parisiennes et des parisiens” en brossant un portrait flatteur de “notre maire à tous”, alors il y a déjà France 2 (merci Daniela Lumbroso, merci Michel Drucker…), France 3 (merci Fogiel…), Canal + (merci Stéphane Bern…) et, bien sûr, Pink TV.

Espérons au moins que ce sera gratuit…

Source : Le Perroquet libéré

Gay Games : Delanoë s’engage

Lui-même était tellement convaincu que la capitale française avait “le meilleur dossier” et “besoin des Jeux” qu’il ne s’est pas résolu à la défaite, après la douche froide de Singapour en juillet dernier.

Ayant échoué à obtenir “les Jeux”, il s’est rabattu sur l’espoir d’obtenir “des Jeux”. Pour l’amour des Jeux (”au coeur de nos vies”), Bertrand Delanoë n’a pas hésité à s’engager personnellement pour que les Gay Games de 2010 aient lieu à Paris. Il faut le lire pour mesurer son enthousiasme et la vigueur de sa flamme olympique :
“C’est un défi passionnant, un enjeu sportif réel, l’occasion d’échanges culturels, une démonstration d’amitié entre les peuples. C’est aussi un évènement touristique -donc économique- ce qui n’a pas échappé à des villes aussi dynamiques et diverses que Chicago, New-York, Amsterdam ou Sydney.

Pour ces raisons, je suis très heureux de vous témoigner mon soutien personnel et celui de la Mairie de Paris pour votre beau projet ouvert à toutes et à tous, loins des préjugés et des suspicions.

Je me réjouis vivement que plusieurs grandes fédérations sportives nationales vous aient officiellement apporté leurs encouragements : c’est un signe qui ne trompe pas. Au delà des performances, des records, du sport pour tous les niveaux et tous les âges, je vois au travers de votre candidature une manisfestation à laquelle chacun peut participer dès lors qu’il en partage les objectifs, à savoir la lutte contre toutes les discriminations, qui frappent aussi le monde sportif.

Bertrand DelanoëMaire de Paris”

Vivement 2010 !

Source : Le Perroquet libéré

Le mariage, nouvel avatar de la surenchère permanente du mouvement homosexuel

Le 12 février 2004, la municipalité de San Francisco célébra, pour la première fois aux Etats-Unis, plusieurs mariages de couples homosexuels. La date de cet événement n’avait pas été choisie au hasard. En effet, le 12 février, date de l’anniversaire de Lincoln (Abraham Lincoln’s Day) qui coïncide avec la fête de la Saint-Valentin, est pour le mouvement homosexuel américain une journée de revendication en faveur de l’accès au mariage pour les couples de même sexe, le National Freedom to Marry Day (1). En 2004, cet événement a trouvé un écho particulier, dans un contexte de pré-campagne présidentielle aux Etats-Unis : l’initiative de Gavin Newsom, le maire démocrate de San Francisco, de procéder à des mariages homosexuels répondait à l’élection le 8 octobre 2003 du républicain Arnold Schwarzenegger au poste de gouverneur de Californie, l’Etat le plus peuplé du pays, traditionnellement acquis au candidat démocrate pour la Maison-Blanche. Réputé gay-friendly, le médiatique gouverneur de Californie, sur qui le parti républicain comptait pour rééquilibrer le vote gay en faveur des démocrates, était ainsi sommé par le maire de San Francisco de choisir entre sa sympathie affichée pour le mouvement homosexuel et la conception de l’ordre et des valeurs familiales défendues par son parti et par le président Bush.

En France aussi, le débat sur le mariage homosexuel est intervenu en période préélectorale, au cours d’un printemps marqué à la fois par les élections régionales de mars et le scrutin européen de juin. A quelques jours du premier tour des élections régionales, la publication du Manifeste pour l’égalité des droits (2), le texte qui a servi de détonateur et de feuille de route aux partisans du mariage homosexuel montrait explicitement qu’il s’agissait là d’un débat « Made in the USA » en lançant notamment un appel « aux maires des communes de France (à) suivre l’exemple donné par le maire de San Francisco et (à) célébrer des unions entre personnes du même sexe ». Après une première tentative avortée de plusieurs élus parisiens de suivre l’exemple du maire de San Francisco (3), Noël Mamère relança le débat, une fois la victoire de la gauche aux élections régionales acquise, en annonçant le 22 avril qu’il célébrerait le mariage de deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde) à la date du 5 juin 2004. Avec cet ultimatum, le débat sur le mariage homosexuel s’imposa au premier plan dans les médias occultant -opportunément pour des écologistes empêtrés dans leurs divisions sur la construction européenne, accentuées par la décision de la Commission d’accepter l’importation de maïs OGM- la campagne pour les élections européennes prévues le 13 juin. Par son attitude provocatrice non dissimulée, Noël Mamère somma ainsi l’ensemble de la classe politique de se déterminer par rapport à un thème surgi ex-nihilo dans le débat national à la faveur de l’importation par des réseaux militants d’une polémique américaine étrangère aux préoccupations des Français et absente de l’agenda des partis politiques.

Surgie dans le but de servir des intérêts politiciens, la controverse apparaît comme faussée tant sur le plan du débat démocratique que sur celui de l’argumentation juridique, révélant surtout la surenchère permanente à laquelle se livre le mouvement homosexuel.

L’ABSENCE DE VERITABLE DEBAT DEMOCRATIQUE AUTOUR DU MARIAGE HOMOSEXUEL

Le débat sur le mariage homosexuel n’est pas un véritable débat car il n’a été ni ouvert ni représentatif.

En ouvrant leur texte sur l’agression de Sébastien Nouchet (4) pour conclure par un appel aux élus à marier des couples de même sexe, les auteurs du Manifeste pour l’égalité des droits se livrèrent à un amalgame entre la question consensuelle de la lutte contre l’homophobie et des revendications autrement plus discutées dans des termes qui interdisaient toute critique de leur démarche et disqualifiaient à l’avance leurs éventuels contradicteurs ainsi mis en garde : « Il nous semble en effet homophobe et discriminatoire de refuser l’accès des gays et des lesbiennes au droit au mariage et à l’adoption, de refuser l’accès des lesbiennes ou des femmes célibataires à la procréation médicalement assistée ». Cette menace ne tarda guère à être mise en application comme l’ont montré les accusations d’homophobie adressées à Lionel Jospin après que l’ancien ministre qui avait fait voter le pacs eût exprimé son hostilité au mariage homosexuel (5) au nom du respect des institutions, rappelant à cette occasion que, « le mariage est dans son principe et comme institution « l’union d’un homme et d’une femme ». Malgré son souhait de voir respectée « la liberté de débattre vraiment », mise à mal selon lui par « une nouvelle tentation bien-pensante, voire une crainte de l’imputation homophobe qui pourraient empêcher de mener honnêtement la discussion », les invectives ne tardèrent pas à s’abattre sur Lionel Jospin pour le punir de sa position sacrilège. Ainsi, Christophe Girard dénonça immédiatement « les déclarations conservatrices de Lionel Jospin » qu’il jugeait « usé, fatigué, vieilli » (6) tandis que les militants d’Act Up traitèrent sans détour l’ancien premier d’« homophobe » (7). Avec un tel climat d’interdiction, déjà contenu dans la lettre même du Manifeste pour l’égalité des droits, le « débat national » évoqué par Jacques Chirac, président de la République et gardien des institutions, après que celui-ci eût exposé mollement son refus du mariage ne pouvait être qu’un vœu pieux. D’ailleurs, dans les grands quotidiens, les partisans du mariage homosexuel multipliaient les tribunes vantant les mérites du mariage homosexuel alors que seuls des auteurs connus pour leur homosexualité (Benoît Duteurtre, Christophe Donner) étaient autorisés à leur porter la contradiction. Le débat était pour ainsi dire réservé aux homosexuels faisant de la critique du mariage homosexuel un privilège communautaire.

Bien que favorable sur le fond au mariage homosexuel, Bertrand Delanoë s´est dit « surpris » (8) par cette revendication qui, jusqu’ici, ne figurait pas parmi les priorités affichées par le mouvement homosexuel. Connu pour avoir fait connaître son homosexualité bien avant le maire de Paris, Andre Labarrère, sénateur-maire socialiste de Pau, s’est quant a lui opposé au mariage homosexuel au motif que « se marier, c’est imiter les gens dits normaux » (9). En dépit d’un certain discours des médias accréditant l’idée d’une volonté croissante des homosexuels de se normaliser consécutive au traumatisme du sida, force est de constater que l’antienne libertaire exprimée par André Labarrère trouve toujours un écho très vif chez les homosexuels. En effet, la revendication du mariage n’a guère enthousiasmé les homosexuels, ce qui provoqua la surprise des élus parisiens qui se voyaient déjà marier des couples a la chaîne, comme à San Francisco (10). Contrairement à ce qu’ils escomptaient, les maires d’arrondissement n’ont en effet reçu que très peu de demandes de mariage de la part de couples homosexuels : trois seulement, dans les 15ème, 16ème et 19ème arrondissements, aucune dans le 4ème où s’étend pourtant le quartier du Marais et dans le 3eme arrondissement limitrophe. De même, la manifestation de soutien à Noël Mamère organisée à Paris par Act Up Paris et Les Panthères Roses le 5 juin 2004 au moment où le maire de Bègles célébrait son fameux mariage n’attira qu’une quarantaine de manifestants sur le parvis de l’Hôtel de Ville pourtant voisin du quartier gay du Marais. Au sein d’une population homosexuelle où les couples stables constituent une exception, le thème du mariage est apparu comme décalé comme l’a notamment montré le refus des organisateurs de l’édition 2004 de la Gay Pride de faire du mariage un mot d’ordre de la marche, préférant s’en tenir au thème général de l’égalité des droits. On peut donc non seulement se demander si le mariage homosexuel répondait a la volonté générale, dont procède la loi en démocratie, mais aussi s’il était vraiment populaire auprès de la minorité qu’il était censé satisfaire.

LE MARIAGE HOMOSEXUEL, UN FAUX DEBAT JURIDIQUE

En se basant sur un improbable vide juridique ainsi que sur une vision biaisée de l’égalité, le mariage homosexuel est apparu comme un faux débat sur le plan du droit.

Le projet de Noël Mamère de célébrer le mariage de deux hommes était soutenu notamment par une ribambelle d’avocats parisiens engagés de longue date dans le mouvement homosexuel et signataires du Manifeste pour l’égalité droits comme Caroline Mécary, Yann Pedler et Emmanuel Pierrat. Voulant placer le débat sur le mariage homosexuel dans la double filiation de la conquête des droits civils pour les minorités aux Etats-Unis et de l’aboutissement douloureux du droit à l’avortement en France, ces juristes ont conseillé à Noël Mamère de déplacer la controverse du terrain politique vers le domaine judiciaire. Cette stratégie fut notamment clairement énoncée par Noël Mamère : « J’irai jusqu’au bout de ma démarche. Je considère que ce n’est pas au ministère public mais aux juges du siège, au cours d’un débat contradictoire, de dire le droit. Je souhaite un débat contradictoire. Ma démarche est une démarche politique.

Nous avons franchi avec les Verts une première étape car la société débat de cette question de l’égalité des droits. Il faut maintenant franchir une seconde étape qui consiste à faire évoluer le droit (11)». L’argumentation élaborée par les avocats de Noël Mamère reposait sur l’idée que rien dans le code civil n’interdisait d’unir par le mariage des personnes de même sexe : « Le code civil ne contient aucune définition du mariage. Seul est précisé l’âge requis pour se marier.

Ces textes ne définissent pas le mariage comme une union entre un homme et une femme. La différence des sexes et la procréation n’en sont pas des éléments essentiels (12)». En dépit de sa popularité dans les médias et de l’aplomb avec lequel elle était répétée à l’envi par les avocats de Noël Mamère, cette idée ne résista pas à une analyse juridique sérieuse. En effet, s’il est vrai que les rédacteurs du Code Napoléon n’ont pas cru utile en leur temps de définir le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, le code civil précise néanmoins dans son article 75 que les époux déclarent « se prendre pour mari et femme ».

Il est intéressant de signaler que, lors du débat sur le pacs, en 1999, les parlementaires et les promoteurs du projet gouvernemental avaient déjà tranché nettement cette question. En présence de Noël Mamère, déjà député… En effet, pour le député Jean-Pierre Michel, magistrat de profession et rapporteur à l’assemblée nationale de la loi instituant le pacs, la question de la légalité du mariage homosexualité ne se posait même pas : « Depuis près de deux cents ans, il n’y a jamais eu la moindre équivoque sur le fait que le mariage est une institution hétérosexuelle (…). Cela est d’ailleurs tellement évident pour les rédacteurs du code civil que, par exemple, les articles 162 et 163 prohibent le mariage entre « le frère et la soeur », « l’oncle et la nièce, la tante et le neveu ». En outre, le dernier alinéa de l’article 75 dispose que l’officier de l’état civil reçoit de chaque partie « la déclaration qu’elles veulent se prendre pour mari et femme ». Par ailleurs, l’identité des sexes est considérée comme un cas de nullité absolue du mariage. (13)»
Bien avant de prétendre le contraire devant les cameras, Caroline Mécary elle-même avait d’ailleurs écrit dans un de ses livres que le mariage homosexuel était illégal : « Néanmoins, dans l’ordre interne, la doctrine pratiquement unanime de juristes considère, conformément à l’opinion commune, que la différence des sexes est de l’essence même du mariage (…) La Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 16), le pacte international relatif aux droits civils et de la famille de 1966 (art. 23, al. 2) et la CEDH reprennent en des termes presque identiques le critère de la différence des sexes comme un élément fondamental du mariage. Ainsi, l’article 12 de la CEDH dispose que, « à partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l’exercice de ce droit (14)».

Le faux argument du vide juridique a d’ailleurs été enterré définitivement par la proposition de loi que Noël Mamère et ses collègues Verts à l’Assemblée nationale, Martine Billard et Yves Cochet, ont déposée peu après la noce de Bègles et qui visait a modifier l’article 75, bien sûr, mais aussi les articles 108, 144, 162, 163, 164, 371, 412, 980 et 2254 du code civil (15). Rien que ça !

Dans un pays comme la France où, traditionnellement, l’égalité prend volontiers le pas sur la liberté, l’idée d’un manifeste pour l’égalité des droits est forcément sympathique. Mais ceux qui, comme les militants du mouvement homosexuel, font sans cesse référence à l’égalité des droits oublient toujours de citer la Déclaration des droits de l’homme en entier. Si l’article premier commence par « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit », il a une suite que l’on oublie trop souvent : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Et, c’est là que le bât blesse. Car le mariage n’est pas un droit, c’est une institution au service d’une finalité. En l’occurrence, la filiation et la transmission dans le cadre du mariage des valeurs qui soudent la société. L’égalité des droits ne signifie pas que tout se vaut. Qu’on le veuille ou non, l’union de personnes de même sexe est une affaire privée qui ne contribue en rien à « l’utilité commune ». Et ni le chiffre microscopique des adoptions (5.000 par an) ni le caractère marginal des naissances médicalement assistées ne modifieront cet état de fait. Aussi sympathiques puissent-ils être, les homosexuels ne peuvent répondre significativement à l’impératif démographique qui s’impose en premier lieu à une société. Le droit doit organiser la réalité de la société, et non pas donner corps aux fantasmes de certaines de ses composantes.

En outre, la conception de l’égalité des droits défendue par les partisans du mariage homosexuel est pernicieuse car elle ne repose pas sur les individus, qui sont déjà égaux en droit, mais sur l’existence supposée de groupes constitués, de communautés. Ainsi, dans le débat sur le mariage homosexuel, ce n’est pas une discrimination entre individus qui est pointée du doigt dans la mesure où chacun a le droit de se marier conformément aux règles définies par le code civil mais une inégalité entre groupes, en l’occurrence les homosexuels et hétérosexuels. Outre le fait que ces groupes fondés sur la pratique sexuelle des individus ne constituent pas des catégories figées, ce qui pose la question de la réduction de la liberté au nom de l’égalité, une telle vision est totalement étrangère à la tradition politique et sociale de la France qui ne reconnaît d’autre communauté que la communauté nationale. D’ailleurs, dès 1996, Jean-Paul Pouliquen, l’initiateur du projet de contrat d’union civile qui allait aboutir au pacs, avait réfuté l’idée que l’on puisse revendiquer le mariage homosexuel au nom de l’égalité : « Certains, assez peu nombreux, souhaiteraient, au nom de l’égalité, que le mariage soit autorisé aux personnes de même sexe. Etonnante revendication que celle-ci, au moment où les hétérosexuels se marient de moins en moins et divorcent de plus en plus. Cependant, on pourrait accepter la demande car, après tout, nul n’est obligé de se marier. Mais, une fois encore, celles et ceux qui ne le souhaitent pas n’auraient pas le choix. Ce serait le mariage ou rien. Par ailleurs, on ne peut pas parler d’égalité car, nous l’avons vu plus haut, le mariage est conçu, globalement, pour créer une famille et donc avoir des enfants. Or, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas simple pour deux personnes de même sexe. » (16)

LE MOUVEMENT HOMOSEXUEL OU LA SURENCHERE PERMANENTE

On a peu commenté le fait que le débat sur le mariage homosexuel a eu pour principal dommage collatéral de reléguer à l’arrière-plan le pacs qui avait pourtant été présenté comme une conquête majeure des militants gay et un progrès fondamental dans la reconnaissance sociale des homosexuels. Les promoteurs du pacs avaient d’ailleurs pris soin de le distinguer du mariage et de le définir comme un mode alternatif d’union entre deux personnes. Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, avait ainsi déclaré : « Le pacs n’est ni un mariage ni même un pas vers la reconnaissance du mariage homosexuel (17) ». Rapporteur du pacs à l’Assemblée, le député socialiste Patrick Bloche n’était alors nullement favorable au mariage homosexuel : « Le mariage, le pacte civil de solidarité et le concubinage ne sont pas trois états revêtus d’une force juridique et symbolique égale. Le mariage est une institution et, à ce titre, dispose d’une force supérieure aux autres. Il convient de réaffirmer que le pacte civil de solidarité ne remet nullement le mariage en cause qui restera fermé à des personnes du même sexe. Bien au contraire, dans certains cas, il peut être, pour un couple, une étape vers cette institution (18)».

L’activisme gay en faveur du mariage homosexuel donna quelques années plus tard le sentiment que la revendication du pacs n’était en fait qu’un pis-aller, un artifice et non la grande réforme de société alors annoncée. Au vu du maigre bilan du pacs (19), on peut en effet douter du fait qu’il ait répondu à une véritable attente des personnes homosexuelles en France. Il en va de même du mariage derrière lequel se profile en filigrane la revendication de l’adoption a laquelle l’opinion française oppose une réticence forte (20). C’est un fait qu’il existe déjà en France des milliers d’enfants élevés par un ou plusieurs parents homosexuels, tout comme il existe des milliers d’autres enfants grandissant dans des familles polygames. Se fondant a nouveau sur une argumentation mêlant un prétendu « vide juridique » et la revendication de l’égalité des droits, les associations homosexuelles exigent que la loi vienne avaliser cet état de fait et reconnaisse un droit a l’enfant pour les couples homosexuels.

On peut s’interroger sur le bien-fondé de cette vision consumériste du droit (droit a l’enfant, droit au mariage), celle d’un droit défini comme une finalité alors que, selon la tradition républicaine française, le droit n’est qu’un moyen au service de l’intérêt général, préoccupation qui n’apparaît guère dans les revendications du mouvement homosexuel. En outre, pour qui connaît les ressorts de le vie homosexuelle, organisée autour du divertissement et jalouse de sa liberté, il est peu probable que la revendication de l’adoption suscite un réel engouement au sein de la population que prétendent représenter les associations homosexuelles militantes. Dans une société de plus en plus ouverte a l’égard de l’homosexualité, l’existence même d’un mouvement homosexuel structuré autour d’associations et de réseaux militants repose sur une mécanique de surenchère permanente permettant de maintenir la visibilité médiatique d’un phénomène qui est en voie de banalisation. C’est pourquoi des débats artificiels comme le mariage homosexuel aboutissent, comme l’a montré le pacs, à l’émergence de droits virtuels que n’entendent pas utiliser ceux-la mêmes qui les réclament. Des droits pour rien.

François Devoucoux du Buysson
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Notes
(1) Journée nationale pour la liberté de se marier.
(2) Au nombre des signataires du Manifeste pour l’égalité des droits (in Le Monde, le 17 mars 2004) figurent des militants emblématiques de la mouvance homosexuelle (le philosophe Didier Eribon, le juriste Daniel Borrillo, l’ancien président d’Act Up, Philippe Mangeot) et des personnalités politiques de gauche (le député Verts Noël Mamère et des adjoints de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris comme Clémentine Autain et Christophe Girard) aux côtés des compagnons de route du show-business (Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier) et sous le patronage du sociologue Alain Touraine et du philosophe Jacques Derrida.
(3) Le 24 mars, plusieurs élus parisiens signataires du Manifeste pour l’égalité des droits (Clémentine Autain, Jacques Boutault, Christophe Girard) annoncèrent leur intention de célébrer des mariages homosexuel. Intervenant entre les deux tours des élections régionales, cette annonce suscita l’inquiétude du parti socialiste qui n’était pas assuré de la victoire de Jean-Paul Huchon, son candidat en Île-de-France. Aussi Bertrand Delanoë dut-il rappeler à l’ordre ses adjoints et les maires d’arrondissement de la capitale afin que leur initiative intempestive ne compromît pas la victoire de la gauche dans la première région française.
(4) Le 16 janvier 2004, à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais), Sébastien Nouchet, un homosexuel de trente-cinq ans, était sauvagement agressé à son domicile par des inconnus lui faisant subir de graves brûlures. Le président de la République, Jacques Chirac, avait écrit au compagnon de Sébastien Nouchet pour lui faire part de sa “profonde émotion” et de sa “détermination à lutter contre toutes les manifestations du rejet de l’autre et de ses différences” tandis que le ministre de la justice, Dominique Perben, sans attendre les conclusions de l’enquête, soulignait le “caractère homophobe” de l’agression de Sébastien Nouchet.
(5) “Mariage homosexuel : un problème d’institutions”, Lionel Jospin, Le Journal du Dimanche”, 16 mai 2004.
(6) Communiqué de presse du 17 mai 2004.
(7) “Quand Jospin parle, c’est pour être homophobe”, communiqué de presse du 18 mai 2004.
(8) Bertrand Delanoë, “La vie, passionnément”, Robert Laffont.
(9) Déclaration à l’AFP du 19 mai 2004.
(10) “La mariage gay fait douter la gauche” in Le Parisien, 7 juillet 2004.(11) Déclaration du mai 2004.
(12) Propos de Caroline Mécary rapportés par Le Monde du 30 mars 2004.
(13) Extrait du rapport fait par Jean-Pierre Michel au nom de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République sur la proposition de loi modifiée par le Sénat, relative au mariage, au concubinage et aux liens de solidarité, enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 24 mars 1999.
(14) Caroline Mécary, Les droits des homosexuel/les, Que sais-je 3367, PUF.
(15) Proposition de loi n° 1650 clarifiant l’accès au mariage des couples de personnes de même sexe, enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale le 8 juin 2004.
(16) “Des dangers de la reconnaissance légale du couple homosexuel”, Jean-Paul Pouliquen, in Gageure n° 65, mai-septembre 1996.
(17) Déclaration à l’Assemblée nationale, le 13 septembre 1998.
(18) Déclaration à l’Assemblée nationale, le 24 mars 1999.
(19) Moins de 105.000 contrats signés en cinq ans selon les chiffres du ministère de la justice. Sur ce total, on estime de façon empirique que la moitié environ des contrats signés concernent des unions de personnes de même sexe, soit quelques 100.000 homosexuels pacsés pour une population que les associations évaluent volontiers autour de quatre millions d’individus.
(20) Pour une analyse des études d’opinion sur la question de l’adoption par des couples homosexuels, voir François Devoucoux du Buysson, Les Khmers roses, essai sur l’idéologie homosexuelle, éditions Blanche.

Article de François Devoucoux du Buysson, co-fondateur de l’Observatoire du communautarisme, article paru dans le n° 39 de la revue Res Publica, PUF, novembre 2004, reproduit de www.communautarisme.net

Le communautarisme homosexuel, nouvel horizon du socialisme ?


Inspirées par l’association Homosexualités et Socialisme, les principales motions en concurrence pour le Congrès du PS au Mans reprennent à leur compte les revendications du mouvement gay au risque de négliger des principes fondateurs du socialisme à la française.

A l’approche du Congrès du Mans, qui se tiendra du 18 au 20 novembre 2005, le parti socialiste se déchire. Depuis le référendum raté sur la Constitution européenne, la guerre des courants est repartie de plus belle, attisée par les rivalités entre présidentiables et l’enjeu que constitue le contrôle du parti. La construction européenne, l’ampleur de la régulation économique, les stratégies d’alliance électorale, autant de sujets qui divisent en profondeur les principaux courants du PS.

En revanche, il y au moins un sujet qui fait l’objet d’un large consensus au sein du parti, rassemblant les « camarades » malgré les querelles personnelles et les divergences doctrinales : l’homosexualité.

La parade nuptiale des éléphants

En effet, à l’exception de la Motion 3 du microscopique courant Utopia (qui représente environ 1% des militants socialistes), qui se concentre sur l’économie et ses conséquences sociales et ignore la question des revendications homosexuelles, tous les textes d’orientation rédigés en vue du Congrès du Mans convergent sur le thème de l’homosexualité.

Ainsi, il est aujourd’hui acquis que le “mariage gay” et l’adoption par des couples homosexuels figureront dans le programme socialiste pour l’élection présidentielle. Les nuances dans la formulation de ces propositions relèvent davantage de la forme que du fond.

Ainsi, à l’image de son principal promoteur, la Motion 1 « Réussir à Gauche » de François Hollande ne s’engage pas clairement sur l’objectif mais s’inscrit dans une logique évolutive qui ne laisse guère de doute quant à l’issue : “Pour tirer toutes les conséquences de notre refus des discriminations, le PACS sera amélioré en matière d’inscription à l’état-civil, de régime des biens, de droits de succession, de droit au logement, de droits sociaux et de droits des pacsés bi-nationaux, et le mariage sera ouvert aux couples de même sexe. Le droit à l’adoption doit s’adapter aux réalités nouvelles et notamment tenir compte de l’homoparentalité”. Une revendication passive, en quelque sorte. Cette timidité tient sans doute à la dimension présidentielle du courant majoritaire qui prend soin de ne pas froisser par avance un électorat modéré indispensable pour l’emporter au deuxième tour. On retrouve d’ailleurs ce souci dans l’autre écurie présidentielle du PS, celle de Laurent Fabius, dont la Motion 2 « Rassembler à Gauche » adhère elle aussi, mais sans grand enthousiasme, aux revendications à la mode du mouvement gay : “Le couple et la parentalité homosexuels sont des réalités, déjà reconnues par la loi dans nombre de pays européens. Dans notre Parti comme dans la société, nous savons bien que les réponses à apporter ne vont pas de soi, mais une chose est certaine : après avoir créé le PACS, nous, socialistes, devrons porter de nouvelles évolutions allant dans le sens de l’égalité des droits”.

On ne trouve pas ces préventions dans les motions qui jouent la société et l’air du temps pour se faire une place dans le duel qui oppose les vieux éléphants du parti. Ainsi, la Motion 4 « Pour un Socialisme Libéral » du blairiste à la française Jean-Marie Bockel est plus directe : “Nous proposons l’extension des droits et garanties du PACS et l’amélioration des possibilités à l’adoption pour les personnes LGBT”. Mais c’est incontestablement la Motion 5 « Pour une alternative socialiste » du Nouveau Parti Socialiste d’Arnaud Montebourg, soutenue aussi par Henri Emmanuelli, qui va le plus loin dans la reprise des revendications du militantisme homosexuel dans le long chapitre qu’elle consacre à ses questions. Le “mariage homosexuel” est ainsi présenté comme une réforme urgente : “Au nom de l’égalité, du principe de réalité au regard de la situation de nombreux couples, et en prenant exemple sur ce qui s’est passé en Espagne, l’ouverture du mariage aux couples de même sexe s’impose aujourd’hui comme une réforme que le Parti socialiste devra porter s’il revient au pouvoir”. Sur l’adoption, la Motion 5 ne prend pas non plus de gants : “L’adoption doit être ouverte à tous les couples, qu’ils soient d’ailleurs mariés, en concubinages ou pacsés”. La Motion 5 est sans doute la plus maximaliste dans sa politique de main tendue vers les associations homosexuelles puisqu’elle reformule aussi leur exigence d’intervenir dans les salles de classe au nom de la lutte contre l’homophobie : “La prévention à l’école de l’homophobie est au point mort. L’homosexualité est toujours quasi-absente dans les manuels scolaires. Il faut lutter contre l’homophobie dès l’école primaire, afin d’éviter que des élèves, préadolescents et adolescents subissent insultes, moqueries et mises à l’écart de l’ensemble de leurs camarades pour leur orientation sexuelle réelle ou présumée. (…)

Il faut que dans chaque établissement scolaire, le règlement intérieur stipule que toutes formes de discriminations y compris l’homophobie soient punies par la loi ! La lutte contre les discriminations doit être inscrite dans les programmes dès le début de la scolarité, avec une formation obligatoire des enseignants, et l’intervention des associations doit se faire durant le temps scolaire”. La Motion 5 s’avance même sur le terrain glissant de l’analyse critique des relations familiales au risque de dériver vers la politisation des relations familiales : “La famille doit être invitée à participer, elle aussi, à faire tomber les murs des préjugés et à contribuer à l’édification d’une société ouverte compréhensive et respectueuse des différences. Tous les parents ne sont pas nécessairement homophobes. Mais les craintes de voir leur enfant être victime de discrimination, stigmatisé à cause d’une orientation homosexuelle sont quant à elles, bien réelles. Le regard que les autres portent soit à l’école ou au travail fait craindre le pire pour plusieurs parents. Pour d’autres, ils doivent faire le deuil de leur conception du couple homme/femme et des enfants à naître de cette union. Le mal être des jeunes homosexuels vient avant tout de la peur du rejet de la société mais aussi avant tout du rejet de sa propre famille”.

Il apparaît ainsi que les principales motions en concurrence en vue du Congrès du Mans se sont nourries de la contribution présentée en amont de la rédaction des textes de chaque courant par l’association Homosexualités et Socialisme, qui est liée au parti socialiste. Intitulé « L’égalité des droits, pour changer la France », ce texte a été signé par des représentants de toutes les motions (entre autres : Bertrand Delanoë, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn pour la Motion 1, Claude Bartolone et Jean-Pierre Michel pour la Motion 2, Benoît Hamon pour la motion 5). Ce texte, assez faible sur le plan doctrinal, exhorte les “élu-e-s socialistes” à “répondre aux attentes des personnes LGBT”, concept abscons désignant les “minorités sexuelles” (et que l’on retrouve dans la Motion 4 de Jean-Marie Bockel). Pour cela, il leur faudrait “compléter les dispositifs de lutte contre les discriminations” (au moyen notamment “d’un travail quotidien dans les établissements scolaires” »), “améliorer le PACS”, “Ouvrir le mariage, prendre en compte les nouvelles formes de parentalité”…

Le progrès à reculons

Ce qui frappe dans ces textes, c’est davantage ce qu’ils omettent que ce qu’ils assènent. Aucun ne relie par exemple la question du “mariage gay” au thème de la réflexion sur les institutions, préférant s’en tenir à la simple reprise d’un slogan en vogue au sein du mouvement homosexuel.

Sans même les discuter, les motions socialistes écartent ainsi délibérément les objections au mariage homosexuel formulées en mai 2004 par Lionel Jospin : “J’entends parler de désirs, de refus des discriminations, de droit à l’enfant -alors qu’on devrait mettre en avant le droit de l’enfant- et d’égalité des droits, comme si le principe de l’égalité des droits devait effacer toute différence. Mais j’ai peu entendu parler d’institutions. Or, c’est essentiel. (…) Les institutions ont été créées pour fonder et étayer les sociétés. On peut les défendre, on peut les contester -c’est aussi une façon de se structurer-, on peut les réformer. Je ne crois pas qu’il soit pertinent d’en dénier le sens. (…) On peut respecter la préférence amoureuse de chacun sans automatiquement institutionnaliser les mœurs”. Des propos qui ouvraient la voie à une prise en compte progressiste de la thématique de l’homosexualité écartant à la fois les tenants d’un ordre moral et ceux d’un militantisme sexuel. Une voie qui auraient pu inspirer par exemple quelqu’un comme Arnaud Montebourg qui a placé la réflexion sur les institutions au cœur de sa démarche politique en fixant à son courant l’horizon d’une VIème République.

On remarque aussi que si les motions socialistes rejettent toute l’hydre du communautarisme qui a pour elles les traits de Nicolas Sarkozy (la Motion 2 parle de “libéral-communautarisme”, toutes rejettent la discrimination positive ou les catégories statistiques fondées sur des critères autres que la nationalité), elles ne s’embarrassent pas de scrupules pour définir les homosexuels comme une catégorie à part et reprendre à leur compte les revendications du communautarisme gay : mariage, adoption, action militante en milieu scolaire (pour la Motion 5). Certes, ces propositions sont faites au nom de “l’égalité des droits” mais aucune des motions ne s’interroge sur la mutation de ce principe qui n’est plus l’égalité entre les individus -déjà garantie par la Constitution- mais l’égalité entre des catégories, des “communautés”. Aucune motion ne semble s’inquiéter de cette réapparition des corps intermédiaires que la Révolution avait heureusement supprimés afin que rien ne vienne faire écran entre l’Etat et les individu afin de garantir leur égalité devant la loi. De même, on s’amusera de constater que la plupart des motions appellent à suivre l’exemple de l’Espagne, les Pays-Bas et la Belgique qui ont légalisé le mariage entre personnes de même sexe, voire l’adoption par des couples homosexuels. Aveuglé par son désir de complaire au mouvement gay français, le parti socialiste pose en modèle trois monarchies où il existe encore une religion d’Etat, une noblesse héréditaire, une liste civile pour financer le bon plaisir du Prince… On est loin d’un PS qui se posait comme l’héritier de la Convention et entendait, avec Jaurès notamment, poursuivre et étendre l’œuvre émancipatrice de la Révolution française.

On s’attend depuis longtemps à ce que le parti socialiste se transforme en parti social-démocrate. Il semble plutôt en bonne voie de devenir un parti sociétaliste.

Dimanche 30 Octobre 2005

Source : www.communautarisme.net

Tout ce que vos enfants ont toujours voulu savoir sur le sexe sans penser à le demander


Le CRIPS d’Ile-de-France, présidé par Anne Hidalgo, diffuse auprès d’écoliers pré-pubères une brochure orientée et particulièrement crue sur la sexualité. Un exemple parmi d’autres des méthodes de prévention contestables de cet établissement public chargé de lutter contre le sida.
Le document se présente comme une petite bande dessinée aux couleurs vives. Ou plutôt deux : la première est intitulée Les filles, Guide du corps féminin en-dessous du soutien-gorge, la seconde Les garçons, Guide du corps masculin au-dessous de la ceinture. Dans la novlangue politiquement correcte, on les décrira comme une suite de dessins ” sexuellement explicites”.
Comme l’indique (1) la présentation , il s’agit d’une “brochure sans fausses pudeurs destinée aux pré-adolescents” (c’est-à-dire des enfants de 10-12 ans…).

Avec ce livret en poche, ils seront incollables sur la masturbation, franchement encouragée (C’est sans danger. Fais-le si tu veux. Certains le font tous les jours. D’autres moins souvent”), la première fois et la pose du préservatif (masculin et féminin).

Celles et ceux qui s’interrogeraient sur leur “orientation sexuelle” malgré leur jeune âge (”Tu peux avoir de l’attirance sexuelle pour les hommes, pour les femmes ou pour les deux : ne te laisse pas enfermer par ce que les autres disent”), ils sont sagement orientés vers la Ligne Azur, un serveur téléphonique animé par René-Paul Lératon qui se définit lui-même comme un “militant” de la cause homosexuelle et qui est aussi un spécialiste de la pornographie gay (il est l’auteur de l’ouvrage de référence sur cette question : Le film porno gay, Histoire, représentations, construction d’une sexualité).

Les moins regardants sur la toilette intime se voient quant à eux conseiller la circoncision hygiénique sur la base de statistiques fantaisistes (on lit dans la brochure Les garçons que “à peu près la moitié des hommes dans le monde sont circoncis dans l’enfance” alors que les scientifiques parlent plutôt d’une proportion de 20% qui tient surtout aux convictions religieuses des juifs et des musulmans).

Cet édifiant guide est édité par le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du sida) d’Ile-de-France. Le CRIPS d’Ile-de-France est un établissement public financé par la région, la Ville de Paris, la préfecture, le ministère des affaires étrangères et la caisse régionale d’assurance-maladie. A ce titre, il est présidé par Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë, la vice-présidence étant occupée par le préfet Bertrand Landrieu, ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac.

Sous prétexte de lutter contre le sida, le CRIPS est à l’origine d’autres initiatives iconoclastes comme “Le manège enchanté”, un plateau tournant d’où jaillissent “cinq phallus en résine, de tailles et de couleurs différentes” (cliquer ici). De quoi s’entraîner au “Championnat du monde de pose de préservatif” qu’organise le CRIPS dans le cadre du festival Rock en Seine les 25 et 26 août.

Fort du consensus politique qui semble entourer ses activités, le CRIPS se targue aussi de lutter contre la drogue. Non sans une certaine confusion. Ainsi, dans son Glossaire sur les drogues licites et illicites” (cliquer ici), le CRIPS regroupe dans le même sac les drogues dites douces, les drogues dures, les médicaments, l’alcool, le tabac et le café. Cet amalgame pourrait être louable en termes de santé publique s’il n’aboutissait pas une indifférenciation entre les méfaits des différentes addictions. La cocaïne est ainsi définie sans plus d’avertissement comme un “produit psychoactif d’origine naturelle, appartenant à la famille des stimulants” tandis que l’héroïne est décrite comme un “produit psychoactif semi-synthétique appartenant à la famille des sédatifs”. Un bel exemple de “fausses pudeurs” !

Autant d’aberrations qui posent la question de l’usage que fait le CRIPS des fonds publics destinés aux missions nécessaires que sont la prévention du sida et la protection de la jeunesse.

———————–
(1) Ou plutôt comme l’indiquait la présentation car, depuis la publication de cet article du Perroquet, le CRIPS a prudemment remplacé “pré-adolescents” par “adolescents”. Le Perroquet Libéré se félicite d’être lu avec autant d’attention par les employés du CRIPS !

Source : Le Perroquet libéré

Unité nationale pour Paris 2010


La candidature de Paris pour les Gay Games de 2010 transcende les clivages politiques. En effet, après la Ville de Paris et la région Île-de-France, le ministère du tourisme vient d’apporter son soutien à l’association Paris Games 2010.

En gage de soutien au Jeux homolympiques, Léon Bertrand, ministre délégué au tourisme du gouvernement Villepin, a promis une subvention de 5.000 euros au comité d’organisation. Cette somme servira à “payer le déplacement de l’équipe parisienne à Chicago, où sera élue le 13 novembre la ville organisatrice, et à combler les dettes d’une candidature encore déficitaire” selon une information publiée par le site tetu.fr.

L’union sacrée de Paris 2012 est en passe de se reconstituer autour de Paris 2010. Plusieurs associations sportives ont déjà exprimé leur volonté de voir les Gay Games à Paris : la fédération française de natation, la fédération française d’athlétisme et la fédération française des sports de glace, entre autres. Surtout, droite et gauche semblent prêtes à mettre de côté leurs différences politique pour défendre Paris 2010 : les élus de gauche ayant fait connaître leur soutien (Bertrand Delanoë, Jean-Paul Huchon) ont reçu le renfort de personnalités de droite comme Roselyne Bachelot (qui souligne “le désir de vivre ensemble un grand moment de convivialité et de solidarité” symbolisé par les Gay Games) et Léon Bertrand qui a rejoint le comité de soutien (”vous m’avez fait part de votre souhait de présenter la candidature de Paris pour l’organisation des VIIIèmes Gay Games en 2010, et sollicité mon soutien pour mener à bien ce projet, c’est bien volontiers que je vous accorde mon parrainage”).

A quelques semaines de la désignation de la ville organisatrice par la Fédération des Gay Games, le 13 novembre à Chicago, ces nouveaux soutiens renforcent considérablement la candidature de Paris, de plus en plus favorite face à Cologne et Johannesburg. Quatre mois après la déroute de Paris 2012 face à Londres, la France va-t-elle pouvoir se consoler avec les Gay Games ?

C’est les Anglais qui vont rigoler…

Peut-on faire payer aux gosses les opinions de leurs parents ?


Octobre 2005

Il y a quelques mois, le cabinet du maire de Paris a sérieusement envisagé de couper les vivres à trois haltes-garderies en représailles à un tract d’une association catholique.

Visiblement outrée par un tract diffusé par la très pacifique Fédération des Associations Familiales Catholiques de Paris, la municipalité avait envisagé de poursuivre cet organisme en s’appuyant sur la loi anti-homophobie votée par le Parlement à la fin de l’année 2004. Le 18 février 2005, par l’intermédiaire de la chargée de mission responsable de la jeunesse, de la petite enfance et de la famille, le cabinet du maire de Paris avait aussi interrogé la direction des affaires juridiques de la Ville sur la possibilité de sucrer les subventions versées à trois AFC assurant des haltes-garderies.

Alors que Paris souffre d’une dramatique pénurie de places en crèche, la Ville était donc prête à en menacer plusieurs dizaines par sectarisme !

Heureusement, la réponse du directeur juridique, datée du 18 mars 2005, est sans équivoque .
La loi anti-homophobie ne permet pas de jeter en prison ceux qui expriment une opinion critique sur l’homosexualité, dût-elle déplaire au maire de Paris : “les propos contenues dans le tract des AFC ne peuvent faire l’objet d’aucune qualification pénale”.

En outre, le directeur juridique de la Ville de Paris met en garde le cabinet du maire quant à l’illégalité de mesures de rétorsion visant à supprimer les subventions d’associations assurant une prestation au motif que de leurs opinions : “le non-renouvellement total ou partiel des subventions versées à ces trois AFC ne pourrait s’apprécier qu’au regard des conventions passées avec ces associations et de la qualité des services rendus dans les haltes-garderie”.

Il faut vraiment que Bertrand Delanoë soit satisfait de son bilan en matière de crèches pour être prêt à sacrifier trois haltes-garderies sur l’autel de sa cathophobie et de sa paranoïa !

Clovis Barbier

Riffifi à la Mairie


Le vote vert-PCF-UMP au Conseil de Paris, “mascarade politicienne” selon Delanoë

Le maire de Paris Bertrand Delanoë affirme que le sa mise en minorité au dernier Conseil de Paris sur la politique du logement, après que des élus Verts et communistes ont voté avec l’UMP, a été une “mascarade politicienne”, dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche.

“Cette rencontre entre une forme d’irresponsabilité et le cynisme de la droite est regrettable et même choquante d’un point de vue démocratique”, ajoute-t-il.

Selon le maire de Paris, “il est clair qu’elle ne fait absolument pas avancer la cause des mal-logés ni le combat contre l’insalubrité”.

Lundi, lors du Conseil de Paris, des voeux et amendements des Verts sur le logement social, de même qu’un texte émanant du PCF, ont été refusés par le PS et ont été votés grâce à l’appui de la droite.

Déclarant que “seul importe le jugement des Parisiens”, M. Delanoë n’en appelle pas moins à l’esprit de responsabilité d’une partie de sa majorité. “Je compte sur l’intelligence de chacun, sur l’esprit de loyauté et de compromis, et même sur le goût de servir Paris”, déclare-t-il.

Défendant son bilan en matière de politique du logement, le maire de Paris confirme également que “l’engagement” à ne pas augmenter les impôts à Paris sera tenu au cours de son mandat.”Mais après cette mandature de rénovation de la dépense publique, il faudra envisager une hausse modérée des taux”, ajoute-t-il.

Interrogé sur les primaires à l’UMP pour désigner le candidat à la Mairie de Paris en 2008, il considère que “la droite municipale ne pourra jamais échapper à son propre passé”. “Les mille taudis que nous traitons, c’est aussi leur héritage”, assure-t-il.

Enfin, concernant une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2007, M. Delanoë affirme: “les besoins de démocratie de ce pays ne me laissent pas indifférent. Mais je suis à ma tâche. Pourquoi me disperser?”.

Commentant cette crise au sein de la majorité municipale, l’ancien maire de Paris, Jean Tiberi, député UMP de la capitale, déclare dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien, que “Bertrand Delanoë, c’est net, ne maîtrise plus sa majorité. Celle-ci ne lui fait plus confiance et réciproquement”.

Le contribuable payera 5 millions d’euros…

A défaut d’organiser les JO 2012, Paris est officiellement ville candidate aux « Gay Games », sorte de version homosexuelle des jeux olympiques, qui auront lieu en 2010.

Les « Gay Games », projet mélangeant pratiques sexuelles et pratique sportive, nous viennent tout droit de San Francisco.

« Paris Gay Games 2010 » prétend pouvoir compter sur le ministère de la Jeunesse et des sports et sur celui de la Culture et a reçu des lettres d’engagement enthousiastes de la région Ile-de-France et de la Mairie de Paris, Bertrand Delanoë ayant lui-même prit les choses en main.

Il faut dire que « Paris Gay Games 2010 » est présidé par deux figures emblématique. Evelyne Chenoune, 42 ans, Directrice d’Etablissement Financier, présidente de Contrepied, un club de volley-ball lesbien, et ex-Présidente de l’association « Lesbien, Gay, Bi et Trans »

C’est elle qui porte ce projet avec Alain Périé, 39 ans, Directeur de projet informatique dans le secteur public, Président du club gay de natation de Paris Aquatique et co-responsable des règlements IGLA, championnats gays et lesbiens de natation (les règles pour homosexuel semblent être différentes des règles habituelles).

Le programme commencera par une cérémonie d’ouverture le 7 août au Stade de France, avec défilé des différentes délégations. Aurions lieu ensuite des concerts de chorales gays, expositions (de propagande?), puis la fin des Jeux se terminera par une « soirée filles » après la clôture au stade Charléty.

Parmis les sports en compétitions se trouvent le BADMINTON, BASKET, BOWLING, COURSE A PIED, CULTURISME, DANSE, FOOTBALL, GOLF, HANDBALL, LUTTE, NATATION, PLONGEON, SOFTBALL, SQUASH, PATINAGE ARTISTIQUE, TENNIS, TENNIS DE TABLE, TRIATHLON, VOLLEY.

Le budget prévisionnel de la manifestation proprement dite serait de 11 à 12 millions d’euros, les promoteurs comptent bien sur le soutien du contribuable qui sera d’environs 5 millions d’euros. Sans compter les nombreuses autres dépenses et les 670 000 euros déjà utilisé pour le dossier de candidature et la présentation du projet français à Chicago en novembre prochain.

On peut se demander se qu’apporte au sport une équipe composée d’homosexuels ? Devrons nous soumettre les athlètes à un dépistage de leur sexualité ? A quand les Jeux pour les zoophiles ?

Il ne reste plus qu’à souhaiter à Paris autant de chance que pour le JO 2012.

Paris s'éveille...

Octobre 2005

Communiste à l’honneur


À la requête du maire de Paris, Bertrand Delanoë, une artère du XIIIe arrondissement sera prochainement baptisée “rue Hélène Riou”.

Un choix qui a choqué plusieurs élus de droite. Disparue en 1962, cette figure méconnue de l’ultra-gauche féministe a, en effet, été condamnée à la prison, en pleine guerre de 14-18, pour “propagande défaitiste”. Après quoi, membre de l’Internationale, elle adhérera au Parti communiste et ira vivre en URSS ! C’est le 26 septembre que le Conseil de Paris votera sur cette nouvelle appellation de rue. Soit le jour même où sera donné le nom de Michel Debré à un autre emplacement de la capitale…

Source: Valeurs Actuelles

Dépense scandaleuse de la Mairie de Paris

Le maire de Paris veut verser 100.000 euros par an à une association récemment condamnée pour un licenciement abusif où il est question de harcèlement moral et d’hétérophobie.

Le maire de Paris demande aux élus de la capitale de voter en faveur d’une convention triennale garantissant au Centre Gai et Lesbien de Paris (CGL) une subvention annuelle de 100.000 euros sur la période 2005-2007.

Dans la mesure où il s’agit de reconduire la convention qui avait été signée entre 2002 et 2004, il aurait été naturel de faire évaluer par les élus le soutien accordé jusqu’ici par Paris avant de décider son prolongement.

Il y aurait en effet beaucoup à dire sur les montants alloués par la mairie de Paris, non seulement au Centre Gai et Lesbien qui reçoit la moitié de ses recettes de la municipalité parisienne, mais aussi aux associations domiciliées au CGL (SOS Homophobie, Association des Parents Gay et Lesbiens, Beit Haverim, Melo’Men…), ce qui pose la question de doublons dans les dépenses.

Mais c’est surtout le comportement du Centre Gai et Lesbien à l’égard de ses salariés qui pose la question de son soutien sur fonds publics.

En effet, un arrêt de la Cour d’Appel de Paris en date du 11 mars 2005 a condamné le Centre Gai et Lesbien de Paris à verser 47.000 euros à son ancien directeur, Alain Mathioudakis, pour licenciement abusif et harcèlement moral.

La lecture des attendus du jugement est particulièrement instructive puisqu’on y apprend que c’est en fait l’hétérosexualité d’Alain Mathioudakis qui est à l’origine de ses problèmes. S’appuyant sur un témoignage faisant état d’un “tract diffamant, hétérophobe” et sur le fait que le code d’accès informatique de la victime avait été arbitrairement modifié pour “hétérosexualité”, les juges ont estimé que le licenciement avait pour cause “la volonté de se séparer d’un salarié dont l’hétérosexualité a été considérée comme un manque de motivation dans l’exercice de ses fonctions”. CQFD.

On est loin de l’image idyllique d’un Centre Gai et Lesbien décrit par le maire de Paris comme un “lieu d’accueil” dans son exposé aux élus parisiens. On est loin aussi de la détermination à favoriser la lutte contre le harcèlement moral et l’accueil des victimes autrefois affichée par la Ville de Paris.

L’argent des contribuables parisiens ne pourrait-il pas être mieux utilisé qu’en allant soutenir une association aussi peu respectueuse du droit à la différence et des règles du droit social ? Pourquoi ne pas utiliser ces 100.000 euros pour lutter contre l’hétérophobie qui semble se développer dans certains secteurs de la capitale ?

Clovis Barbier

Source: FAITS ET DOCUMENTS n°199-15/07/05BP 254-09 / 75424 PARIS cedex 09.
Lettre d’ informations confidentielles d’ Emmanuel Ratier.
Spécimen sur demande.
(Information trouvée sur SOSFrance, Le Salon Beige et Altermedia)

L'immigration massive est un crime

Les deux derniers incendies d'immeubles, ainsi que celui du mois d'avril dernier, ont au moins le mérite de mettre en lumière les responsabilités des immigrationnistes forcenés.

En effet, qui fait venir en masse des immigrés, qui n'ont d'autre choix que d'occuper des logements plus ou moins surpeuplés, insalubres, et qui prennent donc feu aussi facilement ? Lorsqu'on pratique une politique d'immigration massive, il faut au moins en avoir les moyens matériels, sinon c'est un crime de fait. Et la France n'en a pas les moyens puisqu'elle n'est même pas capable de loger correctement la totalité de ses propres compatriotes et qu'elle accumule les déficits. C'est exactement le même principe qui ferait condamner un hotelier qui logerait des personnes, alors que son établissement ne respecte pas les conditions légales de sécurité.

Cette accusation de crime, c'est comme de coutume le clairvoyant Jean-Marie Le Pen qui la porte depuis toujours, et notamment dans un discours datant du 1er mai 2002 à la fête Jeanne d'Arc, à propos d'un rapport datant de 1965 à la demande du gouvernement Pompidou, qui voulait déterminer « s’il ne serait pas possible de simplifier la délivrance des titres de séjour et d’alléger les formalités imposées aux étrangers tant pour être recrutés que pour séjourner en France ». Le Pen déclarait ainsi : « Chirac est donc un acteur de premier plan de cette politique [d'immigration] criminelle dans tous les sens du terme ; le Rapport ne concluait-il pas par cette phrase prophétique : "Sur un plan plus large, cette immigration créerait des problèmes sociaux dont l’échéance, pour être variable, serait toujours redoutable, qu’il s’agisse du logement, de la santé publique ou de la mise en présence de groupes étrangers et de la population nationale" » (discours de Le Pen).

Depuis 1965 et même avant, les autorités sont donc evidemment parfaitement averties des conséquences dramatiques qu'entraine l'immigration massive, d'abord pour les immigrés eux-mêmes, sans parler de celles que les autochtones subissent.

Sur le cas particulier du dernier incendie de la rue du Roi-Doré dans le troisième arrondissement, des témoignages rapportés par le Nouvel Observateur de ce jour rapportent que « les conditions de vie étaient moyenâgeuses : murs lézardés, absence d'eau, de gaz, d'extincteurs, rats, cafards, intoxications au plomb. » Et « Une voisine parle d'une "pile de pétitions" adressée à la mairie par des habitants "inquiets de voir autant d'enfants dans un immeuble aussi délabré" ».

Ainsi les politiques savaient, n'ont rien fait, et pire, continuent de pratiquer une immigration massive qui augmente d'année en année.

Cela ne les empêchent evidemment pas de défiler devant les caméras l'air grave, pour jouer comme à l'habitude les grands humanistes, et d'accuser de xénophobie et de racisme les gens sensés et responsables qui ont le courage de remettre en cause le sacro-saint dogme immigrationniste.

Prenons le cas le plus représentatif de la gauche, le sinistre maire de Paris Bertrand Delanoë, qui a dénoncé « un problème gravissime d`immeubles insalubres ».

Prenons également le cas de notre pitoyable Président qui déclare « Cette situation est tout à fait indigne des exigences naturelles de l'accueil qu'on doit à celles et à ceux qui sont chez nous, quelles que soient leurs origines, quelle que soit leur nationalité ». Mais un homme à la tête d'un état devrait savoir que lorsqu'on ne peut même pas loger ses compatriotes, on ne peut à fortiori pas loger des immigrés de plus en plus nombreux. Il aurait été intelligent et responsable de déclarer plutôt : « La situation du logement précaire des Français est tout à fait indigne des exigences naturelles que la Nation leur doit, quelles que soient leurs origines. C'est en partie pour cette raison que je décide aujourd'hui de stopper une immigration que nous n'avons pas les moyens de poursuivre, et qu'il est criminel de continuer à loger dans de telles conditions ».

Enfin, évoquons un représentant des immigrés eux-mêmes, qui lui non plus n'a pas du tout conscience, du moins dans ses paroles, d'une situation irrésoluble matériellement : « On veut un logement décent, c'est tout ce qu'on demande au gouvernement », a déclaré à la chaîne de télévision LCI Sira Ballo, proche de rescapés. « Il y a des fonds pour cela. On veut un logement décent pour toutes ces familles qui en ont marre de vivre dans des taudis. » (Reuters 27.08.05).

Répondons à ce Monsieur que l'Etat Français, c'est à dire les contribuables, ne lui doivent rien, alors que les nôtres sont déjà dans la misère. Comment oser réclamer d'une façon aussi naïve et insolente, alors que des Français sont déjà dans de semblables ou pires conditions et qu'ils sont donc légitimement prioritaires ? Ce Monsieur n'a-t-il aucune considération pour eux ? Qu'est ce qui lui permet de s'estimer prioritaire par rapport à eux ? Les centaines de milliers de SDF Français qui meurent à petit feux ne l'apitoyent-ils pas ? Qu'il sache également qu'il n'y a plus de fonds pour quoi que ce soit, étant donné que la France croule sous les déficits.

De façon claire et précise, si il veut améliorer le sort des siens, et le nôtre par la même occasion, on peut lui conseiller vivement de retourner dans son pays d'origine, d'y renverser le dictateur en place, et de se mettre au travail pour le construire et le développer, comme les occidentaux ont toujours fait.

Les pouvoirs publics soutiennent l’organisation de Jeux «olympiques» homosexuels à Paris en 2010

La grande marche vers le différentialisme culturel se poursuit. Au nom de la “tolérance” et de “l’intégration des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres dans la société”, la Mairie de Paris et la Région Ile-de-France ont apporté leur soutien aux militants homosexuels de Paris Games 2010 qui présentent la candidature de Paris pour les Gay Games de 2010. Cette manifestation sportive fondée sur un différentialisme sexuel radical présage d’un modèle de société où les groupes culturels, ethniques ou sexuels commueraient dans une logique de ghetto identitaire.

Les Gay Games ont été lancés aux Etats-Unis où ils se tiennent le plus souvent. La première édition a eu lieu en 1982 à San Francisco. Le concepteur des Gay Games, Mark Waddell, un athlète ayant participé aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968, avait comme idée de libérer le sport de l’esprit de compétition tout en offrant une vitrine positive aux homosexuels (1). Pour lui, l’essentiel n’était pas de gagner mais de faire participer les homosexuels…

Les Gay Games se sont développés progressivement, à mesure que s’affirmait le mouvement homosexuel. En marge des rencontres sportives, les organisateurs ont pris l’habitude d’organiser des fêtes et des manifestations culturelles destinées à “promouvoir les talents et la créativité de la communauté gay et lesbienne”. La dernière édition s’est déroulée en 2002 à Sydney, en Australie, où 13.000 participants venus de 80 pays se sont mesurés dans une vingtaine de disciplines.

Les prochains Gay Games auront lieu en 2006 à Chicago mais les organisateurs préparent déjà l’édition 2010 dont la ville d’accueil n’a pas encore été choisie. Trois villes sont en lice pour l’organisation des Gay Games 2010 : Johannesbourg, Cologne et… Paris !

Des militants homosexuels parisiens ont en effet constitué, sur le modèle olympique, un comité de candidature afin d’obtenir que les Gay Games 2010 se déroulent dans la capitale française (2). Leur projet vise à l’organisation d’un événement sportif et culturel de grande ampleur. Mais pas seulement. Il se conçoit aussi comme une démonstration de force du mouvement communautariste gay et un levier au service de leurs objectifs politiques. Ainsi, les promoteurs de ces Jeux d’un type différents affirment que “les Gay Games remettent en cause les préjugés, brisent les barrières et travaillent à la construction d’une identité homo sociale”" et qu’ils visent à “améliorer l’intégration des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres dans la société” (3). C’est sans doute ce que doit symboliser la Rainbow Course prévue le 7 août 2010 qui est décrite comme une sorte de Gay Pride en petites foulées avec “les sportifs LGBT” (4).

Les promoteurs des Paris Gay Games 2010 comptent bien sur le soutien des pouvoirs publics pour rendre leur projet crédible : “L’ensemble des événements LGBT organisés sur Paris se font toujours en étroite collaboration avec les pouvoirs publics tels que la mairie de Paris, la région IDF et les départements ministériels concernés”(5). Les militants gay parisiens présentent ainsi comme un atout leur influence auprès des institutions et revendiquent une expérience du lobbying que n’avait manifestement pas l’équipe malheureuse de Paris 2012… Pour boucler un budget de près de 15 millions de dollars américains (dont pas moins de 3 millions en frais de “management et administration”), le soutien du contribuable sera en effet le bienvenu (5 millions de dollars sont espérés en subventions et sponsoring, sans précision de leur part respective). Paris Gay Games 2010 prétend déjà pouvoir compter sur le ministère de la Jeunesse et des sports et sur celui de la Culture et a reçu des lettres d’engagement enthousiastes de la région Ile-de-France et de la Mairie de Paris (6).

A l’Hôtel de Ville, les promoteurs des Gay Games ont un allié dans la place. Au sein du cabinet du maire de Paris, le chargé de mission auprès du porte-parole du maire de Paris qui suit “les relations avec les associations homosexuelles” soutient activement l’organisation des Gay Games dans la capitale. Dans une lettre adressée aux organisateurs, il se vante d’être un participant régulier aux olympiades homosexuelles depuis les Gay Games de 1998 et décrit un Paris en rose destiné à séduire la Federation of Gay Games qui doit choisir entre les trois villes candidates. Il dresse ainsi le palmarès gay de la capitale française : “la plus large palette de clubs sportifs homosexuels d’Europe” (Philippe Lasnier a d’ailleurs été lui-même président des “nageurs gay” de Paris Aquatique), “un maire ouvertement homosexuel”, “500 commerces LGBT”, “une destination touristique très prisée par les lesbiennes et les gay”, “le quartier homo du Marais” et, pour ceux qui en doutaient encore, “Paris, comme institution, soutient depuis 2001, dans la transparence, bien des associations LGBT pour leurs actions” (7).

La région Ile-de-France justifie quant à elle son soutien par un curieux raisonnement : “promouvoir une idée humaniste qu’est l’insertion pleine et entière des gays et des lesbiennes dans la société”, selon les termes de Marie Richard, vice-présidente de la région, chargée du Sport, des Loisirs et du Tourisme (8). Si l’on suit bien la tortueuse argumentation de celle-ci, c’est en soutenant l’organisation de jeux sportifs à part que l’on fera progresser l’idéal d’égale dignité des homosexuels et des “minorités sexuelles ! Marie Richard est-elle favorable à une politique de même nature pour les minorités ethniques ou religieuses ? Dans ce cas, il lui sera difficile de ne pas accorder le même soutien à de potentiels Muslim Games ou Black Games…

Comme le disait Bertrand Delanoë en d’autres circonstances, “Paris a un bon dossier”… Reste à convaincre l’ensemble de la population de l’intérêt de soutenir financièrement un projet mélangeant pratiques sexuelles et pratique sportive. Car nombreux sont ceux qui se demanderont ce qu’apporte au football, au rugby, à la natation synchronisée ou au bowling (disciplines figurant parmi les 27 sports prévus pour les Gay Games 2010) le fait que les équipes soient constituées de personnes homosexuelles. A moins qu’on leur explique que la Gay Pride est en fait une version gay du marathon de Paris !

Source : Observatoire du communautarisme

(1) Lire l’historique des Gay Games (en anglais)
(2) Voir le site de Paris Gay Games 2010 : www.parisgames2010.org
(3) Communiqué de presse du 10 mai 2005 (le lire)
(4) Page 28 du dossier de candidature (disponible dans l’espace presse du site de Paris Gay Games 2010)
(5) Page 17 du dossier de candidature.
(6) Pages 50 et 51 du dossier de candidature.
(7) Lettre de Philippe Lasnier, datée du 11 mars 2005, aux présidents de Paris Gay Games 2010 (page 50 du dossier de candidature; lettre aussi disponible en anglais en cliquant ici).
(8) Voir la lettre de Marie Richard sur le site de Paris Gay Games 2010.
On notera au passage l’oubli des “bi” et des “trans”. Marie Richard serait-elle bi-phobe et transphobe ?

Delanoë va-t-il arrêter d’emmerder les Parisiens ?


Quand l’autocrate et vaniteux Bertrand Delanoë va-t-il arrêter d’emmerder les Parisiens ?

Parmi la génération des “Zélites” qui nous “gouvernent” en réduisant nos libertés, Bertrand Delanoë sort incontestablement du lot. Il est l’incarnation parfaite de ces nouveaux politiques “communiquant” qui gèrent des Symboles au lieu de gérer la Réalité.

Nuit Blanche, Paris plage, Place Salvadore Allende, Place Henri Krasuki (on a les idoles que l’on peut!!!), Tramway, JO 2012, il adore les actions symboliques mais onéreuses qui font parler de lui mais vident surtout vos poches. Devinez combien de photographes sont affectés à la Mairie de Paris pour prendre ce paon sous toutes ses coutures dès qu’il déploie sa roue?

Quatorze. Oui, 14. (2X7, 13 + 1, il n’y a pas d’erreur). Vous avez dit “mégalomanie”?
Le plus drôle, c’est que cet hypocrite essaye de nous faire croire, je l’ai vu dans un reportage d’Envoyé Spécial, qu’il n’aime pas les médias!! On le voit qui dit au revoir au patron du bistro de son petit-déjeuner en disant «A demain, ils ne seront pas là, mais moi je serai là», avec une expression de dédain et de soulagement. Delanoë est un homme du peuple qui agit pour le peuple. N’a-t-il pas transformé une partie des appartements du Maire en crèche? Bien sûr, il se trouvera toujours quelques mauvais esprits pour parler de… Démagogie?

Delanoë, l’incroyable vaniteux, a fait toute sa (très) médiocre carrière dans la “communication”, avec une petite agence qui ne s’est jamais vraiment développée, malgré son réseau politique. De ça, on ne lui tiendra pas rigueur, car le passé n’est pas toujours déterminant en politique, surtout chez les grands: Churchill était un cancre, De Gaulle un officier mal noté à l’école militaire, et W. Bush un mauvais prospecteur pétrolier. Ne vous méprenez pas, loin de nous l’idée saugrenue, mais assez caustique, de comparer notre Bertrand à ces icônes du courage politique… La colère nous gagne, mais pas la sénilité.

Bertrand Delanoë a été élu en 2001 uniquement parce que le camp opposé était divisé par la présence de deux candidats. Depuis, il gère son mandat de façon “messianique”, alors que la Mairie de Paris, sous son règne pourtant despotique, ne contrôle rien des grands domaines de l’état : ni la justice, ni la police, ni l’armée, ni la santé.

Depuis, Il nous emmerde. Vraiment. Après tout, depuis Cambronne, il est permis de le dire.
Toutes ses actions de communication, dignes d’une République bananière, ses projets symboliques de monarque, les Parisiens s’en foutraient s’ils ne les subissaient pas. Les Nuits Blanches ? Ok, si ça l’amuse… Visiter un musée la nuit, en voilà une belle idée pour dépenser nos impôts. Le concept de Paris Plage? Pourquoi pas, si ça l’excite. Mais je me demande si les enfants défavorisés ne préfèreraient pas faire 3 heures de car ou de TGV affrétés par la Mairie pour se baigner dans la Mer, plutôt que de voir passer des rats crevés sur la seine ou de subir ses projets pharaoniques. Et le pire, c’est que toutes ces fantaisies coûtent cher… Très cher. On croirait Laurent Gerra imitant Jack Lang…

Il n’a pas compris que les Parisiens lui demandent simplement de nettoyer les déchets canins et de recevoir poliment de temps en temps un chef d’état ou un Maire étranger pour leur remettre les clés de la Ville de Paris et signer son livre d’or. Ils sont déjà moins d’accord pour que l’on fasse citoyen d’honneur de “sa Ville”, lors de dispendieux Cocktails que nous payons, toutes les crapules à la Mumia Abdu-Jamal qu’il admire tant, pour peu qu’elles aient tué des flics américains (leurs veuves apprécieront).

Au lieu de ça, Il se transforme en autocrate et emmerde 10 millions de franciliens, 2 millions de Parisiens, avec ses projets de voirie et son tramway à la con. Les piétons étouffent à cause des embouteillages, les Parisiens en voiture perdent des heures, mais qu’importe, l’essentiel est de ne surtout pas paraître inactif. Ce qui, traduit en langage gauche caviar, implique forcément de faire dans le faste, l’inutile et l’onéreux.

Le tramway! Un délire à la Ceaucescu, motivé par des raisons purement idéologiques (Paris a un réseau parfait de bus et métro). Il a transformé le 14ème et le 15ème sud en zone de guerre, ruiné les commerçants, pourri la vie des riverains pendant 2 ans. On a déjà la preuve flagrante que son projet est un cauchemar inutile. Mais, maintenant, au lieu de l’arrêter, il veut étendre sa politique du pire au 16ème sud, contre l’avis du Maire d’arrondissement et de ses habitants, et ainsi détruire sur 1700 mètres, une triple rangée d’arbres exceptionnelle à Paris, celle du boulevard Exelmans! Nous sommes en plein délire! Abattre des centaines d’arbres pour dépolluer Paris sans doute et satisfaire les écologistes de salon? On marche sur la tête!

Il nous emmerde Bertrand et qu’il soit de gauche et homo n’a rien à voir là-dedans… On s’en fout. Il pourrait être de droite et hétéro, les Parisiens seraient tout autant excédés. (Comme sont excédés les bordelais par Juppé, par exemple, mais nous laisserons ce sujet à un bordelais… Nous avons assez à faire comme ça.)

Il m’emmerde, ce Delanoë, tout comme certains abrutis stalino-dynosorus Rex de la voirie de Paris… Beaucoup. Oui, je sors de mes gonds et je ne suis pas le seul!

Ce qui rend fous les riverains de mon quartier inquiets, c’est qu’il existait, exactement au même endroit, il y a 25 ans le train, la Petite Ceinture, et qu’il a été détruit car il n’y avait pas assez de trafic !!! C’est la preuve absolue que nos élites sont de vrais visionnaires! Quel talent! Quel sens aigu de l’irresponsabilité! Quelle belle équipe de penseurs tellement sûre d’elle-même et de sa supériorité sur le commun des citoyens que nous sommes! Nous les incapables de comprendre… Il vaudrait sans doute mieux s’abandonner à sa gestion «synarchique» et tout irait pour le mieux.

Voyez bon peuple! On ne s’en prend pas qu’aux plus démunis! On va s’attaquer aux nantis maintenant! Ils avaient des arbres et un beau cadre de vie? Les pauvres ont du béton! Rasons leurs arbres, mettons leur du béton et le métro devant leurs fenêtres de richards! Mais vous n’aurez pas une meilleure vie pour autant. Vous n’allez pas vous battre pour les riches non? Ah! La belle haine de classe de notre Grand Timonier… La petitesse, la jalousie, l’aigreur… Oui, la haine de l’autre, de sa réussite, de celui qui ne pense pas comme lui et qui s’oppose. Delanoë c’est l’anti-Robin des Bois… Non qu’il coupe des arbres, ce qui serait un jeu de mot facile, mais parce qu’il vole les riches et qu’il ne donne que du vent et de belles promesses aux pauvres. Paris 2012 les gars! On va vous donner des jeux, restez calmes… Quant au pain…

Mais par quel processus de pensée caricatural et archaïque pensent-ils qu’il y a encore des «riches» dans le 16ème? Les riches? Ils sont partis ou sont sur le point de le faire. Il y a longtemps qu’ils ne vivent plus ici. Ils sont en Suisse, en Belgique, en Angleterre ou aux USA. Ils ne supportaient plus d’être emmerdés pas des politiciens ineptes depuis 25 ans.

Le bois de Boulogne est le seul vrai espace vert naturel et préservé de Paris avec le bois de Vincennes. Savez-vous que pour les JO 2012, des bâtiments vont être construits en pleine nature? Des arbres abattus par centaines? Des hectares de pelouses recouvertes d’asphalte et transformés en parking pour les officiels et visiteurs?
(Cf: http://www.parisjo2012.fr/fr/jo2012/sports_sites).

Les Parisiens sont tolérants. Mettez les dans une pièce et ils fraterniseront: les écolos et les amateurs de 4X4, les fous de mer et les fous de montagne, les homos et les hétéros, les «à gauche» et les «à droite», les Juifs et les Arabes, les monogames et les libertins, les amateurs de Beatles et de Rolling Stones… Ils diront dans le pire des cas «Je te comprends, mais c’est pas trop mon truc».

Les Parisiens sont même hyper tolérants. Ils ne s’offusqueront pas des nombreux déplacements de sa majesté le Roi de Paris, buté, intolérant, faussement gentil et de sa cour arrogante, en 1ère classe à travers le monde pour faire le guignol à la Jean-Claude Dusse dans les réunions du CIO en Suisse ou à Singapour: «Bonjour! Je suis Bertrand de Paris», « Hello! I am Bertrand from Paris», «Tag! Ich bin Bertrand von Paris», «Hola!… » etc. Nous sommes même prêts à financer les meilleurs repas, les meilleurs hôtels, les meilleurs strip-bars. Nous fermerons même les yeux pour les frais de bordel et de putes pour tout le monde.

Les Parisiens sont vraiment cools… Très très cools… Pour le moment. Je crains qu’ils ne se disent rapidement que les seuls moyens de lui faire passer un message sont «l’épaulé jeté de barrière métalliques» et le «nettoyage poussé de bureau», élevés au rang de futures disciplines olympiques bien avant 2012. Les forains, par exemple, ont récemment employé avec succès cette technique démocratique quand les débiles qui nous gouvernent ont voulu les empêcher de prendre l’autoroute, eux, une profession nomade!

Il semble que Bertrand ait oublié le message des urnes envoyé par le peuple aux “zélites” le 29 mai… Ils pourraient bien lui rafraîchir la mémoire bientôt.

Quand je parle avec les gens de mon quartier, je suis surpris par leur colère et leur détermination, leurs pétitions spontanées signées par des milliers de personnes, la création de sites Internet, réunions de quartier, etc. Tous avec une simple demande, tellement simple à réaliser:

«Mais qu’il arrête de nous emmerder».

Source : John Daligre. 26 juin 2005 pour Libertyvox

Ville de Paris… Nouvelle majorité, mais méthodes identiques


Mobilier urbain ou eau, les choix de Delanoë s’apparentent à ceux de ses prédécesseurs.

L’inévitable Jean-Claude Decaux, qui avait trusté sous la Chiraquie municipale la plupart des marchés de mobilier urbain (Sanisette, Abribus et autres supports d’affichages) vient d’obtenir la reconduction de l’exploitation des 550 colonnes Morris (dédiées à l’annonce de spectacles) et des 700 mâts porte-affiches (manifestations culturelles, économiques et sportives).

La méthode a changé : pour une fois, la mairie a fait appel à la concurrence. Mais le résultat est le même : Decaux est incontournable à Paris. Un candidat évincé, Giraudy, désormais propriété de l’Américain Viacom Outdoor, vient de contester ce choix devant le tribunal administratif.

Le 7 juillet, ce dernier faisait «injonction» à la Ville de Paris de «différer la signature» du contrat, le temps de statuer cette semaine sur le litige. Le 12 juillet, le Conseil de Paris a néanmoins adopté une délibération autorisant Delanoë à signer avec Decaux, ultime étape avant la signature définitive.

Concernant le renouvellement du marché de l’eau, autrement plus important financièrement (il brasse près de 500 millions d’euros par an), symbole des privatisations chiraquiennes abracadabrantesquement favorables aux délégataires privés, Delanoë est dans une situation plus inconfortable. En 1997, alors chef de l’opposition municipale, il avait engagé un recours au tribunal administratif contre un avenant liant la ville de Paris et le duopole des marchands d’eau, la Générale et la Lyonnaise. Ce curieux avenant, adopté sous Chirac puis Tiberi, leur accordait une garantie contre une baisse de chiffre d’affaires : contrairement à la mécanique économique la plus élémentaire, à Paris, quand la consommation d’eau baisse, son prix monte ! Une fois élu maire, Delanoë a retiré son recours. Il s’est contenté de supprimer l’avenant, sans effet rétroactif.

Le 15 décembre 2003, à 21 heures, s’ouvrait au conseil de Paris un «débat sur l’affaire prioritaire relative au contrat de l’eau». Après un dîner arrosé d’un château-margaux, Delanoë cède la présidence de séance à sa première adjointe, Anne Hidalgo, ex-chargée de mission à la Générale des eaux, un ­ détail de carrière trop peu connu des électeurs parisiens. Parfaite gardechiourme, elle coupe constamment la parole ­ «il faut conclure», «je vous demande de tenir en cinq minutes maximum»… ­, sous prétexte de renvoyer tout le monde se coucher le moins tard possible.

De fait, l’accord entre Paris et ses marchands d’eau a été ficelé en coulisse. Ces derniers acceptent de réduire leur marge de rentabilité de 6 à 4 % et promettent d’engager 153 millions d’euros dans la rénovation des canalisations (dont seulement 62 millions de leur poche, sur six ans). Mais toujours pas de baisse du prix de l’eau.

La cause occulte d’une défaite évitable


(MG) - Une rumeur circule avec insistance dans un cercle d’initiés qui se sont engagés au silence (enfin, presque…). Elle explique la défaite de la France à Singapour et l’homérique colère piquée, quatre jours après s’être proclamé Londoniennement solidaire, par Bertrand Delanoë [photo], président du Groupement d’Intérêt Public (G.I.P.) « Paris - Ile-de-France 2012 », chargé de présenter la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2012.

Selon ces bruits, des lobbyistes mal intentionnés auraient fait tenir à des délégués musulmans de pays musulmans, des photos du maire de Paris en tête de la Marche des Fiertés (ex-Gay Pride), accompagnés d’autres photos de la Marche elle-même. On y voyait, paraît-il, les plus grotesquement obscènes des Artabans du défilé. Ce qui aurait eu un effet dévastateur sur quelques délégués dont les votes ont finalement manqué à la candidature française (1).

La colère de Bertrand Delanoë aurait été d’autant plus violente qu’il ne pouvait pas invoquer les causes réelles de l’échec. C’aurait été reconnaître qu’en dépit de ce qu’il se passe dans quelques pays de l’hémisphère nord, il reste pénalisant d’être homosexuel dans le monde d’aujourd’hui. Et les médias qui sont censés nous informer, pratiquement tous acquis au mariage homosexuel et à l’homoparentalité, auraient été condamnés au même silence pour les mêmes motifs.

Se non è vero, è ben trovato. Et le coup fait tellement “perfide Albion” qu’on en vient en souhaiter sa confirmation officielle…

Mais au-delà de son aspect anecdotique, l’éviction de la France conduit à s’interroger quant à l’opportunité de la désignation d’un homosexuel avéré et ostensible en tant que président du G.I.P. « Paris - Ile-de-France 2012 ».

Alors que chaque voix devait compter, pouvait-on raisonnablement renoncer à toute forme de considération pour la sensibilité particulière de délégués de pays dans lesquels l’inversion sexuelle constitue un délit, voire un crime et, dans tous les cas, une offense majeure à Dieu ? D’aucuns objecteront que ce n’est pas à la France, Etat laïc, à s’adapter aux pratiques, coutumes et usages des musulmans, mais là n’est pas le vrai problème.

Il est le suivant : quand on aspire à organiser les J.O. ne doit-on pas mettre tous les atouts dans son jeu et veiller minutieusement à en exclure les mauvaises cartes ? Toutes les mauvaises cartes ? Y compris la carte Delanoë, dès lors qu’on en peut craindre un impact dommageable, si limité soit-il ?

Si la réponse est négative, alors il faut présenter la candidature de Paris à « Cité universelle de la Tolérance » [photo] et certainement pas à l’organisation de la plus grande manifestation sportive du monde, dans l’attribution de laquelle les musulmans occupent une place non négligeable.

Les délégués que les moeurs du maire de Paris pouvaient indisposer étaient au nombre de treize (2) : Nawaf Faisal Fahd Abdulaziz (Arabie Saoudite), Shadid Ali (Pakistan), Ahmad Al-Fahad Al-Sabah (Koweit), Lamine Diack (Sénégal), Alpha Ibrahim Diallo (Guinée), Hicham El Guerrouj (Maroc), Rania Elwani (Egypte), Mustapha Larfaoui (Algérie), Samih Moudallal (Syrie), Sabet Mounir (Egypte), Nawal El Moutawakel (Maroc), Mohammed Mzali (Tunisie), Youssoupha Ndiaye (Sénégal).

Le cas de Mme Elwani est exemplaire. Il représente cet Islam “modéré”, avec lequel nous sommes invités à frayer. Née en 1978, de nationalité égyptienne, licenciée en biologie, multimédaillée (or, argent et bronze) aux Jeux Africains, Méditerranéens et Panarabes, Mme Elwani représente la jeune femme arabe moderne telle qu’on l’imagine, émancipée au point de paraître en (suggestive) tenue de nageuse devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. Or, elle n’en est pas moins strictement voilée jusqu’à la racine des cheveux, sur sa photographie officielle de membre du CIO (3) !

Voilà le genre de personne qu’il s’agissait de séduire…

M. Bertrand Delanoë n’était assurément pas le mieux placé pour le faire. Il serait bon de tirer les conséquences de son échec, toutes les conséquences. Mais aussi de se préoccuper de l’image désastreuse que l’Europe du mariage homosexuel et de l’homoparentalité est en train d’offrir au Tiers Monde.

Lausanne, le 15 juillet 2005

(1) Rappelons qu’il aurait suffi du déplacement de trois voix, pour que Paris l’emportât 53 à 51.(2) Sans compter Shamil Tarpischev, l’un des trois représentants de la Russie.(3) www.olympic.org/fr/organisation/ioc/members/bio_fr.asp?id=900

Petits secrets et grandes révélations…


“Pariscide” est le premier livre enquête sur le système Delanoë et son bilan à la mairie de Paris. Instructif !

Un homme neuf, Bertrand Delanoë ? Aux antipodes de sa légende dorée, insiste d’entrée François Devoucoux dans son livre, le maire de la capitale est d’abord l’« un des plus anciens élus du Conseil de Paris ». En place depuis 1977…

À peine élu à l’Hôtel de Ville, en 2001, Delanoë (qui cumulait Conseil de Paris et siège de sénateur) se retrouve contraint d’appliquer l’une de ses promesses : abandonner son mandat au Sénat. Problème : il se prive ainsi d’« une juteuse indemnité parlementaire ». Aussi, sitôt élu, celui-ci fait-il « des pieds et des mains pour obtenir un surcroît de revenus ». Une idée fixe. « Il n’arrêtait pas de venir nous voir en nous disant : “Trouvez quelque chose, je ne m’en sors plus pour acheter mes fringues” », se souvient – selon une indiscrétion du Canard enchaîné – l’un de ses adjoints…

La solution ? Un an plus tard, « en plein été (2002), une augmentation de plus de 12 % de l’indemnité du maire, passant (…) de 7 200 à 8 100euros (plus) une indemnité de 29 000 euros par an pour ses “frais de représentation” », est approuvée par le Conseil de Paris. Afin des’assurer le soutien des élus (y compris de droite), Delanoë, malin, fait voter dans le même temps une hausse de 23 % des émoluments desconseillers de Paris. Le temps d’un “vote furtif”, c’est ainsi que « 500 000 euros par an (passent) des caisses de la ville vers la pochedes élus ». Un fameux tour de passe-passe !

Illusionniste, Delanoë l’est aussi concernant les subventions aux associations. Alors dans l’opposition en 1998, Delanoë dénonçait avecvigueur le « clientélisme (dont) les aides au monde associatif donnent un aperçu qui va du grotesque au spectaculaire. Il serait d’ailleurspossible, poursuivait-il, et parfois cocasse s’il ne s’agissait d’argent public, d’établir la liste des “bizarreries” constatées au fil du temps dans ce maquis de subventions (plus de un milliard de francs en moyenne chaque année) versées à certaines associations ».

Fortes et belles paroles qui pourraient, aujourd’hui, lui être… directement renvoyées. Depuis son élection, en effet, loin de diminuer, les subventions versées aux associations n’ont fait qu’augmenter : pas moins de 165 millions d’euros, en 2003, répartis entre « plus de 2 700 associations » ! Et s’il n’y avait que ça…

« Bizarreries », dénonçait-il à propos du choix de ses prédécesseurs ? Que dire, alors, des conditions d’attribution des subventions accordées à la très médiatique – et surtout très proche du PS – association Ni putes ni soumises (lire encadré page suivante) ? Ou encore des dizaines de milliers d’euros distribués chaque année aux associations de type communautaristes, notamment homosexuelles : 3HVP (Homosexuels et Homosexuelles de l’Hôtel de Ville de Paris), Syndicat national des entreprises gaies, le Chœur international gai de Paris, l’Association des parents gays et lesbiens, la Maison des femmes (interdite aux hommes !), les Nageurs gays et lesbiens (dont l’un des ex-responsables, Philippe Lasnier, est l’actuel “Monsieur gays” du cabinet du maire) etc., etc.

Au total, révèle l’auteur, « plus de la moitié des subventions ne font pas l’objet d’un débat démocratique ». Mais l’objectif est connu : se doter, via le milieu associatif, de « clientèles dépendantes », « facile à actionner » et « votant bien ». Loin, très loin, de la « culture démocratique ouverte, transparente, respectueuse du droit et dédiée exclusivement à l’intérêt général » promise avant son élection…

Même décalage entre ce qu’il a raconté de son « expérience du privé » et la réalité. En fait d’« as de la com », raconte l’auteur, Delanoë, après l’échec de son parachutage (raté) à Toulouse en 1986, a, en réalité, été embauché comme « rapporteur d’affaires rémunéré à la commission » par l’entreprise Robert & Partners. Son travail ? Il «reposait essentiellement sur ses relations politiques et sur l’épaisseur de son carnet d’adresses », affirme l’auteur. Au point que Delanoë jugera plus prudent, en 1995 (et le remplacement de Mitterrand par Chirac à l’Élysée), de se faire élire au Sénat plutôt que de continuer dans les affaires. Depuis le retour de la droite au pouvoir, ses activités avaient chuté de près de… 100 % en deux ans !Fidèle à lui-même, en revanche, le « saint maire », comme le présente le livre, « excelle d’abord dans la récupération des bonnes causes,l’affirmation des évidences ». « Je réagis avec colère quand l’être profond des personnes est traité avec mépris », se présente-t-il («courageusement », ironise l’auteur) dans l’un de ses livres. D’où – à grand renfort de communiqués : quatre fois plus que Tiberi ! – son «engagement » antiraciste, féministe, mais aussi et surtout écologiste…

Objectif : complaire à ses turbulents alliés Verts, sans lesquels il ne dispose pas de majorité. Problème : les résultats, là encore, ne sont pas à la hauteur des promesses. Selon Airparif, les émissions de particules et d’oxyde d’azote ont augmenté, entre 2001 et 2002, « de l’ordre de 10 % ». Depuis ? Difficile de le savoir, les subventions attribuées à ce trop indépendant organisme ayant été… diminuées de 40 % ! Quant aux embouteillages, nul besoin d’analyses pour s’en rendre compte : ils n’ont jamais été aussi nombreux, augmentant encore les émanations de gaz d’échappement… Présentée comme la solution miracle, « la part du vélo dans les déplacements parisiens s’élève, elle, à moins de 1 % ».

Restent les fêtes : “Paris Plage”, “Nuit blanche”. Et si « DJ Bertrand » n’était d’abord « que l’animateur d’une collectivité locale » au service de “bobos” d’abord préoccupés par eux-mêmes ?

Avec eux, écrit l’auteur, « la ville “bouge” plus qu’elle n’avance ». Sans doute aussi la meilleure définition de la méthode Delanoë…

Source : Valeurs Actuelles
Autre extraits du livre “ParisCide” de François Devoucoux du Buysson : http://www.leperroquetlibere.com/Pariscide-morceaux-choisis_a27.html

28.1.06

La fête est finie pour Delanoë


Suite à l'échec de Bertrand Delanöe, de son équipe, et de Chirac dans l'attribution des Jeux olympiques à Londres, il s'agit de tenter d'en comprendre les raisons.

Si le dossier de Paris était reconnnu unanimement comme étant le meilleur, c'est sur sa stratégie politique que Delanoë a perdu.

Le maire rose le reconnait plus ou moins en déclarant "Peut-être que ce qui nous fait perdre, c'est le fair-play". Jean-Paul Huchon précise : "Le lobbying anglais a été efficace, mais à la limite du correct". Sauf que cette naïveté feinte ne peut nous abuser. Les socialistes sont depuis longtemps très efficaces et agressifs en matière de lobbying, il suffit de constater l'emprise à tous les niveaux de la société des lobbies "anti-racistes" et homosexuels.

Ou alors Delanoë n'était pas "prévenu" que l'aspect politique était primordial dans l'obtention des jeux, et il reconnait alors son incompétence grave, surtout lorsqu'il s'agit de la deuxième candidature de suite, celle de 2008 servant evidemment de leçon.

De plus, on ne voit pas comment un homme qui n'a même pas de respect pour une valeur institutionnelle fondamentale comme la démocratie, en tenant à l'écart le FN des discussions sur les JO, ou encore en lui refusant la pelouse de Reuilly pour sa fête des Bleu-Blanc-Rouge, pourrait subitement faire preuve de "fair-play" dans une compétition qu'il voudrait simplement sportive.

Qui peut croire que la mairie socialiste de Paris et ses alliés n'ont tenté de faire exercer de pression importante sur les décideurs du CIO ?

Bref l'excuse d'un "manque de fair-play" de la part de Londres est plutôt mal venue. Delanoë est mauvais joueur et a perdu sur son propre terrain tout simplement. Mais on peut tout de même associer à son échec le pitoyable Chirac, qui ne lui a pas rendu service, notamment par ses déclarations à propos de la vache folle anglaise.

De plus, au délà de l'aspect politique, on peut penser que l'image de la ville dans le monde est très importante également, et pèse dans le choix des membres du comité olympique. Or Paris sous l'ère Delanoë n'a certainement pas l'image d'une ville olympique. L'Olympisme en effet, c'est le dépassement de soi, l'honneur, le courage, la loyauté, le developpement de sa force mentale et physique, la solidarité avec ceux de son équipe Nationale. Et ces valeurs sont totalement absentes des manifestations mises en avant comme la gay-pride, les "nuits blanches", ou Paris plage, qui évoquent plutôt le relachement physique et moral, la fête, le masochisme et la décadence. Delanoë rappelant d'ailleurs sans cesse que les jeux olympiques à Paris seraient avant tout une fête, sans jamais y associer aucune valeur noble.

L'image du pays entier est également à prendre en compte. De ce côté là, la politique de Blair surpasse largement celle de Chirac, qui donne à la France une image de renoncement de soi et de déchéance.

Enfin, on peut penser que même si il aurait pu être bénéfique evidemment de recevoir les Jeux Olympiques en France, cette décision est en fait une bonne nouvelle. En effet les gens sérieux ont compris que le déficit de cette "fête" géante allait être énorme comme à Athènes, s'ajoutant au déficit public français déjà abyssal. En plus de l'argent public déjà dépensé à tort et à travers pour la communication, les manifestations et les voyages, on a également du mal à faire confiance à une gestion socialiste pour retirer un bénéfice de cet évenement. Les Jeux Olympiques sont faits pour des pays prospères et puissants, et non pour des pays en cours de tiers-mondisation comme la France.

Cocoricouac !

7 juillet 2005

Communiqué du Front national

La classe politicienne, au lieu de se consacrer à arracher la France au déclin économique social et moral, a tenté de masquer ses échecs en gonflant la baudruche des JO 2012 à Paris.

Le Pacs Olympique Chirac-Delanoë, qui avait tenu à l’écart du prétendu consensus général le seul Front National, a infligé à la France une déception supplémentaire.

Il reste aujourd’hui aux contribuables français, à exiger le prix de cette débauche coûteuse, de voyages, de publicité, d’exhibitions diverses.

Inauguration de la rue de Bretagne à Paris

Mai 2005

De retour de Chine, Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne, était l’invité de la Mairie de Paris pour l’inauguration de la rue de Bretagne nouvellement rénovée (3e arrondissement). Bertrand Delanoë étant à Edinburgh, son adjointe Anne Hidalgo le remplaçait. Jean Yves Le Drian a profité de l’occasion pour saluer la diaspora bretonne avec laquelle il venait justement de fêter la Saint Yves à Beijing. Il a rappelé que ce million de Bretons à travers le monde se caractérise par une extraodinaire ouverture participative à la vie de l’endroit où ils se trouvaient.

Lors de son allocution, rue de Bretagne, Jean Yves Le Drian a souligné que la culture dépassait le patimoine bâti et que le centre d’une culture, ce sont les personnes. Il a également rappelé que la langue bretonne faisait partie intégrante du patrimoine de la culture bretonne et que nous devions tous la soutenir. Le message s’adressait clairement à la Mairie de Paris qui refuse toujours son soutien à l’école Diwan ouverte dans la capitale en septembre 2004. A l’occasion, un écolier de Diwan Paris, guidé par sa mère, a offert un bouquet à la représentante de la ville de Paris et lui a demandé de venir visiter son école. On le laissa s’exprimer au micro.

La fête était animée par le Bagad Pariz - Ti ar Vretoned de la Mission Bretonne et le cercle celtique An Haderien.

Des militants bretons avaient durant la nuit rebaptisé la rue de Bretagne rue du peuple breton, rue de la langue bretonne et rue de Nantes en Bretagne avec des plaques postiches. Personne ne semblait s’en émouvoir ou même s’en apercevoir. Une autre plaque réalisée par les faïenceries HB-Henriot de Quimper fut, elle, inaugurée officiellement.

Travailleurs de la mairie de Paris, unissez-vous !

Mai 2005

On se souvient que Bertrand Delanoë avait soutenu la manifestation du 10mai, pendant la visite de la délégation du CIO à Paris, en affirmant que « la démocratie sociale ne peut pas s’arrêter de vivre pendant sept ans »à cause des Jeux Olympiques de 2012.

Il semble cependant qu’il y a du boulot pour faire vivre cette fameuse démocratie sociale dans le personnel de laVille de Paris. Le maire de Paris est en effet violemment décrié pour sa gestion administrative : « casse des services », « dérive répressive »,« règne de la non-communication » ( !), « partenaires sociaux méprisés »et même « discriminations syndicales »si l’on en croit la CGT tandis que la CFTC décerne à Bertrand Delanoë le « Germinal d’Or » pour son attitude de« Marquis qui dirige Paris avec « amour », avec ses serfs, ses vassaux, sesbouffons ».
Le climat social des sept prochaines années s’annonce mouvementé.

JACQUES GAUVAIN

L’homo providentiel

Jean-Luc Romero a annoncé son intention d’être candidat à la mairie de Paris pour porter les couleurs de l’UMP en 2008 face à Bertrand Delanoë qu’il ne se cesse pourtant d’acclamer.

Le gay officiel de la droite entend porter un discours « sociétal » afin de « séduire les populations que nos formations, notamment au sein du Conseil de Paris, marginalisent et –parfois- méprisent.Particulièrement les bourgeois-bohèmes –les fameux Bobos- qui vivent majoritairement dans les arrondissements de l’est parisien. » Tout un programme…

Préférence ethnique

François Devoucoux du Buysson, co-fondateur de l’Observatoire du Communautarisme et du Perroquet Libéré vient de publier “Pariscide, Les gâchis de l’ère Delanoë”, (La Table ronde, 2005).

Sous le titre “L’outre-maire de Paris” l’Observatoire du Communautarisme en publie un extrait signifiant sur les multiples attentions dont font l’objet les parisiens originaires des Antilles de la part de la municipalité parisienne. Non sans arrière-pensées électoralistes car, pour le maire de Paris, comme pour ses prédécesseurs, la population issue des départements d’outre-mer est un enjeu de taille.

“En Ile-de-France la population originaire de Guadeloupe et de Martinique avoisinerait 300.000 personnes, avec une plus grande concentration dans les banlieues situées au nord et à l’est de la capitale. Dans Paris intra-muros, les Antillais ont pour la plupart élu domicile dans le 19ème et le 20ème arrondissement.

Des arrondissements qui sont au cœur du dispositif assurant une majorité à Bertrand Delanoë et ses alliés.

En majorité fonctionnaires, les Antillais sont particulièrement bien représentés dans l’administration parisienne. On estime ainsi leur nombre à environ 5.000 à la mairie de Paris sur un total de 40.000 fonctionnaires municipaux. En outre, on recense 12.000 Antillais parmi les agents de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et 2.500 au Centre d’action sociale de la Ville de Paris. C’est dire si le bien-être de cette population est essentiel à la paix sociale au sein de l’administration parisienne. On mesure mieux à cet étalon l’importance de la mission confiée par Bertrand Delanoë à sa collaboratrice George Pau-Langevin.

Plus qu’une simple collaboratrice de cabinet, George Pau-Langevin occupe aux côtés du maire de Paris la fonction d’adjointe officieuse à la communauté antillaise. Bertrand Delanoë a d’ailleurs créé spécialement pour elle une « délégation générale à l’outre-mer » dont les attributions couvrent de nombreux domaines. Outre l’organisation de manifestations culturelles spécifiques (carnaval, concerts…) et la « valorisation des artistes originaires des DOM-TOM », George Pau-Langevin assure la relation avec les élus d’outre-mer. En tant que déléguée générale à l’outre-mer, elle supervise aussi le Centre Municipal d’Action et d’Information pour les originaires des DOM-TOM, un organisme chargé de « faciliter les démarches administratives des natifs ou originaires de l’Outre-Mer et de favoriser leur insertion professionnelle et sociale dans la capitale ». En d’autres termes, un bureau de placement communautaire.

Curieusement, ces tombereaux d’attentions particulières ne satisfont pas l’ensemble de la population à qui ils sont destinés. En effet, malgré la part considérable des Antillais parmi les employés de la Ville de Paris, les plus revendicatifs d’entre eux -comme le très virulent Collectif des Antillais, Guyanais et Réunionnais-, se plaignent de subir des discriminations. Décidément prêt à se mettre en quatre pour les Parisiens des DOM-TOM, Bertrand Delanoë s’est empressé de confier à George Pau-Langevin la tâche d’engager une « réflexion sur le statut spécifique des Agents de la Ville de Paris originaires d’outre-mer » et de mener une étude sur la discrimination. Quant on sait que plus de 90% des agents antillais de la Ville de Paris n’ont pas de diplôme, on ne peut s’empêcher de penser qu’une telle enquête à quelque chose d’indécent dans une ville qui a un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Si les fonctionnaires des DOM-TOM sont frappés de discrimination à Paris, c’est de discrimination positive qu’il s’agit !

Les attributions de George Pau-Langevin sont si étendues qu’elles empiètent sur celles des adjoints au maire. Ainsi, les dossiers de subvention aux associations antillaises sont traités en amont par l’inévitable ” déléguée générale” avant d’être soumis au vote du Conseil de Paris par Marie-Pierre de La Gontrie, l’adjointe chargée des associations.

D’ailleurs, la municipalité sait se montrer généreuse lorsqu’il s’agit de subventionner tout ce qui porte l’étiquette de « l’identité antillaise ». De ce point de vue, la séance du Conseil de Paris de septembre 2004 mérite de rester dans les annales. En un clin d’œil, une vingtaine de subventions sont attribuées à des associations au nom fleurant bon les îles. Rien que pour l’organisation du Carnaval Tropical de Paris, c’est toute une brochette d’associations folkloriques (Karaïb+, Zebe Citronnelle, Calypsociation, Tout Neg En Transit, l’Association des Musiciens d’Outre-Mer…) qui se partagent plus de 60.000 euros. Mais la générosité des élus avec l’argent des Parisiens ne s’arrête pas à quelques chars colorés. Ce jour-là, dans un bel enthousiasme, on finance aussi bien des groupes à vocation culturelle (des troupes de théâtre, comme La Compagnie de la Comédie Noire, Espace Caraïbe ou Guyane Art Théâtre, et les danseurs de salsa d’Afro Caraïbe Culture) que des associations à but ouvertement communautaire telles que la Fédération des Associations et Organisations d’Intérêt pour les Originaires des Antilles Guyane (FAAG).

Hasard ? Cette cascade de subventions intervenait quelques semaines à peine après un voyage officiel de cinq jours de Bertrand Delanoë dans les Antilles. Un voyage qui, selon un communiqué de la mairie, avait pour but de « renforcer les liens entre les départements d’outremer et Paris ». Noble intention, assurément. Néanmoins, on ne se souvient pas que Bertrand Delanoë ait entrepris une tournée à Lille, Roubaix et Tourcoing pour renforcer les liens entre les ch’timis et la capitale.

On croyait que la drague électoraliste des Antillais était l’apanage de la droite parisienne depuis que le chanteur Frankie Vincent avait apporté son soutien à la candidature de Jean Tibéri, n’hésitant pas à le faire se trémousser sur les estrades électorales (« Vas-y Titi, c’est bon, vas-y Titi, c’est bon bon bon… »). On se trompait. ”

Humour… noir !

Février 2005

“Je l’ai invitée lors d’un prochain séjour à venir jouer avec l’orchestre de Paris et l’Ensemble orchestral de Paris”

Bertrand Delanoe, maire socialiste de Paris, en parlant de Condoleezza Rice.

Pour jouer quoi au juste ?
“Un Requiem Pour Falloujah” ?
“Une Sonate Mésopotamienne” ?
“La Ballade Afghane” ?
“La Toccata de Guantanamo” ?

Préférence nationale, vite !


Avril 2005

Le terrible incendie qui a ravagé vendredi à Paris un hôtel du IX ème arrondissement logeant des familles africaines « sans papiers », en attente de régularisation ou d’un logement HLM, et qui a fait 22 morts dont de nombreux enfants, était à peine éteint que déjà les charognards extrémistes donnaient de la voix.

Encadrés par les trotskistes du Dal et autres militants soutenant l’immigration clandestine, une centaine d’immigrés en situation irrégulière ont participé lundi soir à un rassemblement devant l’hôtel incendié pour « exiger la réquisition de logements » et la « régularisation de tous les sans papiers ». Jamais en reste d’une bonne petite opération socialo-médiatique, le maire de Paris Bertrand Delanoë a déclaré qu’ « après un tel drame, (les survivants avaient) droit à des papiers ». Une évidence pour les pouvoirs publics puisque le préfet de police de Paris a annoncé que la situation administrative des rescapés serait examinée « avec une attention et une bienveillance particulière ».

Au-delà de ce terrible fait divers, il s’agit de rappeler que plusieurs millions de nos compatriotes vivent dans la précarité la plus extrême, que des centaines de milliers de foyers français sont inscrits sur des listes d’attente pour obtenir des logements sociaux. Pendant ce temps, les impôts de nos compatriotes servent aussi à payer les chambres accueillant les familles de clandestins ou les aides sociales et autres logements dont bénéficient les immigrés dans leur ensemble, au nom de la politique de substitution de population mise en place par nos gouvernants.

Source: Francaisdabord

Un prix anti-Vatican !


Janvier 2005

Le député PS, Christian Bataille, président le jury qui a délivré le prix international de laïcité 2005 à Maurizio Turco, député européen du parti radical italien, explique ce choix par “son action face au Vatican qui a la prétention de guider la réflexion des Italiens et des Européens”.

Sur le plan national, le jury a décidé de distinguer les deux journalistes Caroline Fourest et Fiametta Venner “pour leurs actions contre tous les fondamentalismes religieux et leurs avatars liberticides, ainsi que pour leurs engagements face à l’extrême droite”.
Le prix sera remis le 13 mai prochain en la mairie de Paris, en la présence du fondamentaliste homosexuel Bertrand Delanoë.

Réglements de compte à la Mairie de Paris

Janvier 2005

Le maire de Paris Bertrand Delanoë, dont la gestion a été mise en cause par l’UMP, s’en est pris implicitement aux pratiques supposées des anciennes équipes municipales de droite, évoquant la distribution d’enveloppes d’argent liquide aux membres des cabinets de ses prédécesseurs, Jean Tiberi et Jacques Chirac.

L’entourage de Bertrand Delanoë a affirmé à Reuters que les collaborateurs du maire percevaient sous l’ancienne majorité de droite des compléments de rémunération sous forme d’enveloppes d’argent en espèces, non déclarées en comptabilité.

Le maire de Paris répondait au “Livre noir” publié cette semaine par Claude Goasguen, président du groupe UMP au Conseil de Paris, qui dénonce de supposés abus financiers de l’équipe de gauche en place depuis 2001.

De Delanoë aux sites pornographiques en quelques clics

Tout au long de l'été, la ville de Paris et son maire ont lancé l'opération de lutte contre le sida intitulée "Paris plaisirs - Paris capotes".

La campagne plus vulgaire que choquan­te visait à décliner un préservatif aux cou­leurs d'une station de métro : un préser­vatif aux couleurs de Tarj à Barbes (merci la pub !), un préservatif en forme de lam­pion à la station Bastille. Pour ajouter un zeste de provocation au mauvais goût, avait été retenue la station Saint Michel... Associer un saint à la capote, c'est tou­jours bon pour alimenter la "cathophobie", la haine du catho, entretenue avec force notamment dans les travées de gauche du Conseil de Paris.

Pour amplifier la campagne de Delanoë, les Parisiens sont invités jusqu'à ce jour à se rendre sur le site officiel de la mairie, rubrique SIDA : paris.fr/sida.

Une fois le site visité, les internautes et notamment les plus jeunes se voient proposer grâce aux "liens utiles" de parcourir "les sites homosexuels, bisexuels et lesbiens". A l'aide de quelques dics, l'intemaute peut alors navi­guer du site Delanoë à des sites comme illico.com (nommément cité) offrant libre­ment des galeries de photos pornogra­phiques et explicites d'hommes se sodo­misant ou pratiquant des fellations. Deux dics plus tard, le site permet, textes et photos à l'appui, de s'acheter revues X, dvd X, produits intimes et accessoires...!

En d'autres temps, le maire de Paris aurait eu à répondre de cette évidente incitation à la débauche devant les tribunaux et l'op­position aurait su se mobiliser contre cet outrage. Seul le FN dénonce de tels actes et agissements !

De plus, au delà de l'aspect vomitif de ces images offertes, indirectement, à partir d'un site d'une collectivité territoriale, se pose un problème plus politique.Delanoë et ses amis, enfermés dans un comportement communautariste et mili­tant, sont incapables de ne pas lier exdu-sivement le SIDA à l'homosexualité et l'homosexualité à la pire des pornogra­phies.

En laissant faire de tels agissements, Delanoë ne sert pas la cause de la nécessaire lutte contre la pandémie, et fait la publicité des marchands de sexe qui vivent sur la détresse et prônent des attitudes incompatibles avec le message de protection des relations sexuelles pour éviter la maladie du SIDA.

C'est là que réside le plus grand des scan­dales!

Source : Français D'Abord 75 - n°2 - septembre/octobre 2003.